ENSEMBLE
Arizona et Eliza

Arizona et Eliza
D’après les personnages
Arizona Robbins et Eliza Minick de la série « Grey’s Anatomy » créée
par Shonda Rhimes.
Prologue
Chapitre 1 : Envers et
contre tous p.
1
Le cœur est parfois plus fort que la
raison
Chapitre 2 : Le fil de la vie p.
18
Chapitre 3 : Le retour de Callie p. 30
Chapitre 4 : Se réveiller p.61
Chapitre 5 : De feu, de sang et de larmes p. 65
Chapitre 6 : Pour le meilleur et pour le pire p. 84
/105
Epilogue
Prologue
Depuis le premier jour de leur rencontre, depuis ce
« Arizona Robbins c’est un nom et un visage qu’on ne peut pas
oublier ! », Eliza avait laissé Arizona dans une profonde confusion.
L’ambiance « guerre civile » à l’hôpital avait
bousculé les idées et les relations de chacun. Eliza, seule contre tous ou
presque, avait gardé le cap, ce pourquoi elle était là, c’est-à-dire faire
progresser le programme d’enseignement des résidents. Envers et contre tous,
elle menait à bien sa mission ce qui faisait peu à peu réviser le jugement de
certains de ses collègues comme April, Amélia et Arizona.
Depuis qu’Arizona l’avait soutenue après le décès accidentel
d’un jeune patient, Eliza retrouvait Arizona le soir en sortant de l’hôpital,
elles discutaient un moment dans la voiture de l’une ou de l’autre puis
rentraient chacune de son côté. Arizona avait donné quelques bonnes adresses à
Eliza qui découvrait ainsi Seattle. Puis un soir, Eliza avait fini par
embrasser Arizona qui en avait aussi assez de jouer la comédie de la haine avec
ses collègues.
Au fil des jours, la routine semblait garder Eliza et Arizona
assez occupées pour ne pas trop réfléchir à leur relation. La journée avait été
bien agitée et, pour la deuxième nuit consécutive, Eliza s'endormit dans le
canapé de la salle de garde. Comme elle aimer le dire, elle aimait travailler
avec les résidents mais cela demandait une force mentale et physique de sportif
et parfois trop fatiguée, elle ne pensait même pas à rentrer chez elle.
Arizona et Eliza se plaisaient dans ces rendez-vous du soir
qui se prolongeaient parfois jusqu’au petit matin simplement parce qu’elles
s’endormaient dans la salle de garde ou même chez l’une ou l’autre. Elles
apprenaient à se connaître et l’intimité, qui s’installait, faisait que le
désir les torturait un peu plus chaque jour.
Chapitre 1
Envers et contre tous
Arizona venait vérifier son planning de gardes et trouva
Eliza avec quelques un de ses résidents affairés devant le tableau des
interventions. Elles se regardèrent en silence, d’un air complice avec un petit
sourire entendu, puis Arizona hocha la tête l’invitant discrètement à la suivre
jusqu’à l’une des salles de garde toute proche. Eliza la suivit de peu et
Arizona lui sauta au coup une fois la porte refermée.
« J’en ai assez, j’avais envie de te sentir contre
moi » fit- elle simplement
« Et ? »
« Rien, finalement je n’aime pas cette salle » fît
Arizona soudain boudeuse.
« Ah bon et pourquoi ?» fît Eliza visiblement
étonnée
« Je ne faisais pas attention et je n’y pense jamais …
mais »
« Mais ? »
« C’est ici que j’ai trompé Callie » ajouta Arizona
un peu embarrassée
« Ah tu as trompé Callie et bien, c’est comment dire
charmant ! fît Eliza un peu taquine.
« Oh, tu me manquais tu sais ? Je pensais à toi et
quand je t’ai vue, … j’ai eu envie … de toi… » fît Arizona hésitante, car
jusque-là elles n’avaient fait que flirter.
« Tiens donc ! fît Eliza toujours aussi taquine
« et là parce que tu te souviens, tu …. Tu n’as plus envie ?
« Oui … non … enfin c’est … je n’ai plus l’habitude de ce
genre de chose ?
« L’habitude, oh, je suis une habitude, alors !»
fît Eliza toujours taquine. Puis elle enlaça Arizona presque brutalement pour
l’embrasser passionnément. «C’est bête, j’ai envie de toi,
maintenant ! » ajouta Eliza brusquement excitée mais aussi
provocante. Elles s’embrassaient passionnément quand Arizona plaqua Eliza
contre le mur lui prenant le visage de ses deux mains pour véritablement
écraser ses lèvres contre les siennes puis la caressa nerveusement en glissant
ses mains sous sa tunique, le désir la reprenait dans ses bras qui répondaient aussi par les mêmes caresses.
Fébrilement, elles se laissèrent tombées sur le lit tout en tirant leur
tunique, leurs mains se croisaient et se décroisaient pour aller parcourir le
corps de l’autre, leurs gestes presque simultanés faisaient que l’une et
l’autre glissa la main dans le pantalon de l’autre pour aller chercher la
jouissance attendue, leurs corps ondulaient sous le va et vient de leur main.
Elles restèrent haletantes un moment puis le calme revenu dans leur tête et
dans leur corps elles s’embrassèrent tendrement.
« Il faudra que tu me racontes tes aventures ici, je
veux bien essayer l’endroit à chaque fois » fit Eliza en reprenant son ton
taquin.
Elles se rhabillèrent très rapidement. Eliza rajusta sa tenue
en embrassant tendrement Arizona « il faut que j’y aille chérie, à tout à
l’heure ! »
« Oui d’accord, à tout à l’heure » fît Arizona,
confuse, en attrapant une revue qui trainait sans même regarder le titre et
s’asseyant sur le lit, prétendant lire pour donner le change. Eliza sortait
alors que Meredith allait entrer dans la salle
« Docteur Grey ! », salua t’elle poliment. D'accord,
pensa-t-elle, c'est ce qui pouvait m’arriver de mieux, cette femme me déteste déjà.
"Docteur Minick !", répondit Meredith
poliment. « Vous permettez ?"
Eliza hésita, pensant à Arizona, puis s’effaça pour la
laisser entrer.
"Oh, oui bien
sûr, désolée, je viens de me réveiller, je suis distraite", répondit-elle
maladroitement en haussant un peu la voix de manière à ce que Arizona entende.
« Zut » murmura Arizona, les yeux rivés sur la
porte.
"Hé, Arizona,
qu'est-ce que tu fais ?" lança Meredith
"Oh, j'étais en train de récupérer avant ma prochaine
intervention !" fît Arizona
essayant d’être le plus convaincante possible.
"Vraiment, tu vas bien ?" Demanda Meredith avec
curiosité. ."Arizona ?", reprit Meredith devant son air paniqué,
« ça va ? »
Arizona hésita puis décida de s’expliquer, elle était
fatiguée de cacher la place que prenait Eliza dans sa vie.
"Eliza et moi nous nous voyons", dit-elle
rapidement. "J’en ai assez de devoir nous
cacher », Arizona s'arrêta pour remarquer que la réaction de
Meredith était beaucoup moins dramatique que prévue. Meredith avait simplement
froncé un sourcil.
«Arizona», dit-elle avec bienveillance. «Ta vie privée ne
regarde personne et ne me regarde pas tant qu’elle n’affecte pas notre
travail », dit-elle. « Tu n'as pas à justifier tes relations»,
dit-elle calmement. "Je peux comprendre, tu sais."
"Tu … tu sais ?" répondit Arizona.
"Oui, je sais, je ne suis pas aveugle, je vois quelqu'un
aussi, et je sais ce que c’est que d'avoir des secrets et de les assumer quand
ils sont découverts» fît Meredith.
Arizona se souvenait à présent de ce que Riggs lui avait dit
en privé quelques semaines plus tôt. Puis son biper émit un appel, elle
s’arrêta pour y jeter un regard et
faisant face à Meredith. "Je dois y aller, Merci Mer",
dit-elle avec sincérité.
"Je t’en prie" fît Meredith, «allez va, on se voit
quand tu veux, ok ! »
Arizona sourit et
pressa le pas dans le couloir menant au bloc puis entra dans la salle de
stérilisation et s’arrêta interloquée apercevant Murphy avec Eliza. «
Zut » pensa-t-elle.
"Murphy! Quelle surprise !" fît Arizona
faussement joyeuse en entrant dans le bloc une fois en tenue.
"Docteur Robbins, j’espère que je ne vous gêne pas, le
Docteur Minick m'a demandée de participer à l’intervention »
Sur les mots de Murphy Eliza leva un sourcil, balayant tour à
tour les deux femmes, pourquoi Arizona serait gênée par la présence de Murphy
dans ce bloc ?
"Non, c'est bon! Fît Arizona faussement indifférente.
"Dr Murphy, voulez-vous commencer ?" Proposa Eliza
Murphy cligna des yeux. "Vraiment, Je veux dire, oui
bien sûr, si j'ai besoin d'aide, je peux demander au Docteur Robbins n'est-ce
pas?"
"Absolument", lui assura Eliza. "Mais le Dr
Robbins est à même de prendre la relève si vous avez besoin d'aide", Eliza
adressa un regard complice à Arizona sans que Murphy ne le remarque, concentrée
sur l’intervention. Arizona, tendue, scrutant chaque geste de Murphy, sentit
son corps s’incendier sous le regard d'Eliza et se demanda comment elle allait
réussir cette intervention avec la présence d’Eliza.
Tout se passa bien et une fois l’intervention terminée elle
alla parler aux parents accompagnée de Murphy et d’Eliza. Puis elle se mit à la
recherche d'Alex qu’elle trouva dans la salle de garde.
« Oh Alex, il fait que je te parle ! »
"Tu as l'air agitée",
se moqua-t-il. "ça va ?"
Arizona s’assit à côté de Karev. Elle regarda Amelia se
versant du café qui se retourna à son arrivée "Oh désolée, je dérange ?"
"Non ça va, reste", répondit Arizona,
Karev leva un sourcil, étonné. "Tu veux quelque chose ?"
Arizona raconta son intervention avec Eliza et Murphy en avouant à demi-mots sa liaison avec Eliza.
"Oh diable !" fît Amelia qui avait entendu en
sirotant son café. "Qui est-ce une infirmière ?" Arizona secoua
négativement la tête. «Oh c’est un médecin ? » conclut Amelia.
"D'accord ... Kepner ?"
"Elle est comme ma soeur et elle n'aime même pas les
filles !", répondit Arizona.
"D'accord, pas Kepner",.
"Murphy non, d'accord...
Minick?" Demanda-t-elle avec prudence.
Karev se retourna comme pour soutenir Arizona qui hocha la
tête nerveusement.
"Shut, d'accord, je comprends que tu sois étonné et
probablement contrarié mais écoute-moi," rétorqua Arizona avant qu’Amelia
ne l'interrompe.
"En fait elle n'est pas si mauvaise, son programme est
bon…", commenta Amelia. "Je veux dire, elle est venue ici pour nous
aider à améliorer notre programme et elle semble faire du bon travail, elle
s’occupe bien des internes. Parfois, j’avoue, je suis un peu nerveuse quand je
lui parle, elle a une telle assurance ! "dit Amélia.
"Oui … et maintenant nous sommes ensemble !",
dit Arizona après une profonde inspiration.
Alex croisa les bras et hésita une seconde et dit
« dites-moi qu'elle est plus tolérable en privé que dans cet
hôpital ».
"Bien sûr, elle est tout à fait différente »
répondit Arizona. "
Alex soupira puis s’exclama "bah, si vous l’aimez c’est
qu’elle ne doit pas être si mauvaise mais si elle vous brise le cœur alors je
lui ferais sa fête !.
"Wow," dit Amelia malicieusement. "Arizona
Robbins avec Minick, ça c’est le scoup !".
"Amélia, ne vas pas en parler maintenant, Je voudrais en
parler à Richard avant que ça ne s’ébruite ». Fit Arizona soudain inquiète
Amelia déposa son café restant dans l'évier et adressa un
signe de tête bienveillant. "Bien sûr, ne t’inquiète pas je garderai la
bouche fermée pour une fois mais il faudra que l’on se fasse une soirée un de
ces jours !", fit-elle rassurante.
Amelia sortit de la salle alors que Richard Webber entrait ce
qui fit sortir Alex également.
"Robbins !", fIt-il en s’asseyant en face
d'elle. "Nous devons parler !"
"Bien sûr !",
"Je sais qu'il se passe quelque chose entre vous et
Minick", dit-il calmement. "Je ne peux pas vous dire comment vivre
votre vie ou avec qui la faire. Je vous connais depuis assez longtemps et je
sais ce que vous avez traversé. Vous méritez d'être heureuse alors même si
c’est avec Eliza Minick, je n’ai rien à dire et ».
"Vraiment ?" s’exclama-Arizona soudain soulagée.
Richard hocha la tête. "Je sais qu'elle n'a pas été
engagée ici pour de bonnes raisons mais elle n’y est pour rien. Je ne veux plus
participer à cette véritable guerre menée contre elle et qui
déstabilise tout le monde ici !
« Vous savez, elle fait juste le boulot pour lequel elle
a été embauchée …. je ne cherchais pas à … enfin je ne me suis pas sentie aussi
bien depuis longtemps". déclara
Arizona
"Je sais", répondit Richard. "Je vous l’avais
déjà dit, vous méritez quelqu’un de bien et d'ailleurs, je commence à me rendre
compte que son programme est vraiment très bien, je suppose que je suis juste
un peu obstiné, comme la plupart d'entre nous".
"Je suis contente de vous retrouver, Richard", fit
Arizona avec un grand sourire
Arizona sentit son téléphone vibrer dans sa poche. Son visage
s'illumina quand elle vit le nom d'Eliza sur l'écran.
« J’espère que tu n’as pas oublié notre rendez-vous ce
soir ? EM »
« Non, bien sûr que non, AR »,
Elles s’étaient donc retrouvées le soir toutes les deux chez
Joe où évidemment des visages connus d’elles y étaient également. Mais elles ne
se cachaient plus désormais, Eliza alla commander 2 verres de vin et Arizona
s’installa à une table.
"Je regrette que nous n'ayons pas fait cela plus
tôt", déclara Arizona quand Eliza fut revenue. "Cela fait trois mois
que tu me l'avais proposé et ..."
"C'est bon n’en parlons plus, je savais que cela
arriverait tôt ou tard quand je veux quelque chose, je l’obtiens !",
fît Eliza avec son assurance habituelle en riant alors qu'elle posait les
verres sur la table et regardait Arizona droit dans les yeux.
"Je pense que tu es la personne la plus confiante que
j'ai jamais vue", déclara Arizona
en riant "voire presque arrogante. Cela parait énorme quand on ne te
connait pas, mais tu avais raison finalement ! »
"C'est charmant, tu ne trouves pas, on est là toutes les
deux au vu et au su de tout le monde", dit Eliza en sirotant son verre.
"J’avoue que j'étais un peu nerveuse avant d'arriver ici. "
"Que veux-tu dire?" demanda Arizona.
«Je suis une passionnée et je fais mon travail sans me
soucier de ce que pensent les autres alors bien souvent je fonce sans prendre
le temps de réfléchir à ce qui peut m’arriver …», répondit Eliza.
"Pourquoi provoquer, tu es quelqu’un d’intelligent, tu
n’as pas à provoquer ainsi ?", répondit Arizona, posant sa main sur
la table pour croiser celle d’Eliza.
"Je sais et j’essaie grâce à toi", répondit-elle.
"Alors et toi?" Demanda Eliza en posant un baiser sur sa main, quel
est ton plus grand défaut, si tu en as un ?
Ajouta-t’elle en levant un sourcil
Arizona se mit à rire et avoua. "Oh, j'ai des défauts,
Oh je fume quand je suis stressée ! " fit elle en riant alors qu'elle
se penchait vers Eliza.
Eliza se mit à rire. "Moi aussi, c'est une terrible
habitude et j'essaie de m’en débarrasser".
"Mark," fit Arizona soudainement émue en prononçant
son nom, "le père de Sofia, disait que mon plus grand défaut était que je
ne savais pas écouter »
"Il avait l'air gentil à ce que j’ai entendu de lui,
qu'est-ce qui lui faisait dire ça " fit Eliza étonnée.
"Il était le genre de personne qui aimait te rassurer.
Il était toujours franc et te disait ce qu'il te fallait entendre au lieu de ce que tu voulais entendre",
a-t-elle répondu. "Il est mort après le crash d'avion avec Lexie".
"Arizona …", fît Eliza en embrassant à nouveau sa
main. "Je suis tellement désolée. Tout cela a dû être vraiment terrible
!"
"Je suppose que oui", fît Arizona en hochant la
tête et se pinçant la lèvre. "Mais c’est le passé, je suis ici maintenant
et c’est mieux, je suis avec toi. Pendant un certain temps, je n'étais plus
tout à fait moi, il a fallu que j’apprenne à vivre autrement avec des doutes et
des obstacles que je ne connaissais pas et puis être ici avec toi, en ce
moment, me rassure finalement"
Eliza mit un doigt sous le menton d'Arizona et l'attira plus
près d’elle, l'embrassant sur les lèvres avant de la regarder directement dans
les yeux. "Tu m'étonnes !", dit-elle doucement alors qu'elles se
tenaient en silence pendant quelques secondes.
"Alors !" Eliza brisa le silence. "Parle-moi de
Sofia", dit-elle en prenant une autre gorgée de son vin, en écoutant
attentivement.
"Oh c’est une petite fille parfaite," Arizona
sourit. "Elle est avec Callie à New York pour le moment, les choses ne se
sont pas bien passées quand nous avons rompu mais nous avons fini par nous
arranger pour qu’elle ait ses deux mamans heureuses. Elle est comme un rayon de
soleil et depuis sa naissance, plus rien n'a jamais été pareil et j’avoue
qu’elle me manque", ajouta t’elle
"J'aimerais bien la rencontrer un jour", répondit
Eliza, son pouce caressant la main de sa petite amie. "Elle doit être
géniale et si elle est ta fille !".
«Ah… oui alors tu rencontreras sûrement Callie »
"Bien, je n’ai pas peur", Eliza secoua la tête en
souriant à Arizona. "J'espère qu'elle sait au moins rester civilisée, pour
le bien de votre fille et de toute façon c’est elle qui t’a quittée".
"Oui je suis sûre
que ça se passera bien", répondit Arizona. "Nous avons eu beaucoup
d'histoires, nous nous sommes blessées parfois je pense qu'elle m’en veut
toujours pour ça".
"Voyez-vous ça," Eliza se moqua. "Si elle le
fait quand je la rencontrerai, je te défendrai, respectueusement",
promit-elle.
Arizona se mit à rire. "Je peux me défendre",
a-t-elle répondu. "Je ne veux pas que tu te trouves au milieu de tout
cela".
"Ce ne serait pas grave mais je veux qu’elle sache que
je suis là pour toi", rassura Eliza
finissant son verre. « Veux-tu un autre verre ?" Demanda Eliza
en souriant.
"Non ça va, merci, j'ai à peine touché celui-ci …
",.
Eliza lui adressa un clin d'œil. " Je recommande un
verre et je reviens", dit-elle en se levant de la table.
"Arizona !" Une voix familière criait derrière elle
avant qu'April n’apparaisse devant elle. "Je ne t'ai pas vue de la
journée, où étais-tu?" Demanda-t-elle en s'asseyant sans plus de manière à
la petite table avant qu’Arizona puisse dire quelque chose.
Eliza était revenue avec son verre, les yeux écarquillés
quand elle vit que quelqu'un s'était joint à leur table.
"Docteur Minick!" s’exclama April "Quelle
surprise !", dit-elle maladroitement,. "Est-ce que vous … Oh, Oh dieu, je suis tellement désolée, je
suis en train d'interrompre quelque chose, … je pars", s’excusa t’elle’
"April !", Arizona ria saisissant la main
d'April et la retenant. "C'est bon. Tu peux rester, tu connais
Eliza »
«C'est sympa de vous rencontrer à l'extérieur de l'hôpital»
Eliza sourit alors qu'elle s’était assise en face d’Arizona.
"Docteur Kepner, je »
« April, s’il vous plait »
« April, je ne sais pas si nous sommes parties du bon
pied ou pas mais je suis désolée pour tous les problèmes que tout le monde vous
a créé un peu à cause de moi. Je peux vous assurer que j’ignorais que Bailey
allait suspendre Meredith Grey".
« Ce n'est pas votre faute » April secoua la tête.
"J’ai accepté un travail qui m'a été proposé, ce qui est la même chose que
vous. Quoi qu'il en soit, j’étais venue pour me détendre un peu", April
frappa les mains sur la table alors qu'elle se lançait pour aller au bar.
"Je reviens tout de suite !"
"Je voulais te prévenir", fît Arizona alors que
April s'éloignait. "April est assez originale et ».
Eliza se mit à rire. "Elle est gentille en tout cas,
vous semblez amies on dirait ? demanda-t-elle en se penchant plus près.
"Ne te méprends pas, je veux connaître bien ton amie mais pouvons-nous nous échapper d’ici ?"
Proposa-t-elle à Arizona, en pinçant la lèvre.
April revenait un verre à la main alors que son biper
retentissait "oh le devoir m’appelle, à plus tard ? »
"Nous allions partir", fît Arizona.
"Dépêche-toi avant que ton patient ne soit plus mal !"
"D'accord, j’y vais," April avala rapidement une gorgée de son verre
"C'était sympa de vous rencontrer, docteur Minick!" Cria-t-elle en
partant.
"C’est vraiment un personnage ! » fit
Eliza en la regardant s’éloigner
" Oh que oui, April est un peu farfelue parfois mais
elle est vraie. Tu l'aimeras !".
"Tu sais ce que j'aimerais … ?" dit Eliza de façon
très suggestive. C’est aller chez moi avec toi " elle répondit à sa propre
question, poussant son verre sur le côté. "Mais je ne peux pas conduire,
je pense que je n’aurais pas dû boire, je me sens un peu, juste un peu ivre, je
n’ai plus l’habitude depuis … » Eliza soupira en se frottant le front.
"J'ai à peine touché mon verre", déclara Arizona.
"On prend ma voiture et on va chez moi cette fois, De Luca travaille ce soir", fît-elle
d’un clin d'œil.
"Ne dis rien de plus !", Eliza se tira de la
table et prit la main d’Arizona. "Allons-y " dit-elle, au sortir du
bar.
Durant le trajet, Eliza était restée silencieuse humant l’air
frais par la fenêtre de portière ouverte.
« Nous sommes arrivées ! s’écria Arizona brisant le
silence « Installe-toi » fît-elle alors qu’elles pénétraient dans le
hall d’entrée. «Tu peux te débarrasser là » fit-elle en désignant le
porte-manteau. «Tu veux boire quelque chose ?
« Oui je veux bien, comme toi mais sans alcool »
fît Eliza presque intimidée
« C’est du jus de mangue » dit Arizona en revenant
quelques minutes plus tard avec une assiette de pain toasté et quelques
tranches de bacon.
« Voilà pour absorber l’alcool ! » fit-elle en
inclinant la tête en signe de bienveillance
« C’est très bien, mais ne t’inquiète pas pour ça »
fît Eliza en buvant de suite une gorgée du jus de fruit tandis qu’Arizona
préparait un toast. « Merci » ajouta- t-elle simplement en prenant le
toast.
« Qu’est-ce que tu voulais dire tout à l’heure … tu ne
buvais plus depuis ? demanda Arizona
« Oh ça … oui » Eliza marqua un temps d’arrêt,
rebut une gorgée du jus de fruit puis ajouta le regard assombri « j’avais
une sœur jumelle Karina, nous faisions tout, ensemble, et nous avons commencé
nos études de médecine … Pour fêter la fin de notre troisième année, nous avons
participé à une soirée étudiante et j’ai bu, enfin nous avons bu comme tout le
monde sans vraiment être ivre et j’ai voulu rentrer car le lendemain j’avais
une entrevue pour un travail durant l’été, j’ai insisté pour qu’elle me
raccompagne et nous avons eu un accident de voiture, je m’en suis sortie avec
de simples blessures mais Karina non, elle a eu juste le temps de me dire que
ce n’ était pas ma faute, qu’elle n’aurait pas dû m’écouter, qu’il fallait
assumer les conséquences quand on enfreignait les règles… »
« Eliza … je suis désolée, »
« Ce n’est rien, n’en parlons plus, je suis contente que
tu le saches … alors dis-moi, tu avais l’air réticente vis-à-vis de Murphy, ce
matin au bloc, il y a eu quelque chose avec elle ? »
« Murphy ?... euh non… enfin si, … j’ai trompé
Callie avec elle ! »
Eliza écarquilla les yeux en riant presque
« Murphy ? »
Arizona la regarda « oui, ça s’est fait comme ça, elle
était là à un moment où j’étais très seule, je n’étais pas … enfin, c’était
juste un plan sexe qui a duré quelques semaines »
« Ok » fit simplement Eliza
« Ca s’est arrêté quand Callie a voulu que je revienne
avec elle … ensuite Murphy a déposé plainte contre elle pour harcèlement et
défaut d’enseignement »
« Oh là, ça a dû chauffer avec Callie !»
« Effectivement, oui tu l’as dit !
« Coucher entre titulaires ç’est une chose mais avec un
résident… oui,… enfin ça ne me regarde pas »
Arizona la regarda un peu septique, puis dit en se massant la
nuque « je suis vraiment fatiguée ce soir »
« Moi aussi, à vrai dire entre les résidents et … nos
récentes activités… »
Arizona éclata de rire et reprit « Quoi, nos récentes
activités ? »
Eliza lui prit la main et répliqua « Je voulais dire nos
longues soirées et … une petite activité sexuelle »
« C’est çà qui te fatigue ? » fit Arizona en
riant
« Mais non, mais nos journées sont bien remplies »
Arizona ne répondit pas, elles restèrent un moment sans
parler, à se regarder, puis se détendant elles fermèrent les yeux pour
s’endormir dans le canapé.
Dans la nuit, Arizona se réveilla un peu engourdie par la
position, sa cuisse était douloureuse, elle se leva pour aller se coucher,
hésitant à réveiller Eliza, elle la couvrit d’un plaid. Le lendemain en se
réveillant, elle la trouva couchée à son côté, toute habillée. Elle sourit
attendrie et se leva pour aller se glisser sous la douche. Encore en peignoir
de bain, elle alla préparer le petit déjeuner tandis qu’Eliza la retrouvait un
moment plus tard dans la cuisine en baillant.
« On dirait que nous nous sommes encore endormies
! » lui dit - t-elle en l’embrassant tendrement sur la joue.
« Oui et à la veille d’un week-end, c’est vraiment
déprimant ! » fit Arizona un peu agacée
«Oui décidément, … tu
avais envie de faire quelque chose ? »
« Non rien de spécial mais nous étions … enfin, on était
toutes les deux, on pouvait profiter ! » fit Arizona d’un air déçu
« Profiter ! … oui, profiter de quoi ? »
fit Eliza soudain alléchée par une supposition coquine
« De toi … de moi, de nous ! répliqua Arizona
sirotant son café
« Mais il n’est pas trop tard !» susurra Eliza à
son oreille et l’enlaçant. «Il n’est pas trop tard du tout, tu
sais ? »
Elles s’embrassèrent passionnément, Eliza dénoua le peignoir
d’Arizona pour glisser ses mains sur le corps nu qui s’offrait à elle. De la
cuisine, elles gagnèrent fébrilement la chambre pour se laisser tomber sur le
lit. Elles firent l’amour avec passion redécouvrant à nouveau les caresses de l’autre
qui les menaient au plaisir ultime. Elles reprenaient leur souffle quand Eliza
se redressa en proposant :
«Cela te dirait d’aller faire un tour à l’aiguille de
l’espace, je suis ici depuis des mois et je n’y suis encore jamais allée, et ce
serait super, ensemble ! »
« Oh l’aiguille de l’espace … oui … oh mais tu sais
la hauteur et moi depuis le crash …. !
« Ah, pardon… oui j’oubliais, pardon !
« Non, non ce n’est pas grave, si ça te fait plaisir,
allons-y ! fit Arizona en forçant son sourire.
Une bonne heure plus tard, elles arrivaient à l’accueil du
monument pour y prendre leurs billets d’entrée « dis donc 80 dollars pour
s’envoyer en l’air à 200 mètres de hauteur, ce n’est pas cher payer ! fit
Eliza amusée en la serrant contre elle. Elles prirent l’ascenseur au milieu des
visiteurs et une fois sur la plate-forme qui offrait une vue panoramique de
Seattle, Eliza enivrée par la vue, serra la main d’Arizona qui fermait les yeux
voulant échapper au vertige. Eliza le remarqua, la serra contre elle et l’embrassa
sur la joue pour lui chuchoter d’un ton rassurant « allez, ouvre les yeux,
c’est magnifique !
Arizona cligna les yeux pour les ouvrir l’un après l’autre et
ainsi voir le panorama. Eliza la serrait toujours contre elle et à la faveur de
cette étreinte rassurante, Arizona se détendit vraiment.
« C’est … c’est vraiment magnifique ! »
fit-elle au bout d’un moment « magnifique ! » Ajouta-t-elle en
embrassant rapidement Eliza sur la joue.
Eliza jubilait de plaisir voyant Arizona apprécier leur
sortie. Elles allèrent prendre un café dans le bar panoramique puis reprirent
l’ascenseur pour la descente en s’embrassant cette fois passionnément sous le
regard appuyé des autres visiteurs. Arizona s’écarta soudainement gênée en
serrant la main d’Eliza qui fière d’elle et un peu provocante lança de manière
à ce que tout le monde entende « tu vois chérie, je t’avais promis le
septième ciel !».
Quelques jours plus tard, Arizona, libérée de ses
obligations, s’était décidée à rentrer chez elle plus tôt et ainsi profiter de
son jardin. Eliza, quant à elle, quitta son travail plus ou moins comme
d’habitude quand tout était organisé pour les résidents et elle gagna
directement la maison d’Arizona. Quand elle rentra, la maison était
silencieuse, elle se demanda même si sa petite amie ne s'était pas endormie en
l’attendant. "Arizona, bébé, c'est moi, tu es là ?" Demanda Eliza
alors qu'elle pendait son sac au porte-manteau de l’entrée puis se dirigea vers
le salon pour chercher en vain un signe de présence. Elle gravit l’escalier et
vit une légère lumière sous la porte de la chambre, elle ouvrit lentement la
porte et entra, des bougies éclairaient la chambre et des pétales de rose
menaient à la salle de bain où elle trouva plus de bougies et une bouteille de
thé aromatisé au jus de framboise et de citron dans un seau à glace à côté d’un
bain bouillonnant, Eliza sourit comprenant qu’Arizona avait tout préparé à son
intention. Elle se déshabilla et
commençait à se verser un verre quand elle vit une note à côté de la bouteille.
« Eliza, J'ai tout
préparé pour que tu puisses te détendre. Quand tu auras fini, rejoins-moi sous
le patio. Je t’aime. Arizona
En lisant les mots sur ce petit morceau de papier, Eliza
émue, enjambas la baignoire et glissa dans l'eau chaude, laissant son esprit
s’éloigner des contraintes du travail et de l'inconnu de sa relation naissante.
Une fois l'eau devenant tiède, elle sortit, se sécha et enfila le peignoir de
bain d’Arizona qu’elle rejoint peu après. Arizona lisait et sirotait un verre
de vin blanc. Eliza s'approcha d’elle en silence et s'assit à côté d'elle la
surprenant un peu.
"Tu es incroyable, tu le sais ?" murmura Eliza
baissant le livre d’Arizona pour poser un baiser sur ses lèvres.
Arizona sourit, referma son livre, et demanda "Tu as
aimé ?"
"Merveilleusement bien, je ne sais pas comment tu fais,
mais tu sais exactement ce dont j’ai besoin." déclara Eliza lui prenant la
main dans les siennes. "Merci !,
"Merci ?" Arizona leva les yeux et posa sa main sur
la joue d'Eliza. "Pourquoi ?"
"Eh bien, tu as vécu beaucoup de choses difficiles ces
dernières années, je sais que tu étais proche de nos collègues, tu m’as
repoussée quand je t’ai dit que tu me plaisais. Venant ici, je ne cherchais pas
de relation particulière mais quand je t’ai vue la première fois à travers la
vitre de la salle de réunion quand j'étais avec les résidents, je savais déjà
qui tu étais, je savais que tu étais jolie mais il y avait quelque chose de
plus…. Et tu es devenue comme un besoin, tu es si enivrante, jamais je n'ai
ressenti cela pour quelqu'un ».
Arizona se redressa pour l’enlacer puis doucement la força à
s’allonger contre elle, "Oui, nos collègues ont été là pour moi pendant
les moments les plus difficiles de ma vie et s'ils ne peuvent pas accepter que
je t'aime, alors Je ne suis plus leur amie. Je t’aime Eliza, et aussi longtemps
que je t’ai , et Sofia bien sûr, je n'ai besoin de personne d'autre. Je ne
m'attendais pas à tomber amoureuse, je ne cherchais même plus l'amour, mais tu
m'as trouvée, et tu n'as pas abandonné ton combat pour moi jusqu'à ce que je
finisse par comprendre qui tu étais. Je n'ai jamais eu quelqu’un qui m'a
choisie, c’était moi qui choisissais. Avec Callie, je l’ai aimée mais j'ai
toujours eu peur, j'ai eu peur qu'elle me quitte pour Mark, effrayée qu'elle
voudrait Mark, et je veux dire quand elle m’a dit attendre un bébé de lui,
cette confiance a été difficile à retrouver. Avec toi, je me sens sereine, ce
que je n'ai jamais ressenti et je t’aime. Je t'aime tellement ». Comme
elle s’arrêtait de parler, Eliza s'est approchée pour prendre ses lèvres pour
un baiser tendre et long puis se redressant elle demanda "Ferais-tu
l'amour avec moi, juste ici. Je sais avec certitude que De Luca est à l'hôpital
pour toute la nuit, alors s'il te plaît, dis oui, emmène-moi ici sous le clair
de lune ?"
Arizona sourit alors qu'elle l’attirait au-dessus d'elle,
l'embrassant avec passion. Elle enleva rapidement sa propre chemise alors
qu’Eliza, déjà nue sous son peignoir, déliait sa ceinture et révélait ses
seins. En caressant le corps d'Eliza, elle saisit un sein dans sa bouche, le
léchant et le suçant tout en pétrissant l'autre. Leurs deux corps se perdaient
l’un dans l’autre les amenant à trouver le plaisir qu’elles retrouvaient en
gémissant.

Les jours passaient ainsi, partagés entre leur travail et la
vie à deux dont elles profitaient de chaque instant dans la connaissance de
l’autre. Eliza découvrait aussi avec plaisir la ville avec Arizona qui se
prenait au jeu des visites conseillées pour les touristes dès qu’elles avaient
une journée de libre mais aussi de quartiers anciens moins connus qui faisaient
le charme de la Cité d’Emeraude.
Amoureuses de la nature, elles décidèrent de passer un
week-end pour d’aller randonner une journée au Mont St-Elens, un des volcans de
la région toujours en activité. Il y avait près de 3 heures de route et elles
avaient réservé une chambre au motel situé sur le site. Le temps était beau et
après une longue marche à travers les sentiers pentus et caillouteux, sur le
chemin du retour, Arizona commença à ralentir, épuisée, sa cuisse lui faisait
vraiment mal au point de ne plus supporter sa prothèse.
« Tu vas bien ? » demanda Eliza inquiète de la
voir grimacer.
« Ma jambe me fait mal, je n’en peux plus ! fit
tristement Arizona en se tenant la cuisse
«On va s’asseoir un instant, tiens bois un peu d’eau et on va
rentrer au motel, tu pourras souffler », fit Eliza en lui prenant le bras
pour l’aider à s’asseoir à même le sol.
« Je suis désolée » dit tristement Arizona
« Eh, arrête c’est ma faute, j’aurais dû y penser, c’est
moi qui suis désolée de t’avoir imposé ça … pardon chérie » fit Eliza en
l’embrassant tendrement sur la joue.
Arizona finit par s’allonger sur le sol herbeux et
caillouteux, se détendit et finit par éclater de rire. « L’endroit est
magnifique mais ça manque un peu de confort, tu ne trouves pas ? »
fit en elle en se redressant et se frottant le dos. « Tu
dors ? »
« Non pas du tout, je fermais les yeux pour garder cette
journée en image. Si ce n’est que je t’ais fait souffrir, ce serait une
magnifique journée ! répondit Eliza en se relevant.
« Mais c’est une magnifique journée, ne t’inquiète pas
pour moi ! » répondit Arizona un peu ragaillardie
Elles marchèrent encore près d’une heure avant d’atteindre le
motel non loin du parking d’où elles étaient arrivées et c’est avec un soupir
de soulagement qu’Arizona se laissa tomber sur le lit en entrant dans la
chambre.
« Laisse, je vais t’aider ! fit Eliza la voyant
baisser son pantalon et comprenant qu’elle voulait retirer sa prothèse.
Arizona la regarda avec tendresse, sans mot dire, puis se
rallongea sur le lit tandis que délicatement Eliza retirait les scratches et
les bandages.
« Purée, pas étonnant que tu avais mal, ah mais chérie
pourquoi tu n’as rien dit ? »
A ces mots, Arizona se redressa vivement pour voir son
moignon rougi par l’inflammation. Eliza bien que professionnellement habituée à
ce type de blessure s’inquiéta un peu à l’idée de la douleur qu’avait pu
ressentir Arizona.
« Je vais à la boutique en bas, je trouverais bien une
huile ou ne serait que du talc » fit elle. Puis se ravisant elle ajouta
« non je vais d’abord te faire couler un bain, ça te… »
« Un bain mais ! » s’exclama Arizona lui
coupant brutalement la parole
«Il n’y avait plus de chambre avec douche, désolée chérie ! »
coupa à son tour Eliza un peu désappointée. «Ca va aller, ne t’inquiète
pas » poursuivit Eliza tout en allant vers la salle de bain et revenant un
instant plus tard avec un peignoir éponge.
« Merci» fit Arizona en l’enfilant
« De rien, tu pouvais rester nue tu sais, ça ne m’aurait
pas gênée » fit Eliza esquissant un sourire un peu grivois.
« Oh oui, j’imagine bien ! » fit Arizona en se
levant et l’enlaçant pour trouver un
appui.
Délicatement, Eliza l’entraîna vers la salle de bain où elle
ferma le robinet devant la baignoire déjà presque remplie. Arizona s’était
assise sur le rebord, déliait sa ceinture et prenant à nouveau appui sur
l’épaule d’Eliza se leva pour laisser le peignoir glisser au sol.
« Hummm » fit Eliza la voyant nue contre elle
Arizona l’embrassa rapidement sur la joue et murmura un peu
taquine « tu m’aides ? »
« Hummm, oui, hummm, tu tiens vraiment à prendre un
bain ? fit Eliza l’aidant à entrer dans le baignoire.
« Eh bien oui, j’aurais préférais une douche
mais.. hummm c’est agréable ! » fit Arizona remontant la mousse
vers son cou. Elle ferma les yeux une seconde pour les rouvrir et s’esclaffa voyant Eliza qui se déshabillait
« qu’est-ce que tu fais ? »
« hummm, j’ai
envie d’un bain, moi aussi » susurra t’elle en entrant doucement dans la
baignoire ce qui fit monter le niveau d’eau à ras bord et éclater de rire
Arizona.
Eliza se glissa dans la baignoire à l’opposé d’Arizona, elle
attrapa son pied pour le masser doucement tout en la fixant amoureusement puis
elle se redressa tendant les mains vers Arizona qui se redressa à son tour pour
croiser leurs mains. Eliza leva légèrement la jambe d’Arizona et glissa les
siennes de part et d’autre de son corps puis elle embrassa tendrement son
épaule mouillée. Elles restèrent ainsi assises face à face, silencieuses
pendant un instant puis Eliza se glissa un peu plus contre elle, reprise par le
désir. Elles se caressèrent dans la douceur et la chaleur réconfortante de
l’eau et de la mousse.
Eliza sortit de l’eau enfila rapidement un peignoir et tendit
les bras à Arizona pour la relever avant de lui enfiler délicatement l’autre
peignoir et de l’entrainer tendrement sur le lit. Elle alla chercher une brosse
et lui brossa doucement les cheveux. Puis elles s’embrassèrent tendrement en se
rallongeant côte à côte sur le lit. Elles s’endormirent sans s’en rendre
compte, fatiguées de cette journée assez sportive. Elles se réveillèrent au
premier mouvement l’une de l’autre alors que le jour se levait à peine.
« Oh on s’est endormies comme des bébés » fit
Arizona
« Oui, on dirait » fit Eliza en ajoutant « il
faut dire que tu m’épuises ! » feignant de se plaindre puis d’ajouter
en regardant la cuisse d’Arizona après avoir relevé délicatement le peignoir de
sa compagne « oh c’est nettement mieux, ça te fait encore
mal ? »
« Non ça va, juste encore une contracture ici »
Fit-elle en montrant de la main sa fesse gauche
« Je vais essayer de trouver une l’huile à la boutique,
ça fera l’affaire et je pourrais te masser » fit aussitôt Eliza qui se
leva pour enfiler rapidement ses vêtements. « Je reviens, ne bouge
pas !» Ajouta Eliza prenant au passage sa carte de paiement.
Arizona sourit et ferma les yeux pensant à Eliza qui
s’évertuait à lui apporter le moindre plaisir. Un instant plus tard, Eliza
revenait avec un flacon d’huile de coco. Elle s’assit sur le lit, dénoua
lentement le peignoir tout en la fixant d’un air coquin.
« Allez, un peu de sérieux Docteur Minick ! »
lança t’elle en embrassant rapidement Arizona dans le cou puis elle se mit à
masser la cuisse et ajouta semblant se parler à elle-même « eh bien, voilà
un fessier qui n’attendait que mes mains ! Ajouta-t-elle en claquant un
baiser sur la fesse d’Arizona.
«Eh là, Docteur Minick si tu soignes tes patientes comme ça,
ça va aller mal ! fit Arizona feignant la jalousie
« Je n’ai pas pu résister, excuse-moi ! »
murmura t’elle en se rapprochant d’Arizona pour lui déposer un baiser sur la
joue. « Oh mais dis donc, tu serais jalouse ? Ajouta-t-elle en commençant à
masser la cuisse et la fesse d’Arizona
« A ton avis ? fit Arizona fronçant les sourcils et
se pinçant les lèvres
« Non, je t’assure vraiment je n’ai pas réfléchi, tu
… »
« Attention, tu t’enfonces Docteur Minick !
s’exclama Arizona en riant.
« Tu sais bien que ce massage t’est exclusivement réservé,
je … » répliqua Eliza continuant son massage.
« Tiens donc ! » fit Arizona en se redressant
sur les coudes
« Arizona, chérie, tu sais bien que jamais … »
« Mais je te taquinais … je sais bien, d’ailleurs tu
n’es pas kiné à ce que je sache ! » fit Arizona
« Ah ainsi tu me faisais marcher ! répliqua Eliza
s’essuyant les mains au drap de bain « donc tu n’es pas
jalouse ? » ajouta Eliza feignant la déception en revenant s’allonger
contre elle.
« mais si, je
pourrais être jalouse ! » fit amoureusement Arizona en se
serrant contre elle « Merci Docteur Minick » Ajouta- t-elle.
« hummm, tu m’as
ensorcelée, j’ai envie de toi, encore et toujours» fit Eliza en commençant à la
caresser.
Arizona commença à déboutonner fébrilement la chemise d’Eliza
puis le bouton de jean’s tandis qu’Eliza l’embrassait et la caressait puis elle
la força à s’arrêter en la repoussant des deux mains.
« Déshabille-toi ! » commanda-t-elle
impatiente tout en riant
Eliza qui s’était redressée, obéit rapidement à la demande.
Elles firent l’amour longuement passant le reste de la matinée à se caresser et
s’embrasser.
« J’ai faim ! » finit par dire Arizona en
mordillant le lobe d’oreille d’Eliza
« Oui moi aussi, le restaurant doit être ouvert
maintenant … dis donc ils ne vont pas faire d’affaires avec nous nous avons
sauté le dîner d’hier soir et le petit déjeuner ce matin, je me demande
pourquoi d’ailleurs ?» murmura Eliza sur le même ton grivois et lui
mordillant à son tour le lobe d’oreille.
Elles s’habillèrent joyeusement et gagnèrent le restaurant
encore vide qui proposait les spécialités locales.
Chapitre 3
Le retour de Callie
Callie était sérieuse quand elle avait appelé Arizona pour
lui dire que les choses n'allaient pas bien avec Penny et qu’elle pensait
revenir à Seattle et qu’elle avait eu tort de se précipiter pour la suivre à
New York, elle savait Arizona en couple, elle savait aussi qu'Eliza serait
sûrement l'ennemie. Elle était arrivée à Seattle trés ce matin-là avec Sofia et
avait trouvé un hôtel où s’installer avant de la laisser chez Meredith. Elle
avait besoin de parler à Arizona, sans la prendre à témoin. Meredith la laissa
emprunter sa voiture, et Callie se rendit chez Arizona, elle n'avait pas
prévenu mais pensait que c'était mieux ainsi. Alors qu'elle s'approchait de la
maison, les mains en sueur, elle frappa à la porte sans avoir de réponse. Elle
se dirigea vers le côté de la maison où se trouvait la porte de clôture du
jardin d’où elle entendait des voix. Hésitante, elle contourna le jardin et
trouva à sa grande surprise, Arizona et Eliza qui faisaient l’amour sous le
patio. Elle réussit à ne pas se faire entendre et se cachant derrière l’angle
de la maison, elle regardait Arizona avec sa partenaire et cela lui fît mal.
Elle savait qu'elle devait partir mais elle ne pouvait pas arrêter de les
regarder. Elle savait qu’elles vivaient ensemble et elle, elle venait de rompre
avec d’avec Penny. La passion entre son ex-femme et sa nouvelle amie était
criante, e
lle devait avoir pensé à haute voix quand elle entendit une voix
qu’elle reconnaissait entre toutes.
"Est-ce que quelqu'un est là ?" s’écriait Arizona.
Callie pensait faire semblant d’arriver tranquillement sans
être découverte, mais Arizona, simplement couverte d’un chemisier qu’elle
maintenait fermé en croisant les bras, tournait déjà le coin en hurlant.
"Hé, qui êtes …., oh Callie, mais qu’est-ce que tu fais ici ?".
"Je suis ... je ... Je suis désolée… Je ne voulais pas
... J'ai frappé à la porte et ... et j'ai entendu des voix par ici ... et je suis désolée." Arizona pouvait
entendre la nervosité dans la voix de Callie.
"Arizona, chérie, qui est-ce?" fit Eliza qui la
rejoignait revêtue de son peignoir de bain et soudain un peu gênée.
"Oh !" s’exclama-elle se rendant compte de qui il s’agissait.
"Euh … je devrais peut être vous
laisser ?"
"Non! Non, … tu restes, Eliza non, tu ne t’en vas
pas !" s’exclama fermement Arizona lui saisissant la main et en la
rapprochant d'elle. "Callie allait me dire depuis quand elle était arrivée
et ce qu’elle avait vu » continua t’elle visiblement furieuse
"Est-ce-ce que je dois vraiment le faire, je veux dire,
j'en ai assez vu, crois-moi !"
"Depuis combien de temps est-tu là ? ….. à nous regarder
… à nous regarder Eliza et moi ?" continua Arizona vraiment excédée
"Je ne sais pas. Je n'ai pas regardé ma montre Arizona,
je suis juste rentrée ici et je vous ai vues, j'allais partir mais tu es
arrivée … Sofia est chez Meredith.
Je vais la reprendre maintenant. Nous sommes installées au « Regal ».
Elle veut vraiment te voir, alors si tu veux, je te l'amène ici." En
tournant la tête en direction d'Eliza. « Veux-tu que je te l'amène afin
qu'elle puisse passer du temps avec toi et dormir dans son lit, ce serait mieux
qu’à l’hôtel, qu’en dis-tu ?"
Le sourire sur le visage d'Arizona servit de réponse à
Callie, bien sûr qu'elle voulait sa fille.
"Oui bien sûr … oui, ramène-la."
"D'accord." fît Callie en se retournant et se
diriger vers la porte. "Je te la ramène, le temps de faire
l’aller-retour".
Une fois Callie partie, Arizona se tourna vers Eliza. Elle
s'attendait à la voir bouleversée mais elle avait le plus grand sourire sur son
visage. "Ca va ?" demanda Arizona un peu confuse mais calmée.
Eliza attira Arizona près d’elle et posa un doux baiser sur
ses lèvres. "Ca va, dieu oui ça va, tu viens juste de me dire de
rester alors ton ex-femme a dit que tu
étais amoureuse de moi par la façon dont tu me faisais l’amour, c'était un peu
gênant qu'elle nous ait vues mais finalement je n’en suis pas fâchée car visiblement
ça l'a renversée, j’en suis ravie et en plus de cela, je vais rencontré Sofia ... Je veux dire, c'est… enfin si tu
veux. "
Arizona ne pouvait s'empêcher de sourire maintenant à Eliza.
Callie avait raison ; elle en était tellement amoureuse. "Bien sûr,
que je veux que tu la rencontres, elle va t'aimer, j’en suis sûre."
"Alors c'est super parce que je l'aime déjà".
Puis elles rentrèrent se préparer, heureuses d'être ensemble.
Callie regagna la maison de Meredith pour reprendre Sofia, elle ne raconta pas
à Meredith tout ce qui s’était passé
chez Arizona résumant le moment au simple fait qu’elle était contente d’avoir
sa fille ainsi elle reprit Sofia pour l’amener chez sa mère, et elle avait clos
la conversation. Elle était réellement soulagée de laisser Sofia à Arizona et
de ne pas la garder à l'hôtel, elle devait voir Bailey à l'hôpital le lendemain
matin en espérant qu’il y aurait un poste encore libre en chirurgie
orthopédique même s’ils avaient déjà embauché quelqu'un en tant que chef, elle
avait besoin de savoir si c’était possible ou non. Quelques instants plus tard,
Callie était revenue chez Arizona avec Sofia. Elle avait sonné à la porte
d'entrée et avait attendu cette fois une réponse et quelques secondes plus
tard, Eliza ouvrait la porte.
"Ah Callie , Arizona termine sa douche. Nous ne
nous attendions pas si vite … bonjour
Sofia" Fit Eliza avec un large sourire essayant de se montrer confiante
mais en réalité, un peu nerveuse, elle aimait les enfants mais n'avait pas
beaucoup d'expérience avec eux.
"Bonjour, je m'appelle Sofia Robbins Sloan-Torres, et
toi comment tu t’appelles demanda Sofia affichant un grand sourire. "Es-tu
la petite amie de maman?" ajouta-t-elle curieuse.
"Oui tout à fait, allez entres, ta maman ne va pas
tarder" répondit Eliza fixant un instant Callie.
"Ok bien, Sof tu vas avec Eliza, maman retourne à l'hôtel… Tu restes sage d'accord". Fît
Callie en embrassant rapidement la fillette sur la joue
Avant de se retourner et partir, Callie aperçut Arizona qui
descendait avec précaution l’escalier. "Oh, tu es déjà là, Wow, c'était
rapide ! fit Arizona visiblement heureuse."
"Oui, fit Callie un peu froidement, je rentre à l'hôtel.
J’ai laissé un peu de vêtements pour Sofia , demain, je dois voir Bailey
et mendier un travail. Je sais qu'elle a déjà engagé quelqu'un comme chef
Ortho, mais j'ai besoin de savoir s’il y a éventuellement un poste pour moi …»
Arizona et Eliza se regardèrent. Non seulement Eliza était le
nouveau Directeur du programme des résidents mais elle était maintenant aussi
le Chef du service de Chirurgie Orthopédique. "Euh, je suis ... c’est moi
… Je suis le chef d'Ortho ..." précisa Eliza soudain un peu tendue.
"Oh c’est vous !". S’écria Callie. "Eh
bien, bravo, bien joué, c’est tout simplement parfait, n'est-ce pas, non
seulement avez mon ex-femme, mais vous avez également mon ex
boulot !"
"Callie ... Ca suffît ! » Arizona marqua une
pause pour ajouter plus calmement. « Ce n'est pas la faute d'Eliza,
d’ailleurs rien de tout ce qui arrive n’est de sa faute. Elle n'a pas demandé à
prendre ton poste, elle n'a pas demandé à prendre le travail de Richard. Elle a
été embauchée par Bailey sous l'autorité de Catherine Avery pour les deux
postes. Elle a tout à fait sa place à l'hôpital tout comme nous et je te préviens, Callie, si tu fais quelque
chose contre elle, je te jure que tu devras compter sur moi et tu sais comment
je peux être quand je protège les gens que j'aime !
« Arizona, je » fit Eliza qui tentait de
s’interposer mais Callie l’interrompit.
"Oh, oh,
calme-toi Arizona ! … je suis parfaitement au courant, je te
connais assez ! … ok, ça va comme ça … bien, docteur Minick, nous nous
verrons demain alors, je suppose que Bailey ne s’occupe plus de tout çà".
fit Callie
"Oui effectivement, c’est moi qui vous verrais demain …
Cal … Dr. Torres, …. Ne vous inquiétez pas, je ne laisserai pas les sentiments
personnels affecter mon travail, à demain donc et bonne soirée" Les deux
femmes s’affrontèrent du regard puis Callie se retourna et quitta la maison sur
un « au revoir » un peu froid.
"Maman, Maman, Oh j'aime bien la nouvelle couverture que
tu as mise sur mon lit." S’exclama Sofia toute excitée en sortant de sa
chambre et détendant l’atmosphère.
"Oh oui Sof, je
suis contente que tu l'aimes bien. J'ai cherché partout pour trouver cette
couverture , nous l’avons trouvée jour, Eliza et moi en faiant du shopping et c’est elle qui l'a vue
alors je l’ai achetée tout de suite. Arizona emmena Sofia vers le salon et
s’assit avec elle sur le canapé en la prenant sur ses genoux.
"Maman, est-ce que Eliza est ta petite amie ?"
Demanda la petite fille devançant les propos de sa mère.
"Eh bien, oui, elle est ma petite amie !". fit Arizona
voulant avoir une idée de ce que pensait Sofia avant de lui parler.
La petite fille se mit à rire. " Oui, alors tu as une
petite amie, tu sais Penny était la petite amie de maman avant que l’on
revienne vivre ici mais je crois que maintenant maman ne veut plus la
voir".
Eliza était restée debout les bras croisés, à côté du divan,
écoutant la conversation. Arizona lui tendit la main et la tira vers le bas
pour la faire s'asseoir à côté d'elle.
Sofia sourit et toucha les cheveux d'Eliza d'une manière
affectueuse. "Tu es belle."
« C’est gentil Sofia merci mais toi, tu es vraiment très
jolie, tu sais ! »
Arizona pressa la main
d'Eliza alors qu'elle lui souriait et serra Sofia contre elle.
"Je suis contente que tu sois ici tu sais mais il se
fait déjà tard et tu dois te mettre au lit. Oh, es ce que tu avais diné au
moins ? … Demain nous irons à l’école pour faire ton inscription. "
"Oui, oui, j’ai diné avec Zola avant de venir, tu crois
que je serai encore en classe avec Zola?"
"Oui ma puce, je pense et si tu coures vite te coucher
tu pourras même la voir demain, et n’oublie pas de te brosser les
dents !".
Sofia embrassa sa mère, adressa un sourire poli à Eliza et
monta à l’étage.
"Je crois qu'elle t’aime bien". dit Arizona se
tournant vers Eliza pour la prendre dans ses bras.
Eliza sourit. «Je l'aime bien aussi en plus elle est vraiment
trop drôle. Tu sais, je suis un peu nerveuse pour demain je vais embaucher ton
ex-femme pour travailler sous mes ordres. Je ne sais pas si tu te rends compte,
j’espère qu’il n’y aura pas de problème,
il y a déjà eu une telle tension aujourd’hui ! »
Arizona s'étonna de l’attitude inhabituelle de sa compagne.
"Tout ira bien chérie, je te promets. Callie n'est tout simplement pas
habituée à tout cela, c’est quelqu’un d’entier et une fois qu'elle aura dépassé
tout çà, elle t'appréciera comme tout le monde»
« J’espère car j’ai presque de la sympathie pour elle
… » fit Eliza qui commençait à se détendre, Arizona avait toujours les
mots qu’il fallait pour la tranquilliser. " Veux-tu que je rentre chez moi
ce soir, c'est ta première nuit avec ta fille dans la maison, et si c'est
gênant ou inconfortable pour toi que je reste, je comprendrais
totalement ».
Arizona se redressa immédiatement pour regarder Eliza en
face, "Non, je veux que tu restes. Je veux me réveiller demain avec mes
deux amours, ce sera formidable, tu te rends compte, nous prendrons le
petit-déjeuner toutes les trois".
Eliza sourit et se pencha vers Arizona. "Je t'aime, tu sais ça?"
"Je sais, je t’aime aussi,
allez, maintenant on va au lit ..."
"Maman, maman, réveille-toi, réveille-toi !"
Arizona fut brusquement tirée de son sommeil par Sofia qui sautait sur son lit. Elle tendit le bras
sur le côté pour deviner qu’Eliza était déjà levée puis elle sourit et attrapa
sa fille en la faisant tomber sur elle pour l’embrasser et la serrer dans ses
bras. "Bonjour ma puce" fît Arizona toute excitée de bonheur,
« cela faisait si longtemps que je n’avais été réveillée
ainsi ! »
"Maman, vite lève-toi, Liza a fait des crêpes!" s’écria la petite
fille
"Liza a fait, … elle a fait des crêpes … super eh bien,
qu’est-ce que tu attends, tu coures là-bas et tu l’aides à préparer la table,
j’arrive ! »
"D'accord, maman." Sofia se leva rapidement du lit
et se précipita dans les escaliers jusqu'à la cuisine.
"Hey Sofia, est ce maman arrive ?" demanda Eliza en
voyant la petite fille revenir seule dans la cuisine.
« Oui, elle a dit juste une minute » Sofia s'assit
à la table juste au moment où Eliza déposait une assiette de crêpes "Miamm
... en plus maman a du chocolat, humm, mon préféré ".
Eliza s'assit à côté de la fillette à la table avec son café,
tout en dévorant Sofia se mit à raconter sa vie à New York, son sport préféré
qu’était le football, la danse, sa princesse préférée, Ariel, et les petites
choses qui faisaient son quotidien, elles partagèrent quelques rires pendant
qu'elles attendaient Arizona qui avait rapidement pris une douche et était
entrée avant même qu’elles ne s’en aperçoivent.
Arizona était heureuse que Sofia s'entende déjà si bien avec
celle qui partageait maintenant sa vie. Au moment où Eliza éclatait de rire.
Arizona sourit en les voyant "Mais qu’est-ce qui vous fait rire si tôt le
matin?"
Eliza tenta de se ressaisir rapidement avant pouvoir
répondre: "Sofia me racontait
simplement comment une fois à New York, haha ... tu as essayé d’attraper
un taxi ... hahaha ! ... et tu ne savais pas comment alors tu ... "
Arizona coupa Eliza d’un air faussement vexé.
"D'accord, vous deux, vous vous moquez de moi si je
comprends bien !"
"Oh maman, ne
soit pas fâchée, tu sais, c'était drôle." Sofia sourit à sa mère tout en
se bourrant la bouche de pancake chocolaté.
Eliza se tourna vers Arizona, reprenant un peu de sérieux
après son éclat de rire. "Chérie, Il y a des crêpes et le café est prêt,
je file me doucher et me préparer". Eliza se leva et posa un rapide baiser
sur la joue d’Arizona en s’éloignant rapidement.
"Maman, Liza doit travailler, elle ne va pas venir avec nous ?"
« Non chérie, elle a du travail mais si tu veux, je suis sûre que nous
pourrons déjeuner avec elle ce midi, et plus tard, nous irons voir Zola et
maman, ou ce que tu veux. " répondit Arizona heureuse.
"Oh, oui ç’est super, dis on ira au parc avec Liza
bientôt!" répondit la petite fille.
« Oui bien sûr ! » fit Arizona riant de
l’acharnement de Sofia pour Eliza "Ok, alors, dès que tu as fini de
manger, tu montes t’habiller et je te coifferai après et n’oublie pas de te
brosser les dents et relaver les mains, … et ta bouche est pleine de chocolat,
tu as mangé comme une petite cochonne tu sais !
Sofia finit rapidement
le reste de sa crêpe et couru à l’étage s’habiller non sans se laver les mains
et les dents. Arizona avait débarrassé la table, repris un peu de café avant de monter à la salle de
bain vérifier que Sofia se rafraîchissait puis de se diriger vers sa chambre,
elle ouvrit la porte de la chambre juste pour apercevoir Eliza nue enfilant sa
culotte.
"Pu …. Purée
Bébé !." s’exclama t’elle.
"Shut ... Sofia pourrait t’entendre !" Fit
Eliza en se précipitant pour l’attirer contre elle et claquer nerveusement la
porte derrière elles.
Arizona se pencha et posa un doux baiser sur ses lèvres.
"Je t’aime, tu sembles si bien avec Sofia, je vois à quel point déjà vous
vous entendez et en vous écoutant toutes les deux tout à l’heure, ça en
devenait même sexy. "
"Eh bien, elle est une partie de toi, et j'aime ... cette partie de toi ... eh, attends, comment sais-tu que nous avons
parlé ?" fit Eliza avec un clin d’oeil curieux.
"Je vous ai entendues rire et discuter... Je me suis
assise un instant dans l’escalier, c’était trop mignon »
"Tu es vraiment à croquer, tu sais". Eliza posa un
autre baiser sur ses lèvres avant de
retourner finir de s'habiller. "Maintenant, il vaut mieux s'habiller Dr
Robbins ou tu vas être en retard avec
Miss Sofia et moi encore plus !".
Elles finirent l’une et l’autre de se préparer alors que
Sofia les attendait sagement assise devant la télé du salon.
"Voilà maman", dit-elle en tendant la brosse à
cheveux. "Est-ce que tu peux me faire une tresse?
« Oh, oui bien
sûr chérie" Fit Arizona souriant à la petite fille. Elle s'assit sur le
canapé. "Viens ici."
Sofia s'agenouilla aux pieds de sa mère alors qu’Arizona
commençait à lui brosser les cheveux.
"Bien, j’y vais ". dit Eliza en se penchant pour
déposer tendrement un baiser sur les lèvres d’Arizona. "Je te verrai tout
à l’heure, ok, je t'aime, … Bye Sof."
"Bye Liza, maman a dit que nous allons déjeuner avec
toi, alors travaille bien".
"Oh déjeuner … ok
super, Je suis impatiente !" fît Eliza en leur adressant un clin
d'œil
Le matin était passé si vite avec Sofia qu'Eliza en avait
presque oublié son rendez-vous avec Callie. Elle arriva rapidement à l'hôpital,
généralement, elle préférait arriver un peu plus tôt pour se préparer à ce
genre de rendez-vous mais elle s'était amusée avec Sofia et elle avait laissé
passer le temps sans trop le contrôler. Elle se dirigea vers le hall de
l'hôpital et aperçut immédiatement lCallie, assise sur la chaise juste devant
sa porte de bureau. "Zut, elle est déjà là ! » Pensa-t-elle,
elle qui espérait arriver au moins quelques minutes avant.
"Dr Minick" dit Callie en tendant la main.
"Dr Torres".
Fît Eliza serrant la main tendue. "Entrez." Ajouta-t’elle d’un signe.
Eliza alluma négligemment la lumière et se dirigea vers son
bureau où elle alluma de suite son ordinateur.
« Mettez-vous à l’aise, je vous en prie ! »
« Merci »
« Je vous demande une seconde, je vérifie les éléments
de votre dossier » fît Eliza
Callie prit la chaise juste devant elle et s'assit. En
regardant le bureau, elle remarqua une photo d'Arizona avec Eliza.
"Le mont Rainier, c’est ça ?" demanda Callie
montrant du regard la photo.
"Non le Sainte-Hélène ! fît Eliza empoignant la
photo pour la replacer minutieusement bien en face d’elle tout en appuyant son
regard sur Callie. Puis elle fixa son écran d’ordinateur vérifiant les
informations professionnelles sur Callie qui s’éclaircissant la voix rompit le
silence
"Alors, je sais que nos premières rencontres ont été un
peu tendues mais ici je suis chirurgien. J'espère que Bailey vous a envoyé tout
mon dossier et j’espère que ce qui se passe entre Arizona et vous… enfin dans
nos vies personnelles n’aura pas d’effet sur notre entretien. Le ton de Callie
était devenu nerveux, elle ne savait pas ce que le chirurgien ortho en chef
pensait réellement mais elle espérait qu'elle pouvait tout de même rester
impartiale.
"Callie, écoutez, arrêtons ces politesses convenues,
parlons maintenant, de femme à femme, pas de chef pas d'assistant, ni de
Directeur ni d’employé, juste femme à femme. Je n'ai rien contre vous, même si
notre première entrevue était quelque peu… disons … tendue et cela peut se
comprendre. Vous êtes une passionnée, vous savez ce que vous voulez et vous
êtes déterminée et j’aime cela mais j'espère que vous comprenez que les choses
sont différentes maintenant, je peux vous proposer ce poste non parce que vous
êtes Callie mais parce que je sais que le Docteur Torres est un excellent chirurgien orthopédiste et,
enfin aussi parce que j’apprécie votre manière d’enseigner, en fait vous
m’aviez devancée dans la formation des résidents que j’essaie de mettre en
place ici maintenant.
Callie regarda ses mains puis adressa un sourire poli.
"Oh je suis flattée que vous en ayez eu connaissance, je suppose que c’est
par Bailey ou même Arizona » Callie s’arrêta un instant, semblant chercher
ses mots puis ajouta «Vous l'aimez vraiment, n'est-ce pas ? »
"Je … oui ." fît Eliza en fixant Callie.
"Ecoutez, nous sommes séparées maintenant, ma plus
grande erreur a été de me fatiguer à vouloir la changer, il m'a fallu beaucoup
de temps pour le comprendre enfin elle est heureuse et … Il y
a une lueur dans ses yeux que je ne lui ai pas vue depuis des années. Elle a
vécu beaucoup de choses difficiles et je ne sais pas si »
Eliza l’interrompit en la fixant droit dans les yeux.
«Si, si mais vous faites erreur, Arizona est une personne
extrêmement forte. Chaque fois … je …. Enfin, je … » Eliza s’arrêta un instant, ne
voulant pas s’égarer dans une conversation trop personnelle et reprit
« sachez qu’elle va bien, quand à Sofia, je l’aime déjà beaucoup et je
veux que vous sachiez que je n'ai pas l'intention de prendre votre place »
Callie pouvait entendre la sincérité dans la voix d'Eliza et
répliqua « Merci, c'est tout ce que je demande."
Eliza sentit son téléphone vibrer et le retira de sa poche
pour voir qu’il s’agissait d’un message d’Arizona, elle le lut rapidement et se
retint de sourire « je pense à toi, je t’aime » puis le retourna pour
le poser sur son bureau et s’éclaircissant la voix, elle continua :
"Bien, mais nous sommes ici pour ce
poste, j’apprécie beaucoup le fait que nous partagions le même intérêt
pour l’enseignement des résidents aussi je n’ai plus qu’une question pour
aujourd’hui quand pouvez-vous commencer ?" reprit Eliza reprenant un
ton qui se voulait professionnel.
L’entretien avec Callie s’était finalement bien passé et
après le rendez-vous, Eliza se rendit au bureau de Bailey pour l'informer du
nouveau statut de Callie, elles discutèrent des avancées de son programme et de
la façon dont les résidents en tiraient parti. Après sa rencontre avec Bailey,
il était presque l'heure du déjeuner, elle attrapa son téléphone dans sa poche
et y trouva un nouveau message d’Arizona. « Hé J'espère que tout se passe
bien avec Callie. Je viens de terminer le dossier de Sofia pour l'école. Nous
partons vers l'hôpital. Sofia a parlé de toi toute la matinée et de tes crêpes.
Elle t’aime beaucoup bébé et j’en suis
vraiment heureuse, je t'aime et suis impatiente de te retrouver pour déjeuner
avec Sofia. Kisses»
Eliza sourit au message. Tout allait bien, Sofia l'aimait et
maintenant Callie et elle étaient d'accord au moins au niveau professionnel.
Elle se dirigea vers le hall de l’hôpital pour attendre Arizona et Sofia
qu’elle retrouva quelques instants plus tard alors qu’elles arrivaient la
chercher pour aller déjeuner au fast-food proche que Sofia avait désigné.
Les jours passaient et depuis que Sofia habitait avec elles,
Eliza et Arizona s’étaient installées dans un quotidien confortable et heureux.
Sofia passait un week-end sur deux avec Callie qui avait fini par s’installer
chez Meredith.
Eliza se levait souvent la première le matin et préparait
avec plaisir le petit-déjeuner bien souvent secondée de Sofia qui prenait
plaisir à l’aider. Selon leurs horaires de travail c’était Callie ou Arizona
qui la reprenait à l’école, elles voulaient être présentes dans la vie de la
fillette autant que possible et quand elles travaillaient tard, Eliza s’en
occupait également.
C'était vendredi soir, Sofia passait le week-end avec Callie,
Arizona aimait avoir Sofia à la maison avec elle mais évidemment la présence de
la fillette avait changé leurs habitudes, elles n’étaient plus tout à fait
seules.
"Nous avons la maison entière pour nous ce soir. Sofia
est avec Callie, Andrew est de garde, alors qu'est-ce que tu veux faire ce
soir?" dit Arizona d’un regard malicieux.
"Hmmm ... eh bien, que dirais-tu de changer ces
vêtements pour quelque chose de plus … sexy, j’aimerais bien sortir un
peu". Eliza se pencha et embrassa Arizona: «et quand nous reviendrons,
j’enlèverais tous tes vêtements et te ferais crier tout le reste de la nuit».
Arizona sentit monter une poussée de désir, elle ravala sa
salive alors qu'Eliza la maintenait contre la montée d'escalier et l’embrassait
dans le cou en lui prenant les fesses de
ses mains.
"Humm ... un peu
prétentieux tout çà, mais si tu n'arrêtes pas de m'embrasser et de me toucher
ainsi, nous n'irons nulle part". fît Arizona un peu provocante en se
penchant pour voler un baiser de plus.
"Oh oui, tu as raison
mais tu es si désirable" fît Eliza fébrile "Allez, on va
se changer !" ajouta-t’elle
excitée.
Eliza avait maintenant presque tous ses vêtements dans la
maison. Arizona chercha dans son placard et décida d’enfiler une paire de jeans
skinny noir, et un hot en v profond qui laissait voir le creux de ses seins.
Amusée, elle savait que l'œil d'Eliza serait dessus toute la soirée, alors
pourquoi ne pas la faire languir davantage.
Elle sortait du dressing complètement habillée quand Eliza,
le souffle coupé, s’exclama. "Oh
mon dieu bébé, qu'est-ce que tu me fais, je ne pourrais jamais me concentrer
sur autre chose ce soir, tes fesses dans ce jeans, et ces seins qui me
narguent !" Eliza tendit la main d’Arizona pour l'attirer plus près
d'elle l’amenant presqu’à la chevaucher. "C'est quelque
chose !". Ajouta-t’elle.
Eliza la serrait les mains sur ses hanches, elle lécha ses
lèvres puis enfuit le visage dans la poitrine d’Arizona pour y déposer des
baisers gourmands qui envoyèrent Arizona
au bord de l’excitation, elle se dressa face à Eliza mais de manière à garder
le contact de leurs corps.
"Alors, nous pouvons ..." Fît Arizona en embrassant brusquement les lèvres d’Eliza
puis reprenant dans un souffle court
« Nous pouvons sauter le bar et faire l’amour toute la nuit, ou nous
pouvons aller au bar, et essayer de garder les mains sages jusqu’à ce
soir"
Eliza souffla puis se ressaisit alors qu’Arizona l’effleurait de ses lèvres.
"humm, j’avais furieusement envie de déchirer tous tes vêtements sur
l’instant et de t'emmener là-haut mais non, laissons-nous du temps, allons
boire un verre, diner et danser et quand nous rentrerons tout à l’heure, oh
dieu, je vais te faire jouir si fort que cela vaudra bien l'attente, je te
promets"
Arizona lui sourit. Elle savait que l'attente en valait la
peine et soupira. "Ce programme est alléchant, docteur Minick, alors
allons-y." fit Arizona qui s'était écartée d’Eliza
Eliza au bord du désir, se pencha près de l'oreille d’Arizona
et murmura. "Tu sais que m’appeler docteur Minick est devenu
incroyablement sexy dans ta bouche".
« Je sais." Susurra Arizona avec un sourire
complice "C'est un peu pareil pour moi."
Les deux femmes sortirent finalement et prirent le taxi
commandé. C'était peut-être la seconde fois qu'elles allaient chez Joe en
couple et Eliza était tout de même un peu nerveuse, beaucoup de leurs résidents
et collègues fréquentaient le bar, et bien qu'elles ne cachaient plus leur
relation, elle ne savait pas trop ce que les autres en diraient.
"Allons chérie, entre". Arizona avait pris Eliza
par la main. "Est ce que ça va?"
"Oui, ça va bien sûr, tu te rends compte que c'est la
première fois que nous venons ici vraiment en couple. C'est énorme, tu
sais." Répondit-elle
"Je sais, et j’en suis toute excitée, je suis impatiente
de voir leur tête quand ils verront que
je suis avec la femme la plus sexy du monde " ironisa Arizona.
Eliza sourit, Arizona continuait à l'étonner. "Non
Docteur Robbins, c’est moi qui ai la plus belle femme du monde et elle est
tellement, tellement, sexy …. humm" et elle lui attrapa la main pour
entrer après un rapide baiser.
La foule était grande ce soir-là, ce qui pouvait se prévoir
pour un vendredi soir il y avait les habitués et aussi tous ceux qui sortaient
de l'hôpital, sans parler de tous les habitants de Seattle qui appréciaient le
lieu. Le couple balaya la salle du regard
à la recherche d'un endroit libre pour s'installer Arizona aperçut Maggie,
Jackson, Amelia et Stéphanie installés à une table et sans un mot, elle
entraina Eliza.
"Bonsoir !» fît-elle bien plus fort que la
musique pour attirer l'attention "Pouvons-nous nous asseoir avec
vous?" La dernière rencontre avec Jackson n'était pas la meilleure, et
elle ne savait pas s'ils la voulaient vraiment là avec eux ce soir.
"Bien sûr … Bonsoir Arizona, … docteur Minick, comment allez-vous, vous êtes
superbes toutes les deux !" dit Jackson visiblement détendu
« Bonsoir, merci Jackson » fit Arizona
« Bonsoir à vous, merci Avery » fit à son tour
Eliza
Eliza était étonnée par le début aimable de la conversation
car de tous les médecins assis à la table, elle s'attendait à ce qu'il soit le
seul à ne pas dire un mot mais Jackson continua
"Asseyez-vous,
oublions tous les différents que nous avons pu avoir, j'essaie ne pas me mêler
de la vie des autres, et si Arizona vous apprécie… alors je suppose que vous le
méritez"
"Merci Jackson, j'apprécie vraiment" répondit Eliza
visiblement touchée
«Eh bien, je dis que cela mérite un toast". déclara
Amelia en levant son verre.
"Et qu'est-ce que nous fêtons ?" demanda Eliza
"Un nouveau départ
et une longue amitié !". ajouta Maggie en balayant du regard
la tablée. Les six médecins levèrent leurs verres en clamant ensemble "A
nous et à l'amitié !".
Ils discutèrent un long moment de l'hôpital et aussi un peu
de leur vie personnelle et quelques verres plus tard, Eliza s’était finalement détendue,
elle n'avait jamais été une personne à se soucier de faire des amis sur son
lieu de travail, et quand elle était arrivée au Grey's Sloan, en flashant sur Arizona, elle avait totalement changé de comportement.
Alors que la soirée se déroulait bien animée, Arizona se
rapprocha et embrassa rapidement Eliza sur la joue. "Que dirais-tu si nous
allions tâter la piste de danse."
Eliza sourit en saisissant la main d’Arizona qui l’entrainait
au milieu de la salle. Elles s’enlacèrent pour se serrer davantage sous
l'influence de la musique. Eliza avait toujours un énorme sourire et Arizona ne
pouvait s'empêcher de le remarquer, elle l’embrassa, posa les mains sur ses
hanches et l'attira plus près. Eliza sourit davantage quand elle sentit Arizona
se serrer un peu plus contre elle. Elle se pencha plus étroitement et
l’embrassant dans le cou et murmura "Que dirais-tu si nous sortions
d'ici ?
Arizona ne répondit rien mais elle attrapa fermement Eliza
par la main pour gagner la porte de sortie. Une fois dehors, Eliza poussa
Arizona contre le mur de briques du bâtiment et l’embrassa passionnément sur
les lèvres. "Tu étais si sexy là-bas, j’avais envie de te serrer dans mes
bras mais je ne pouvais pas» murmura-t-elle en la serrant davantage."
Arizona enlaça Eliza par la taille et l'attira encore un peu
plus contre elle et dit "Si tu
penses que c'est assez, attends juste que nous arrivions à la maison Dr.
Minick !".
Sans dire mot, Eliza l’entraina rapidement vers le premier
taxi disponible. Le couple tentait de se contenir ne voulant pas se donner en
spectacle au chauffeur mais comme la main d’Arizona allait et venait sur sa
cuisse, Eliza laissa malgré tout échapper un petit gémissement. Arizona sourit
voyant le chauffeur jeter un œil au rétroviseur. Elle ne s'en fichait pas, mais
elle aimait cependant taquiner Eliza et elle continua appuyant plus fermement
pour écraser ses ongles le long de la cuisse provoquant encore un gémissement.
Eliza aperçut le sourire sur le visage du conducteur alors qu'il regardait à
nouveau dans son rétroviseur, elle se pencha et chuchota "Arizona, si tu
ne t'arrêtes pas maintenant, tu vas me faire jouir ici dans ce taxi, et ce
n'est pas exactement ce que j'ai imaginé !"
Arizona lui sourit malicieusement plissant les yeux puis
s’adressa au chauffeur "Si vous
pouviez nous ramener chez nous un peu plus vite, il y aura un bonus très
intéressant pour vous !".
Le conducteur sourit, sachant exactement de quoi il
s’agissait, ne répondit rien et hocha simplement la tête en direction d’Arizona
signifiant ainsi qu'il l'avait comprise et accéléra un peu plus comme elle
l’avait demandé.
Quelques instants plus tard, elles étaient enfin à la maison,
Eliza impatiente arracha quasiment le
chemisier d’Arizona et la poussa contre le mur de l’entrée en lui suçant le
lobe d’oreille. Arizona défît rapidement la chemise et le soutien-gorge d’Eliza
et les jeta nerveusement sur le sol. Eliza enlaça Arizona tout en l’emmenant
sur le canapé du salon. Eliza chevauchait Arizona et l'embrassait de son cou à
son sein puis d’un geste sûr et rapide elle dégrafa son soutien-gorge pour
l’enlever nerveusement sans perdre de temps avant de saisir un mamelon dans sa
bouche.
Arizona gémit à la sensation de la bouche d'Eliza sur son
sein, prête à jouir juste du toucher quand elle se tourna pour chevaucher à son
tour sa partenaire, elles tombèrent à même le sol, en riant. Elle déboucla
rapidement le pantalon d'Eliza en le tirant avec sa culotte d’un geste rapide,
l’embrassant de son cou jusqu'à ce que
sa bouche flotte au-dessus de son sexe humide. Arizona sentit l'excitation
d’Eliza et, sans perdre un instant, elle enfonça rapidement sa langue dans les plis humides. "chérie"
Chuchota t’elle stimulant davantage le désir d’Eliza, Elle prit son clitoris
entre ses lèvres et le pressa avec sa langue qui tourbillonnait puis elle
inséra deux doigts dans son vagin et entama un va et vient rythmé, atteignait
son point g à plusieurs reprises et
rapidement elle sentit le vagin d'Eliza battre sur ses doigts.
"Chérie, je ... je vais ... oh" gémit Eliza en
s’effondrant. Arizona sourit sûre qu’Eliza avait pleinement joui, elle retira
ses doigts, les lécha et attrapa la chemise posée sur le sol pour s’essuyer.
Eliza, encore haletante, roula sur Arizona, "Et
maintenant, maintenant c’est moi qui vais te faire jouir !".
Elles s’étaient ensuite endormies dans les bras l’une de
l’autre mais la fraicheur de la nuit les avait réveillées et elles avaient
regagné leur chambre pour se rendormir rapidement.
Le soleil traversait
la fenêtre de la chambre d’Arizona quand elle se réveilla, elle se pinça les
lèvres pour les hydrater de sa langue et se tourna pour faire face à Eliza qui
l’enlaçait par la taille en l’embrassant tendrement. C'était un de ces rares
matins depuis longtemps où elles pouvaient s’éveiller tranquillement sans avoir
à se soucier de l’heure pour aller travailler ou préparer Sofia pour l’école.
Arizona se rapprocha d’Eliza et enveloppa de son bras son corps nu.
"Humm ... bonjour chérie" fit-elle la voix encore
craquante de sommeil.
"Bonjour bébé" Fît Eliza avec un large sourire.
. 

En voyant le sourire d'Arizona, Eliza lui répondit avec le
même large sourire. "humm, tu es magnifique chérie".
Le sourire d'Arizona grandit encore. "Je suis heureuse,
je t’aime»
Eliza se pencha pour l’embrasser tendrement. "Et moi je
suis incroyablement heureuse. Je t’aime, je t’aime et j'adore Sofia et j'adore
être ici avec vous deux »
"Je t’aime" répondit simplement Arizona
"Je t’aime », répéta Eliza roulant son doigt sous
le menton d’Arizona et l'emmenant dans un baiser tendre. "Tu es ma raison
d’exister"
Arizona la serra davantage et redit "Je t'aime."
Puis elle posa tendrement un baiser sur les lèvres d’Eliza qui l’approfondit
immédiatement.
"Elle me manque." Dit soudain Eliza, s’écartant un
peu, en regardant Arizona, surprise. "J'ai pris l'habitude de vivre avec
vous deux, que s'en est devenu normal, c'est étrange de se réveiller et qu’elle
ne soit pas là."
Arizona ne pensait pas qu'il était possible de l'aimer plus
qu'elle ne l'aimait déjà mais ses paroles la remplissait davantage d’amour.
"Pourquoi es-tu si incroyable, tu la réclames presque plus que moi … mais
dis-moi, qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui ?"
Eliza nichée dans la poitrine d’Arizona se redressa et
dit "Humm ... t’aimer encore et
encore »
« Chérie ! » fit Arizona faussement fachée
« Eh bien, je sais que c'est une journée de repos mais
je me demandais, puisque Sofia est avec Callie jusqu’à demain, je pensais
que nous pourrions refaire sa chambre et
aller choisir des choses pour la décorer. Honnêtement, le lit et la
commode, ça ne te ressemble pas et
encore moins à Sof, je sais que tu ne pensais pas ce qu'elle vienne vivre
totalement ici mais j’aimerais bien trouver toutes les étincelles et les licornes
et les arcs en ciels qu'elle aime » Eliza s’arrêta un instant, appuyée sur
un coude, elle regarda un peu inquiète sa compagne qui l’écoutait
silencieusement « Est-ce que ça va, je veux dire, si tu ne veux pas, je
comprendrais totalement après tout, c’est ta maison, c’est ta fille. Je voudrais
juste partager çà avec toi, nous pouvons tout faire et avoir fini pour demain
quand Sofia rentrera. Est-ce que tu te
moques de moi ? " fit Eliza remarquant le regard plissé mais souriant
d’Arizona et se rendant compte qu’elle
s’était un peu enflammée.
Arizona la regardait effectivement un peu étonnée et songeuse
et répondit "Vraiment, non je ne me moque pas, allez viens, tu as une
excellente idée chérie, allez, nous
devons nous préparer." Arizona jeta rapidement les couvertures, empoigna
ses béquilles et alla rapidement se doucher suivie d’Eliza qui se contenta de
la savonner amoureusement.
Eliza trouva mignon qu’Arizona soit si réjouie à l’idée de sa
proposition. Elle se surprit à penser un instant qu’elle aimerait aussi avoir
un bébé avec elle. Elle ne s’était jamais posé la question mais maintenant la
présence de Sofia l’amenait à voir la vie différemment, Arizona voudrait-elle
un autre enfant ? Le sujet n’avait jamais été abordé mais elle pouvait
facilement imaginer des petits bébés blonds courir dans la maison, Arizona
ferait les bébés les plus mignons du monde. "Waouh Eliza, tu vas un peu
vite". pensa-elle en elle-même. Elles n'étaient même pas encore en train
de vivre officiellement ensemble mais elle ne pouvait néanmoins s'empêcher de se
demander si les enfants seraient un sujet à aborder avec Arizona.
Les deux femmes passèrent la moitié de la journée dans de
nombreux magasins, à chercher et trouver de magnifiques stickers de licorne,
d'arc-en-ciel, une belle chaise colorée et d'autres décorations pour s’arrêter ensuite dans le magasin de
bricolage et acheter la peinture. Face aux nuanciers et en regardant les images
de son téléphone sur ce qu'elle avait acheté, Arizona n’arrivait pas décider de
la couleur. Elle savait que ce serait violet, Sofia aimait cette couleur mais
elle hésitait entre les nuances.
"Tu es encore plus sexy lorsque tu réfléchis comme si ta
vie en dépendait" murmura Eliza s'approchant et passant un bras autour de sa taille.
"Je ne peux pas décider de laquelle… elles sont toutes deux
si brillantes et si gaies." fit Arizona en soupirant.
"Je pense que celle avec des paillettes serait d’un bel
effet » Dit Eliza touchée de l’indécision de sa compagne,
Arizona se retourna rapidement "tu veux dire celle avec
les paillettes d’or ?"
"Oui, oui et tu peux même en rajouter d’autres,
regarde". Fit Eliza s’amusée de l'excitation d’Arizona.
Après avoir choisi la peinture, le couple rentra. Elles
déménagèrent le lit et la commode de la
chambre afin de pouvoir la peindre et quelques heures plus tard, la peinture
était appliquée. Arizona saisit Eliza et
l'attira près d’elle alors qu’elles regardaient les murs encore humides.
"Tu sais, tu avais raison, avec des paillettes c’est vraiment la couleur
parfaite."
Eliza sourit et se pencha pour embrasser Arizona. " J’ai
quand même de bonnes idées, tu vois" dit-elle en faisant un clin d'oeil
puis elle attrapa la brosse à peinture et peint une longue bande sur le vieux
t-shirt d'Arizona. "Oops ..."
"Oh, tu vas voir Dr Minick !" fît Arizona d’un
air vengeur et d’un geste rapide elle donna un coup de pinceau sur son visage
alors qu'elle la forçait doucement à se baisser puis à s’allonger sur le sol
recouvert d’une bâche plastique.
Elles se mirent à rire et à rouler sur le sol en répandant le
reste de peinture l'une sur l'autre tellement distraites qu'elles n'entendirent
même pas le bruit de pas pourtant feutrés d’Andrew médusé qui restait au seuil
de la chambre en souriant aux deux femmes dans la peinture. "Eh bien, je
vois que vous avez été bien occupées aujourd'hui." Dit-il essayant de
retenir son rire.
"Andrew Hé, qu’en penses-tu ?" demanda Arizona tout
en se relevant du sol aidée d’Eliza.
"Je pense que vous devriez repeindre les murs plus
souvent". Dit-il avec un air malicieux en ajoutant "mais je dois dire
que les paillettes vous vont à ravir !". Il secoua la tête en riant
avant de regagner sa chambre.
"C'était tellement drôle !" dit Arizona en
regardant Eliza dans les yeux" puis elle ajouta « Comment un visage
couvert de peinture peut-il être aussi sexy ?".
Les joues d'Eliza rougirent. "Tu fais que tout devient
sexy".
Elles gagnèrent la salle de bain pour se nettoyer. Après
s'être douchées ensemble et avoir fait l’amour sous la douche, elles pouvaient
passer à la décoration de la chambre. Elles ramenèrent le lit et la commode,
posèrent le tapis arc-en-ciel et commencèrent à placer les décorations.
"Il y a encore une chose." Fît Eliza en regardant
ses pieds. "J'espère que ça ne va pas te déranger mais j'ai vu et j’ai
acheté".
Arizona leva des yeux interrogateurs "Eliza, mais
qu'est-ce que tu as acheté ?"
"Umm ... Andrew,
vous pouvez la ramener maintenant !" Cria Eliza dans le
couloir afin qu’il l’entende.
Quelques secondes plus tard, De Luca arrivait poussant une
énorme maison de poupée blanche. "Eliza !" s’écria Arizona stupéfaite
en posa ses mains sur la bouche.
« Je l'ai trouvée jolie et j’ai pensé à Sofia, … ça ne
te dérange pas, hein?"
"Est-ce que ça me dérange, bien sûr que non, ça ne me
dérange pas mais tu n'avais pas à le faire, mais non, ça ne me dérange pas du tout. C'est beau, mais
quand, comment?" demanda Arizona étonnée de la capacité d'Eliza à faire
une telle surprise alors qu’elle n’avait rien remarqué.
"Eh bien, lorsque nous étions dans le premier magasin,
et que tu regardais les différents jouets, je l'ai vue et je savais que ce
serait parfait ici. Je pense que chaque princesse a besoin d'un château alors
je l'ai achetée et j’ai passé un coup de fil à Andrew pour m’aider et il l'a
ramenée ici, … quand nous …j'étais … hum ... dans la douche … pour qu’on puisse
l’installer ensemble. "
Arizona ne pouvait que sourire. "Merci chérie, c’est
tellement gentil, elle va aimer c’est sûr, et merci Andrew pour ton aide. Cela
ira parfaitement dans ce coin". Fit elle, montrant du doigt l'espace vide
dans l’angle de mur à leur gauche.
Le tout installé, elles s’éloignèrent pour apprécier ce que
donnait leur travail.
"Je suis impatiente de voir la tête qu’elle fera
demain". Dit Arizona étreignant Eliza.
"Tu as fait un travail incroyable, bébé. Elle va être
contente". Fit Eliza embrassant Arizona sur le front.
"Tu veux dire que NOUS avons fait un travail
incroyable." répliqua Arizona en se rapprochant pour joindre leurs lèvres.
"Je n'aurais pas pu le faire sans toi. Allez maintenant au
lit !"
«Chérie ? »
« Oui »
« Je ne pourrais pas »
« Tu ne pourras pas quoi ?
« A ton avis ? »
Eliza éclata de rire et l’enlaça pour l’embrasser rapidement
pour ajouter « Je ne peux pas te faire l’amour car je meurs de
faim ! »
Arizona plissa les yeux puis répondit taquine « Qui te
dit que j’ai envie de faire l’amour ? »
« Toi ! »
« Moi ? »
Elles aimaient se taquiner, Arizona fit un pas, posa son
index sur la bouche d’Eliza qui le suça langoureusement et moqueuse elle
demanda « Tu as vraiment faim ? »
« Oui vraiment et je dois manger si je veux profiter du
dessert ! »
« Tiens donc, tu sais qu’il y a un dessert ! »
«Mais oui je le sais, alors qu’est-ce que tu proposes en plat
de consistance, Madame ? »
« Oh est bien » Arizona qui avait entrainé Elisa
par la main vers la cuisine s’arrêta, semblant réfléchir et proposa
« Lasagnes de courgette à l’omelette, cela vous convient-il
Madame ? »
Eliza éclata de rire et l’agrippant par l’épaule, l’embrassa
avant de répondre « C’est parfait chérie »
Le repas improvisé fit vite fait et elles mangèrent tout en
reparlant de la journée et imaginant la surprise de Sofia le lendemain. Elles
avaient débarrassé la table, Arizona ramassait les serviettes de table quand
Eliza la retint par le poignet pour lui dire « Laisse ça, j’ai vraiment
envie de mon dessert maintenant ! » Arizona répondit par un sourire
complice et elles regagnèrent leur chambre. Elles firent l’amour, Eliza eut
l'impression qu'elle ne dormirait pas de la nuit, tant Arizona n’arrêtait pas
de la câliner. Elles s’endormirent comme souvent dans les bras l’une de
l’autre.
Le lendemain matin, elles se réveillèrent déjà excitées à
l’idée du retour de Sofia. Elles prirent le temps de trainer au lit puis Eliza
prépara un petit déjeuner qu’elle amena dans la chambre. Elles prirent leur
douche ensemble amoureusement puis alors que Eliza se séchait, Arizona proposa
sans plus de manière.
« Pourquoi ne viendrais-tu pas vivre ici ?
« Quoi ? fît Eliza interloquée avant de poursuivre
« tu me demandes de venir vivre ici ? »
« Je veux dire, tu ramènes TOUTES tes affaires ici, tu
n’as pas besoin de garder ton studio enfin, … si tu veux, bien
sûr ! »
« Si je veux ? » fît Eliza en se jetant sur
elle « si je veux, mais bien sûr que je veux, ouiiii je veux ! »
Elles s’embrassaient passionnément quand le carillon d’entrée
retentit, elles se regardèrent toutes les deux et s’écrièrent d’une même voix
‘ « Sofia ! » Dans leur excitation, elles oublièrent
qu’elles étaient encore en peignoir de bain pour aller ouvrir la porte. Eliza
devança Arizona moins rapide dans l’escalier et elle ouvrit la porte sur Sofia
accompagnée de Callie.
« Sofia ! » fit joyeusement Eliza en la
prenant dans ses bas sous le regard défiant de Callie qui lança un
« bonjour » plus détaché
« Bonjour Liza ! fît tout aussi joyeusement la
fillette « maman ! » s’écria t’elle en quittant brutalement les
bras d’Eliza pour sauter dans ceux de sa mère.
« Bonjour ma puce ! » fît joyeusement Arizona.
« Euh… bonjour Callie, excusez-moi ! fît Eliza
« Nous arrivons peut être trop tôt ! »
répliqua Callie toisant d’un air critique
leur tenue.
« Non, non, ça va, nous étions … prêtes » fît
Arizona réalisant qu’elles étaient encore en peignoir.
Alors qu’elles n’avaient pas remarqué que Sofia était déjà
montée, elles sursautèrent toutes les trois aux cris qu’elle poussa
« Maman, maman viens voir ! » Arizona regarda Eliza avec un
sourire complice et proposa :
« Tu peux venir voir Callie si tu veux ! »
Sofia sautillait encore à l’entrée de sa chambre alors que
les trois femmes la rejoignaient puis elle sauta au cou d’Arizona qui la prit
dans ses bras
«Ca te plait ma puce ? »
« Oh oui maman, oh c’est beau, c’est tout ce que je
rêvais ! … Tu as vu maman ? fit la fillette en s’adressant
cette fois à Callie
« C’est grâce à Eliza, tu sais ? ajouta Arizona
« Oh merci Liza, je t’aime ! » s’exclama Sofia
en lui sautant au cou pour la seconde fois au grand plaisir de celle - ci qui
répondit tout en jetant un œil à Callie
« Moi aussi, je t’aime Sofia !
« Bien, je vais vous laisser… en famille ! »
fît Callie un peu froidement en s’éloignant suivie par Arizona qui la
raccompagnait jusqu’à la porte. « C’est bien elles ont l’air de
s’apprécier », ajouta-t-elle avec un sourire convenu « à plus tard
Arizona »
« Au revoir Callie » fît Arizona devinant une
pointe de jalousie dans la voix de son ex.
Arizona regagna l’étage pour trouver Sofia expliquant
sérieusement le rôle du tapis arc en ciel à Eliza assise sur le lit l’écoutant
presque religieusement.
« Bien je vais m’habiller, je ne sais pas pour vous mais
j’aimerais bien aller me promener au parc par ce beau temps » fît Arizona
« Oh oui allons au parc, tu vas venir Liza !
s’écria la fillette
« Ah mais oui volontiers si je suis invitée je veux bien
vous accompagner au parc » répondit Eliza d’un ton reconnaissant
« Laisse-nous toutefois le temps de nous
habiller !» fit Arizona essayant de
calmer Sofia.
Eliza rejoignit Arizona dans leur chambre en fermant la porte
derrière elle et portant la main au front, elle dit « eh bien, en voilà
des émotions ! » puis elle vint s’asseoir à côté d’Arizona qui
enfilait un jean’s, assise sur le lit, elle l’embrassa tendrement sur la joue
puis dit « bien je vais m’habiller car miss Sofia ne va pas tarder à
s’impatienter »
« Oh c’est sûr !... je t’aime » fît Arizona en
finissant d’ajuster son jean’s puis elle attrapa le bras d’Eliza pour l’attirer
contre elle en embrassant ses lèvres.
Quelques semaines étaient passées quand un jour en fin de
matinée, Eliza occupée à l’urgence fut appelée par une des Résidentes.
« Docteur Minick, excusez-moi mais je n’arrive pas à
joindre le Docteur Torres et le Docteur Robbins et comme vous… »
« Liza, Liza ! »
« Mais …. Oh
Sofia mais … qu’est-ce que tu, qu’est-ce
qui s’est passé ?» s’écria Eliza en voyant le visage ensanglanté de la
fillette
« Elle est tombée en cour de récréation, bonjour
Docteur, je suis l’institutrice de Sofia et … »
« Oui bonjour » Eliza adressa un regard distrait à
l’institutrice en inspectant la plaie qu’avait Sofia au niveau du front
« elle a perdu connaissance ? » demanda- t-elle s’adressant à l’institutrice
« Non je »
« Brody, bipez Torres et Robbins ! » ordonna
Eliza à sa résidente tout en posant une compresse sur la plaie « Ok, chérie,
est ce que tu as mal … tu as envie de vomir ?
« Non, ça fait juste mal là au front » répondit la
fillette complètement détendue
« Le docteur Torres est actuellement au bloc et le
Docteur Robbins ne devrait pas tarder » fit Brody revenant quelques
instant plus tard
« Ok merci Brody, bien ma puce, je vais finir de
désinfecter ta blessure et on va aller faire une radio pour plus de sureté mais
il n’y a rien de grave à mon avis, je crois que tu auras un beau pansement
pendant quelques jours » Eliza embrassait Sofia quand Arizona arriva
rapidement
« Qu’est ce qui s’est passé ? » fît - elle
inquiète en les regardant tour à tour.
« Je suis tombée à la récré mais Liza me soigne, maman ne t’inquiète
pas ! » fit simplement la fillette tout à fait détendue
Arizona soupira et finit par sourire devant les regards
souriants de Sofia et d’Eliza « et bien toi, tu m’as fait une de ces
peurs ! »
« Je l’emmenais faire une radio à moins que tu veuilles
y aller » fit Eliza
« Euh, non enfin, si tu peux y aller c’est très bien, je
dois voir les parents du gamin que je viens d’opérer » fit Arizona
« Pas de souci, j’y vais, ne t’inquiète pas ça va aller,
je n’aurais même pas besoin de suturer, la colle suffira »
« Ok, oui bien sûr, je te fais confiance » répondit
Arizona esquissant un petit sourire puis ajoutant « oh, Callie est
prévenue ? »
« Elle est au bloc, elle sera prévenue dès qu’elle en
sort » fit Eliza
« Maman revient tout à l’heure ma puce après ta radio,
ok » fit Arizona en embrassant doucement Sofia sur la joue puis
s’adressant à Eliza elle redemanda « tu es sûre ? »
« Oui, oui, ça va, ne t’inquiète pas ! »
répliqua Eliza avec un sourire rassurant
Eliza suivie de sa résidente emmena Sofia dans le service de
radiologie où les radios furent faites sans trop d’attente. Elle discuta un
instant avec le radiologue tout en regardant les clichés puis revint rapidement
vers Sofia qui attendait avec Brody.
« Tout va bien ma puce » fit Eliza
« Alors je n’aurais pas de piqure, dis ? » fit
la fillette soulagée
Eliza et Brody éclatèrent de rire puis reprirent leur sérieux
rapidement
« Non pas de piqure, sois tranquille ma puce »
répondit Eliza en caressant sa joue de
l’index.
Elles revenaient toutes trois à l’urgence alors que Callie
arrivait à son tour inquiète « Qu’est ce qui s’est passé ? demanda-t-elle
immédiatement en regardant Sofia et Eliza
« Je suis tombée à la récré, ne t’inquiète pas maman, Liza me soigne ! » fit
tranquillement la fillette
« Oui ? » fit Callie encore inquiète en
regardant Eliza.
« Il n’y a rien sur les radios » coupa Eliza puis
ajoutant « Je vais poser simplement la colle, la plaie n’est pas profonde,
à moins que vous vous en occupiez ?
« Non, non, ça va je vous fais confiance » fit
Callie en poursuivant « ça va ma crevette, tu n’as pas trop mal, Eliza va
s’occuper de toi, je …. Je suis attendue au bloc, je reviens dès que j’ai fini
d’accord ? »
« Oui Maman, d’accord je n’ai pas peur tu sais, Liza a
dit que je n’aurais pas besoin de piqure c’est ça qui me faisait un peu peur
mais maintenant ça va, Liza c’est comme toi ou maman, elle sait me
soigner » répondit la fillette laissant les deux femmes ébahies.
« Ok c’est bien, écoute Maman a beaucoup de travail, je
reviendrais te voir tout à l’heure Ok, tu es sage ?
Sofia adressa un sourire tranquille à sa mère qui quitta
rapidement la salle.
« Merci Brody » fit Eliza en prenant le plateau de
soins apporté par la résidente et enfilant immédiatement les gants stériles
« ok, Sofia tu restes bien couchée et tu ne bouges pas, ok ma puce ?
« D’accord Liza » fit Sofia en croisant
tranquillement les bras alors qu’Eliza posait un petit champ stérile sur elle.
Quelques instants plus tard, les soins étaient terminés
« et voilà c’est fini, je suis fière de toi chérie, tu es vraiment
une grande fille » fit Eliza en hochant la tête de satisfaction.
« Excusez-moi, je voulais attendre la fin des soins mais
ma présence n’est surement plus utile je pense et malgré deux mamans médecins
qui n’ont pas le temps, Sofia me semble être entre de bonnes mains !» fit
l’institutrice, jusque-là silencieuse mais visiblement sarcastique.
Eliza fronça les sourcils et répliqua poliment, s’appliquant
à rester calme « oui tout à fait Madame, Sofia est entre de bonnes mains,
oui ses mamans sont médecins mais ont des patients qui attendent des soins
autrement plus importants que ceux que je viens de faire et non Madame, vous
n’êtes plus tenue de rester, j’imagine que votre travail est terminé, au revoir
Madame ! »
« Oui, au revoir Docteur … au revoir Sofia !
fit l’institutrice décontenancée
« Au revoir Madame » fit la fillette
Eliza adressa un regard contenu à Brody qui avait observé la
scène puis dit « Brody, vous restez dans les parages s’il vous plait, je
fais le tour et je reviens»
« D’accord Docteur, pas de souci, je peux remplir le
dossier si vous voulez ?
« Oh oui, oui très bien, merci Brody, je reviens ma puce
ok » fit Eliza en s’éloignant
« Brody, c’est ton nom de Docteur ? » demanda
Sofia curieuse et complètement à l’aise
La résidente sourit et répondit en riant « oui c’est mon
nom de Docteur, sinon je m’appelle Maria »
«C’est joli Maria, moi je m’appelle Sofia, Sofia Robbins
Sloan-Torres et j’ai 6 ans !
« Oui j’ai vu que tu es une grande fille, est ce tu
connais ta date de naissance ? » demanda Brody qui remplissait le
dossier de Sofia
« Oui, 20 avril 2010 et j’habite 2147 Parc de la mer,
avant j’habitais New York, tu sais ! »
« Alors dis-moi, tu préfères New York ou
Seattle ? »
« Oh j’aimais bien New York mais ici j’ai mes deux
mamans alors je préfère Seattle » Sofia fit la conversation pendant un
moment à Brody qui riait gentiment de ses expressions et de ses questions.
« Et voilà notre blessée ! » fit Arizona
revenant quelques temps plus tard
« tout va bien Brody ? »
« Oui Docteur, tout va bien, la demoiselle a été
parfaitement sage, vous avez là une grande fille»
« Oh oui, Merci d’avoir pris un peu de votre
temps » fit Arizona qui s’assit sur le bord du lit en soupirant un peu
« ça va ma puce, j’ai pu m’arranger avec Karev qui va me remplacer, je
vais voir Eliza et nous rentrons …
ah mais la voilà !
« Ca va toujours ma puce ? fit Eliza
« Oui Liza, ça va »
« J’allais te voir, je vais rentrer avec Sofia, je
viendrais te rechercher tout à l’heure si tu veux »
« Je rentre avec vous, il est tôt mais je laisse les
rênes à Kepner, les urgences sont calmes pour le moment et elle se fait une
joie de me remplacer, elle me bipera si besoin !
« Ok, je préviens Callie que nous rentrons » fit
Arizona en prenant son téléphone pour saisir le texto.
Elles rentrèrent toutes les trois, heureuses d’être ensemble
un peu plus tôt que d’habitude. Sofia en profita pour se laisser câliner dans
les bras de sa mère au côté d’Eliza. Un peu plus tard dans l’après-midi, Callie téléphona pour prendre des nouvelles
et Arizona lui proposa de passer si elle le voulait et elle accepta. Callie
arriva un moment plus tard, accueillie par Eliza qui lui ouvrait la porte
« Entrez, elles sont dans le salon » proposa Eliza
« Maman, maman ! » s’écria Sofia quittant
brusquement les bras d’Arizona pour sauter au cou de Callie.
« Oh doucement Sofia, ne t’énerves pas ! » fit
Calllie en l’accueillant
« Je t’en prie, assieds-toi » fit Arizona « tu
veux un café, un thé ? »
« Un café, c’est très bien, merci » fit Callie
« Laisse chérie je vais aller le préparer, tu en veux
un, Sofia tu veux quelque chose ? » proposa immédiatement Eliza
« Oui je veux bien un café aussi, merci » fit
Arizona d’un sourire reconnaissant
« Je peux avoir un peu de Coca ? » fit Sofia
regardant tout à tour ses mamans puis Eliza qui se regardèrent en souriant.
Sofia se laissa câliner dans les bras de Callie puis lança au
bout d’un moment à l’arrivée d’Eliza apportant les 3 cafés et la mini canette
de coca sur un plateau « Ce serait bien si j’avais toujours mes mamans
comme ça !» Sofia regarda tour à tour Callie et Arizona puis ajouta
« et avec toi aussi Liza … dis, tu veux bien faire des mots mêlés
avec moi ! » Ce qui les fit éclater de rire et finit par détendre
Callie visiblement émue.
« C’est souvent comme ça tu sais, notre fille a un
faible pour le docteur Minick ! fit Arizona en regardant Callie « il
faut dire qu’elle sait à qui elle s’adresse, n’est-ce pas Docteur Minick ? »
fit Arizona faussement critique
« Oui peut être mais je ne sais pas lui résister »
fit Eliza jetant un bref regard à Callie
« D’accord, d’accord, je vais encore passer pour la
méchante ! » répliqua Callie en riant « bien je vois que tout va
bien, je vais vous laisser » ajouta – t’elle un peu plus tard en se
levant.
« Tu peux rester un peu et même dîner avec nous »
fit Arizona spontanément
« Oh oui maman, oui reste dîner avec nous, dis Liza tu
fais des pâtes à la cabo ... corba … »
« Carbonara! » fit Eliza en riant et en articulant
face à Sofia puis ajoutant « Oui bien sûr, c’est une bonne
idée !
« Ok puisque vous insistez » fit Callie qui ajouta
très subjectivement « Je vois qu’Eliza sait, entre autres, aussi
cuisiner »
« Oui et puis elle fait des crêpes au chocolat, miam,
miam « s’exclama Sofia heureuse qui abandonna brutalement sa grille
de mots mêlés pour suivre Eliza à la cuisine « Je vais t’aider Liza, tu
veux bien ? »
« Ok, on y va chef ! fit Eliza en jetant un regard
rieur vers Callie et Arizona
Eliza était partie vers la cuisine avec Sofia qui lui avait
pris la main sous le regard attendri de ses mamans
« Dis donc, j’étais loin de l’imaginer comme ça »
fit Callie à Arizona
« Oui, elles s’entendent comme des larrons en foire.
Viens, tu vas voir à la cuisine c’est quelque chose ! » Proposa
Arizona invitant Callie à la suivre
Un peu plus tard, elles finissaient le repas préparé par
Eliza et Sofia qui continuait à les amuser. Puis Sofia se mit à bailler et à se
frotter les yeux ce qui fit se lever Callie « eh bien merci pour ce
délicieux repas, Sofia tu es fatiguée je vais rentrer maintenant et tu vas
aller au lit»
« Au revoir maman, tu vois je suis grande, je sais faire
la cuisine avec Liza » fit la fillette en embrassant sa mère
« Oui, j’ai vu c’est vrai tu es grande … à demain ma
crevette, … Merci, c’était sympa ! » fit Callie en s’adressant à
Arizona et Eliza qui l’accompagnaient à la porte.
Quelques heures plus tard tout le monde était couché, Arizona
et Eliza blotties l’une contre l’autre se caressaient après avoir fait l’amour.
« Sofia était heureuse d’être là avec vous
deux ! » fit Eliza songeuse
« Oui c’est sûr mais encore plus de cuisiner avec
toi ! fit Arizona pointant son index sur la bouche de sa compagne
« Tu regrettes
parfois de ne plus être avec Callie ? »
« Quoi ?» s’exclama Arizona surprise de la question
« Non rien, je dis des bêtises » fit Eliza toujours
songeuse
« Oui des bêtises ! » reprit Arizona se
redressant sur elle pour l’embrasser tendrement « est-ce que tu peux imaginer
un instant que tu serais ici si c’était le cas ?
« Désolée, je m’égarais »
« C’est ça tu t’égarais Docteur Minick ! reprit
Arizona sur un ton moqueur
« Le docteur Minick vous aime Docteur Robbins »
murmura Eliza en resserrant son étreinte puis ajouta « je me demandais tout à l’heure en vous voyant
toutes les deux … »
Arizona pinça ses lèvres et dit « aller vas-y, même si
c’est une bêtise, tu te demandais quoi ? »
Eliza la serra dans ses bras et répondit « tu as raison
c’est une bêtise » puis elle s’arrêta un instant et poursuivit «je me
demandais si … si tu préférais faire l’amour avec elle ou avec moi »
« Alors là, c’est vraiment la plus grosse bêtise que
… » s’exclama Arizona en l’obligeant à venir sur elle « dis-moi,
est-ce que tu me compares avec Britany ?
« Non, c’est totalement différent ! »
« Alors tu as ta réponse Docteur Minick et arrête avec
ce genre de question, d’accord, et au fait tu me fais toujours parler mais toi
tu ne dis jamais rien, pourquoi t’es-tu séparée de Britany ?
«Oh, je ne l’ai pas quittée c’est elle qui… » Eliza
marqua une pause semblant hésiter puis poursuivit « elle m’a quittée pour
un homme et se marier… »
« Oh désolée chérie, j’étais loin de »
Eliza la couvrit de petits baisers rapides sur le visage et
murmura à nouveau « je t’aime »
Elles s’endormirent ainsi l’une à demie sur l’autre quand un
peu plus tard, Sofia en pleurs, se mit à crier « Maman, maman,
Liza ! » Elles se regardèrent
un instant puis Eliza se leva « j’y vais ! » fit-elle en
embrassant rapidement Arizona sur l’épaule et enfilant son peignoir.
« Qu’est ce qui se passe, ma puce ? fit-elle en
posant le revers de la main sur la joue de la fillette de façon à voir si elle
avait de la fièvre
« Liza, Liza, je peux aller dormir avec toi, je ne peux
pas dormir l’araignée veut manger mes
pieds ! » répliqua Sofia en se blottissant dans les bras d’Eliza
« Allons chérie, tu as fait un mauvais rêve, il n’y a
pas d’araignée, rendors-toi, c’est fini d’accord » répondit Eliza en la
serrant dans ses bras et la recouchant. « Je laisse la porte ouverte,
ok »
« Oui d’accord» fit la fillette se blottissant contre
son oreiller alors qu’Eliza la bordait et déposait un baiser dans ses cheveux.
Eliza s’était recouchée, avait raconté le cauchemar à Arizona
qui se rendormit immédiatement. Elle s’endormait à son tour quand elle sentit
Sofia venir se glisser sous la couette entre elle et sa mère. Eliza sourit au
contact des petits pieds froids mais ne dit rien et finit par se rendormir. Le
matin venu, c’est Arizona qui réveilla malgré elle la chambrée.
« Mais qu’est-ce que tu fais là ? »
marmonna-t-elle la voix encore endormie avant de voir que Sofia dormait
profondément
« Shut » fit doucement Eliza « elle a fait un
cauchemar et elle est revenue seule un moment après l’avoir consolée, je vais
la recoucher »
Quelques mois étaient passés quand un jour, Eliza se trouva
mêlée à une violente dispute entre Callie et Karev à propos d’une jeune
patiente arrivée à la suite à un accident de scooter avec un pied très abimé
qui les opposa immédiatement. Karev envisageait l’amputation et Callie
préconisait de réparer au mieux les multiples fractures et déchirures. Bien
entendu, les résidents témoins de ce duel verbal et hésitant à choisir leur
camp incitèrent Eliza à arbitrer la situation, jouant la diplomatie et ne
voulant heurter ni l’un ni l’autre, elle finit par demander un temps de
réflexion, de toute évidence nécessaire jusqu’au lendemain. Callie comme Karev
avaient chacun leurs arguments mais Eliza de par sa spécialité était plutôt
d’accord avec Callie, il fallait avant tout sauver le pied et ainsi éviter une
amputation.
Soucieuse de ce duel, Eliza en discuta le soir avec Arizona
qui d’emblée soutint aussi la position de Callie. Le lendemain, après avoir
expliqué sa position à Karev, Eliza accompagna Callie au bloc avec April et De
Luca afin de réparer le pied de la jeune patiente. Cinq heures plus tard, Ils
sortaient tous les quatre du bloc. « Eh bien, ce n’était pas une mince
affaire mais ça valait le coup ! fit Eliza à Callie qui répliqua d’une voix
sourde.
« Oui je suis contente qu’on ait pu aller jusqu’au bout
dites, on peut se voir ... dans votre bureau ?
« Oui, oui bien sûr ! » fit Eliza étonnée
Quelques instants plus tard, elles atteignaient le bureau.
«Entrez, asseyez-vous, je vous en prie ! fit Eliza, « vous voulez un
café ?
« Oui je veux bien, merci, écoutez Min … Eliza, je
tenais d’abord vous remercier de m’avoir soutenue sur cette intervention mais
je voulais vous parler aussi, la situation de ces derniers temps m’est
insupportable, je trouve Alex de plus en plus odieux et ce dernier conflit n’a
fait que confirmer le malaise, Arizona le défend toujours et …
« Non, je pense plutôt qu’elle …»
« Ecoutez, je voulais vous prévenir que j’allais quitter
le service, je vais participer au Programme d’Aide Humanitaire mis en place par
la fondation Avery… » Ajouta Callie en coupant Eliza
« Callie, vous … !
Callie la coupa à nouveau pour continuer « écoutez, je
ne retrouve pas vraiment mes marques ici et cette histoire avec Alex ne fait
que compliquer les choses, enfin voilà, j’y réfléchis depuis un moment, je vais
partir en mission d’un an au Malawi, je n’ai pas de souci à me faire pour Sofia
puisqu’elle se plait chez sa mère et avec vous
« Callie, écoutez-moi, j’imagine que vous avez réfléchi
à tout ça, votre poste ici sera sûrement
très vite occupé et vis-à-vis de Sofia, vous … »
« Je resterais en contact avec Sofia, il y a le
téléphone et il y a internet après tout et pour le reste, elle sera avec sa
maman donc elle ne devrait manquer de rien et puis … » Callie marqua un
temps d’arrêt et ajouta « et elle est de toute évidence bien avec vous»
« Vous en avez parlé à Arizona ?
« Non pas encore, je préférais vous en parler avant,
enfin de manière officielle »
«Vous comptez lui en parler quand, parce que je ne pourrais
pas faire comme si je ne savais rien … » fit Eliza visiblement ennuyée
« Oh je me doute, je vais essayer de la voir avant
qu’elle ne parte ce soir »
« Ok bien, vous comptez partir quand ?
« D’ici une quinzaine de jours si possible »
Eliza fronça les sourcils et Callie la quitta pour rejoindre
Arizona dans son service et lui annoncer son départ.
« Tu as vraiment réfléchi Callie, tu sais que Sofia va
poser des questions, j’aimerais que ce soit toi qui lui en parle, je ne veux
pas qu’elle … »
« Oui, ne t’inquiète pas, je lui parlerais ce week-end,
quand nous serons toutes les deux, elle est grande tu sais et puis elle est
bien chez toi, elle a repris sa vie ici,
ce n’est pas comme si je l’abandonnais »
Arizona leva les sourcils encore étonnée de l’annonce de
Callie.
Dès le vendredi soir, Callie annonça son départ à Sofia qui
ne s’inquiéta pas outre mesure car pour elle rien ne changeait vraiment, elle
habitait chez Arizona et Eliza et le Malawi ou New York ça ne changeait pas
grand-chose pour elle qui avait été habituée à avoir ses deux mamans à
distance.
Callie s’envola vers le Malawi.
Chapitre 5
Se réveiller
"Oh, certainement pas
son mari !" Arizona, qui venait du bloc opératoire, se mêla à la
conversation de ses collègues. A l’urgence, un peu plus tôt, elle avait déjà
entendu parler d’un couple blessé en train de faire l’amour dans leur voiture
qui avait glissé dans un ravin.
"Pourquoi pas le mari?" Demanda De Luca.
"Le sexe dans une voiture c’est seulement quand la
relation est nouvelle !», répliqua-t-elle tout en effaçant son intervention sur
le tableau de planification des blocs.
« Ca pourrait être un adultère", insinua Jackson.
Maggie avait du mal à imaginer un tel scénario. "Alors
pourquoi le faire dans une voiture ? … on ne peut être que mal à l'aise, avec
le levier de vitesse, et la console - et il n’y a pas de place, ce n’est
vraiment pas l’idéal !"
"Il vaut mieux avoir une grosse voiture", précisa
Eliza ironiquement.
Arizona, se tournant vers le groupe, la regarda rapidement.
Elle essayait de garder un visage neutre, ce qui n'était guère facile avec les
flash-backs de la dernière nuit qui lui traversait l’esprit. Pendant un moment,
le bavardage du petit groupe se transforma en bruit de fond, ses doigts
couraient sur l'écran de son téléphone
"Veux-tu être mal à l'aise dans ma voiture ?"
saisit-elle en texto à Eliza seulement à quelques pas d’elle. Après avoir
appuyé sur le bouton d'envoi, son attention revient à la discussion avec la
voix de Maggie. "... amoureux, c’est triste"
"C’est triste qu'est-ce que tu veux dire?" Demande
Jackson.
"Eh bien, deux personnes amoureuses, qui veulent aller
dans un endroit tranquille pour faire l’amour et finissent au fond d'un canyon,
c’est vraiment triste", expliqua
Maggie.
"Wow! ", s'écria Arizona.
"C'est ce qui s'est passé !" se défendit Maggie.
Jackson semblait en avoir fini avec les sentiments et dit
"Les gars, peut-être que ce n'est pas d’une histoire d’amour dont nous
parlons ici mais de sexe et de sexe
urgent"
Un peu excitée par le sujet, Arizona ne pouvait s’empêcher de
regarder Eliza à nouveau. Tandis que dans sa tête, les souvenirs de la nuit se
bousculaient toujours
"C'est super cynique, pourquoi les gens ne croient-ils
plus au grand amour ?" dit Arizona, concentrant à nouveau son attention
sur la conversation.
"Qu'est-ce qui ne va pas avec vous, sérieusement ?"
fit Eliza la soutenant dans son raisonnement
et avant de s’éloigner ensemble vers le hall
"Qu’est-ce que tu as fait ce matin ?" lui demanda
Eliza, alors qu'elles s'arrêtaient au distributeur automatique pour prendre un
café, ce qui n’était en fait, qu’une excuse tacite pour un petit tête-à-tête.
Arizona lui sourit. "Une atrésie oesophagienne, et je
suis épuisée mais je ne peux que m’en prendre à moi … ou à nous ! » fît-elle
fronçant les sourcils et donnant un léger coup de coude au côté d’Eliza puis
elle montra ses mains « sais-tu, combien il est difficile d'opérer sur un
« humain minuscule » quand tes doigts semblent engourdis parce que ta
nuit a été agitée, je ne plaisante pas ! "
"Hé, je suis … mais tu deviens violente !",
s’écria Eliza en se tenant le coté comme si elle avait mal. "Allez, ton
post-op t’attend et moi j'ai des résidents qui attendent aussi. Oh, bien ... On
se voit plus tard", dit-elle en s’éloignant avec un clin d’oeil.
"On se voit plus tard", répondit amoureusement
Arizona.
Arizona passa l’heure suivante, entièrement concentrée sur
son patient. Elle retira son téléphone qui vibrait dans sa poche et vit qu'elle
avait un nouveau message d’Eliza.
"Ta voiture ou la mienne ?" Maggie m'a fait peur …
de grands canyons à Seattle, tu savais ?
La réponse est venue rapidement. "Non au troisième, dès
que tu peux !" saisit Arizona.
Arizona s’affaira à terminer ses comptes rendus opératoires
et une partie de sa paperasserie puis gagna le troisième étage. Eliza n'était
pas arrivée quand elle entra dans la salle de garde, elle retira ses chaussures
et s'étendit sur le petit lit de garde. Elle ne voulait pas l'admettre, mais le
manque de sommeil de la nuit dernière laissait des traces, elle décida qu'elle
pouvait fermer les yeux pendant une seconde ou une minute et s’assoupit jusqu'à
ce qu'elle entende une voix familière.
"Tu es là, je t’ai cherchée partout, oh tu
dormais?" demanda Eliza un peu surprise, en fermant la porte derrière
elle.
«Non, non, le sommeil n'est pas à mon programme en ce moment
!
Eliza s'assit sur le bord du lit et retira ses chaussures,
regarda Arizona en riant. « C’est mon lit ! » Fit-elle un peu
provoquante.
"Non parce que c'est le mien et j’ai droit à une petite
sieste !" fit Arizona, e souriant, elle sourit, et tendant les bras, comme
une invitation. "Viens ici !"
Eliza se coucha, retrouva aisément sa place dans l'étreinte
d’Arizona, reposant sa tête dans le creux de son épaule et enveloppa de son
bras libre la taille de sa compagne. Du bout de son doigt, elle commença à
caresser le bras nu d'Arizona et elle se mit à rire. « C’est drôle de se
retrouver ici comme des amants clandestins »
"J’ai juste envie de souffler un peu, je n’ai pas
beaucoup de temps, je vais ... " susurra Arizona, tout en essayant de
réprimer un bâillement.
"Oh mais tu es vraiment fatiguée !", soupira
Eliza doucement en la serrant davantage. « il faut dormir la nuit Docteur
Robbins ! » ajouta-telle moqueuse
« Oui mais figurez-vous que je suis amoureuse de ma
femme et que j’ai toujours envie d’elle »
« Mais vous êtes une obsédée sexuelle Docteur
Robbins ! » s’exclama Eliza en riant tout en enlevant sa tunique
Puis elles restèrent un moment sans parler, sans bouger
savourant la tranquillité de l’endroit puis les doigts d'Eliza explorèrent la
peau d’Arizona, dessinant des figures invisibles d’un léger toucher. Arizona
plongea le nez dans les cheveux d'Eliza, absorba son parfum, reconnaissant
l'odeur de son propre shampooing. « J’adore me réveiller avec toi, tu
sais »
"Même quand je renverse du café sur ton short ?"
demanda Eliza un peu taquine.
"Tu veux dire que tu l’as complètement trempé en
renversant la tasse pleine ?" précisa Arizona en retour d’un ton
faussement fâché.
"Oui, même si j'ai aimé te voir dans mon tee-shirt
c’était encore mieux quand tu as dû l’enlever ! » s’exclama Eliza en
déplaçant doucement sa main vers la cuisse d’Arizona. "Je suis tellement
désolée chérie", murmura-t-elle
faussement attristée.
Arizona serra doucement le bras d'Eliza qui se redressa un
peu, appuyée sur un coude, regardant Arizona dans les yeux. "Tu es
vraiment heureuse ?" demanda-t-elle.
"Oui ! sussura Arizona. "Comment pourrais-je
ne pas l’être?" Pour ajouter de la force à ses mots, elle attira Eliza
dans un baiser passionné et quand leurs lèvres se séparèrent, leurs yeux se
rencontrèrent, elle chuchota. "Je t’aime, tu sais !"
"Oui je sais mais je t’aime plus encore" fit Eliza,
tout en déplaçant doucement sa main vers un sein puis elle se pencha pour un
autre baiser plus passionné
Arizona s'est rapidement perdue dans ce baiser qui était à la
fois doux et chaud, sans fin tandis que la main d’Eliza s’aventurait sous sa
tunique et commençaient à parcourir la peau nue de son ventre. Elles s’embrassaient
passionnément quand elles s'arrêtèrent, figées dans un vacarme sortit de nulle
part.
Chapitre
6
De feu, de sang et de
larmes
Arizona, étendue au milieu de débris d’acier, de verre, de
bois et de béton, reprenait connaissance découvrant abasourdie par la chaleur,
la fumée, les flammes et l’odeur de brûlé qui avaient envahi les lieux. Ses
sens commençaient à revenir et bien que ses oreilles bourdonaient fortement,
elle pouvait entendre les bruits métalliques stridents autour d’elle. Hésitante, elle tourna doucement la tête
cherchant à voir un peu plus loin, en tendant la main comme pour faciliter la
réponse qu’elle attendait, elle s’écria sans pouvoir contrôler les larmes qui
inondaient son visage ensanglanté.
« Eliza ! ».
Ses yeux balayaient la salle éventrée, la porte détachée de
ses charnières cassées et tous les meubles renversés. L’étagère de l'autre côté
de la pièce était tombée aussi. La couchette supérieure du lit superposé où
elles étaient, était effondrée sur la partie inférieure.
Arizona, encore sidérée était désorientée dans la pièce qui
semblait maintenant à l'envers. Elle tourna la tête pour voir le mur éventré.
Elle vit le ciel sombre ou se reflétait la lueur bleue de gyrophares dans la
fumée noire et cet énorme trou béant dans le mur et le sol non loin d’elle.
Arizona se rendit compte que c'était de là d’où venait la fumée qui envahissait
le lieu. Quelque chose était arrivé là, juste à côté et reprenant lentement ses esprits, elle se
dit « il y a eu une explosion? »
«Eliza, Eliza ! » Elle hurla à plusieurs reprises sans
trop bouger sachant trop bien, qu’elle était blessée au vu de la douleur
provoquée par chacun des mouvements qu'elle faisait. Tout en continuant à
appeler désespérément Eliza, elle arrivait à faire le point sur son état. L’explosion
lui avait fait perdre sa prothèse, elle s’aperçut aussi qu’elle avait un
morceau de verre planté dans sa cuisse, elle chercha autour d’elle mais ne
trouva rien qui puisse faire office de pansement ou de garrot. Elle savait
qu’elle devait bouger le moins possible mais il lui fallait trouver Eliza. En
rampant sur son coté, elle arriva à s’approcher du trou béant dégageant au
mieux à son passage le sol jonché de débris. Au fur et à mesure que son esprit
revenait, la douleur provoquée par ses blessures la faisait crier et les larmes
coulaient malgré elle.
« Eliza ! » hurla-t’-elle à nouveau en s’étranglant sous la
douleur
Puis elle s’évanouit à nouveau. Des images d'un paysage
rempli de morceaux d’avion brisé, une fumée étouffante, cette horrible odeur de
sang avec la douleur criante dans sa jambe, c'est trop ... Elle est dans les
bois. Elle peut le dire, sans même lever les yeux, par le sol humide, par
l'odeur des feuilles, par les formes de danse de la lumière du soleil et de
l'ombre juste devant elle. Quand elle lève les yeux, elle est entourée d'arbres
cassés et de débris de ce qui était un avion, elle souffre ! Et elle qui
n'a jamais eu peur dans sa vie, elle se dit qu'elle va bien. Elle peut gérer la
douleur, la douleur ne tue pas ! Les choses ne peuvent pas empirer, les choses
iront mieux. Elle a toujours été une optimiste. Elle commence à cracher du
sang, ce qui lui fait penser que ce n'est pas seulement de sa jambe dont elle
doit s'inquiéter. Ses amis ne sont pas en mesure de l'aider. Ils sont blessés
aussi, Christina lui apporte de l’eau tant qu’il y en a. Ils sont tous seuls,
elle est toute seule. Le feu s’éteint la première nuit, la nuit la plus sombre
de sa vie. Ensuite, il y en a une deuxième, une troisième et une quatrième
nuit. Il n'y a pas de
nourriture et surtout pas d'eau. Il y a des insectes tout autour d'elle attirés
par l’odeur du sang. Elle ne peut pas leur échapper, elle ne peut pas les
combattre. Pour la première fois de sa vie, elle perd tout espoir, elle a peur.
Elle qui a rarement eu peur dans sa vie.
« Arizona ... Eliza ? »
Au début, les voix semblaient venir de loin, se perdant dans
le bourdonnement constant de ses oreilles. Arizona reprenait conscience... elle
n'était pas dans les bois mais à l’hôpital dans ce qui restait de la salle de
garde éventrée.
Arizona inspira fortement, puis expira lentement. Elle se
savait en état de choc, tremblante et en sueur, les larmes coulaient toutes
seules. Elle tendit le cou, ne pouvant voir qu'une partie du chaos autour
d'elle, certains des interphones grésillaient et laissaient entendre des voix
entrecoupées.
"Arizona ... Eliza ?" des voix les appelaient, les
secours approchaient, elles étaient recherchées. Elle connaissait ces voix et
cela la rassurait un peu.
"Eliza, Eliza, où
es-tu ?
"Je suis là" répondit Eliza, la voix faible, cassée
et haletante. "Je suis ici !"
Arizona soupira soulagée. La voix était proche, pas très loin
derrière elle. Elle se tourna difficilement grimaçant de douleur, essayant de
se relever un peu en s'appuyant sur un coude, elle regardait autour d’elle une
fois de plus, scrutant l’obscurité sans aucun signe d'Eliza. "Je suis
là", répondit-elle à Eliza, "Es-tu derrière ces casiers, cette
étagère ?"
La réponse d'Eliza n'était pas vraiment rassurante. "Je
crois que je suis en dessous".
Il fallut à Arizona toute sa volonté pour traverser la pièce
en rampant à travers les débris qui
l’égratignaient un peu plus au fur et à mesure de son déplacement. Enfin, elle
trouve Eliza allongée sur le dos, la tête et l'épaule ensanglantées contre le
mur, l’étagère lui couvrant le bas du corps. Elle avait l'air aussi faible que
sa voix, mais un petit sourire apparut sur son visage blême quand elle vit
Arizona. "Salut," dit-elle, comme si elles se retrouvaient pour le
café.
"Coucou", répond tendrement Arizona en se
rapprochant un peu plus "N’aie pas peur, les secours arrivent, je les ai
entendus" puis elle tendit le bras pour toucher sa main. Au prix d’une
douleur vive, elle arriva à se glisser encore un peu plus près pour arriver
près de son visage.
Eliza, pleinement consciente de la lutte d’Arizona, l'arrête
tout de suite. "Ces casiers sont très lourds, je ne peux pas bouger, j’ai
mal. Ils vont nous trouver, n'est-ce pas ?" Elle cesse de parler pendant
une seconde en grimaçant puis continue après avoir repris son souffle:
"Peux-tu juste ... tu peux rester ici avec moi ?"
Arizona saisit sa main et la serre, sans préciser que sans sa
prothèse elle ne peut pas aller très loin. "Je suis ici, je ne vais nulle
part. Nous allons attendre ici ensemble, ils nous cherchent, je les ai
entendus"
Eliza hocha la tête, visiblement inquiète, "Comment ça
va toi ?" demande-t-elle faiblement.
"Je vais bien, ne t’inquiète pas ", dit Arizona.
Trop étourdie pour discuter, Eliza accepte le mensonge
pourtant évident. Elle regarde autour d’elle. "Qu'est-il arrivé? … Une
bombe ?"
Arizona secoue la tête. "Je ne sais pas, peut-être ou
une fuite de gaz … On dirait que nous étions juste à côté, le lit a été soufflé
et nous a projetées dans la salle».
"Oui, je crois avoir fait un vol plané là, juste dans ce
mur, je dois l’avoir cassé d’ailleurs", ironise Eliza.
Arizona serre doucement sa main. "Tu as cassé le mur, tu
crois ?", fait elle inquiète, fronçant le sourcil.
"Nan, c’est lui qui m’a cassée on dirait, j’ai mal à la
tête et à l’épaule» Eliza essaie de sourire, juste pour montrer qu'il n'y a pas
de raison de s’inquiéter mais une grimace de douleur raconte une toute autre
histoire, elle ne peut s’empêcher de gémir
"Dis-moi que tu peux sentir tes jambes!" demande Arizona
inquiète incapable de cacher la peur dans sa voix.
Eliza la regarde dans les yeux à nouveau. "J’ai
tellement mal partout que je ne sais même plus si j’ai des jambes !"
"Hé, arrête d'accord, dis-moi, réponds moi, s’il te
plait !". Dit Arizona qui arrive à passer doucement sa main dans ses
cheveux pour la ramener rapidement ensanglantée. Elle essuie vite le sang sur
sa tunique, ne voulant pas effrayer Eliza, puis écarte doucement les cheveux
derrière son oreille, dévoilant un peu plus son visage blême. Eliza croise son
regard et tend lentement la main effleurant son visage.
"Oui je crois les sentir comme des coups de couteaux,
j’ai sûrement une fracture … tu penses toujours que je suis sexy ?"
demande- elle voulant être rassurante.
"Tu plaisantes, tu as vraiment une sale tête, va falloir
faire un effort !" répond Arizona qui essaie aussi de cacher son inquiétude.
Eliza grimace de douleur mais tend à nouveau le bras,
atteignant le visage d’Arizona qui se penche un peu. Les doigts d'Eliza
trouvent son front et en l’effleurant à peine, Arizona grimace au toucher qui
réveille des plaies. "Pardon, je t’ai fait mal !", dit
pauvrement Eliza.
« Dis-moi, est ce que tu peux bouger ton bras gauche et
tes jambes, Eliza réponds moi s’il te plait ?»
« Je crois, oui, mais c’est très douloureux » finit
elle par murmurer après un instant de silence
Arizona s’allonge à nouveau sur le sol pour soulager son dos,
sans toutefois lâcher la main d’Eliza. La salle devient étrangement
silencieuse. Les oreilles d’Arizona bourdonnent toujours, mais elle pense que
si elle peut entendre les sirènes des camions de pompiers à l’extérieur c’est
qu’il n’y a rien de grave, ça va passer. Elle voit Eliza qui lutte essayant de
parler mais aucun mot ne sort, ses
paupières semblent de plus en plus lourdes; elle les ferme de plus en plus
souvent mais se force à les ouvrir à nouveau.
«Arizona ?
« Oui ? »
« Si jamais je … je devais avoir besoin d’une longue réa
… arrête les »
«Arrête, ne dis pas de bêtises, on va s’en sortir, on a
encore plein de choses à faire, et Sofia nous attend, d’accord ?... Eliza
ne t’endors pas, reste avec moi ! » Arizona sent que l'emprise
d’Eliza sur sa main devient plus faible, et sa respiration plus lente.
Qu'est-ce qui leur prend tellement de temps, pourquoi ne sont-ils pas déjà là
?, se demande-t-elle à propos des secours
"Arizona chérie" demande brusquement Eliza.
" Oui ?"
Les yeux d'Eliza la cherchent et se fixent un moment, elle
gémit « je t’aime » Puis, avant qu’Arizona puisse répondre, elle referme
les yeux.
« Eliza !!! Ne t’endors pas s’il te plait …
Eliza ! s’écrit-’elle désespérée en pleurant puis des voix brisent le
silence "Steph … Stéphanie, Oh, mon
Dieu, Oh non !" Elle reconnait la
voix d’April puis enfin, le bruit de quelqu'un qui pousse violemment les doubles
portes encore debout, déchire l’effroyable silence et une lumière fend
l’obscurité. Arizona réagit immédiatement à la voix familière, impatiente de
trouver du secours.
"April, April c'est toi ?" Elle hurle encore.
"Nous sommes ici, il y a quelqu’un, … quelqu'un ?" et essaie de crier
à nouveau. "C'est Arizona. J'ai besoin d'aide … ici … ici !"
appelle-t-elle encore en se retournant vers le trou dans le sol, mais les gens
en bas continuent à faire trop de bruit. Une pensée lui traverse la tête, elle est déjà là depuis longtemps, elle sent
l’accélération des battements de son cœur et sait que c’est l’état de choc qui
s’installe et la panique de ne pas être retrouvée encore une fois. Cette panique qu’elle ne
contrôlera pas forcement longtemps vu son état. Elle respire profondément,
essayant désespérément de garder sa respiration sous contrôle, puis hurle de
désespoir.
"Apriiiil ! ".
Enfin, elle se calme. "Qui est là ?" demande
quelqu'un. "Qui appelle ?"
Arizona n'est pas sûre. "C'est moi, Arizona, je suis
ici, au troisième", s'écrit-elle encore une fois. "Je suis avec
Minick, elle est gravement blessée, dépêchez-vous !"
Enfin, les lueurs des torches trouent et balayent
l’obscurité, les secours arrivent. Elle soupire, elle peut lâcher prise
maintenant.
Après ce qui ressemble à une éternité, c’est April qui arrive
la première près d’elle, suivie de Webber et de Warren. "Arizona, tu vas
bien ?" s'écrie April, s'agenouillant près d’elle tout en regardant autour
d’elle, déconcertée par le chaos.
Arizona se reprend. "ça va, rien de grave, je
pense… Minick est là, dépèche-toi"
gémit-elle en tendant la main sur le côté. "Elle a frappé le mur avant
qu'elle ne soit piégée sous cette étagère. Elle respire, mais elle a perdu
connaissance il y a quelques minutes".
Ben décharge de suite l’étagère et s'apprête à la soulever
quand Webber l'arrête brusquement. "Attendez. Attendez, elle est restée là
pendant trop longtemps, nous ne pouvons pas libérer la pression comme ça. Allez
chercher une civière en premier et assurez-vous qu'il y a un bloc de prêt.
Prévenez Hunt et Shepherd !" Warren sort de la pièce sans plus de
questions, exécutant ainsi l’ordre de son chef. Webber se tourne à nouveau vers
Arizona. "Que pouvez-vous nous dire, Robbins ?"
"Elle pouvait bouger la tête et le bras droit, son
épaule gauche semblait bloquée. Je ne sais pas pour ses jambes mais elle a dit
qu'elle pouvait les sentir. Elle souffrait énormément,… elle a aussi une grosse
plaie au niveau de l’oreille… à gauche".
Webber semble pensif. "D'une certaine façon, c’est une
chance qu’elle se soit évanouie, une fois l’étagère levée, la douleur sera
pire !
« A-t-elle
semblée confuse?" demande April tout en auscultant Arizona.
"Non, je n'ai pas remarqué de désorientation, elle
parlait bien jusqu’à ce qu’elle perde conscience brutalement" Elle
s'arrêta une seconde pour reprendre son souffle, puis continue, se répétant
"J’ai senti du sang près de son oreille, elle a une grosse plaie, elle
était vraiment faible".
Alors qu’Arizona essaie de partager autant de détails que
possible, April finit de l’ausculter et lui pose un masque à oxygène alors que
des pompiers commencent à dégager les
plus gros débris autour d’elles. April enveloppe Arizona d’une couverture de
survie. "Bien ça va aller, essaie de bouger le moins possible, viens-ici
?" dit-elle doucement en la serrant doucement contre elle pour la
réconforter.
"Ca va", redit Arizona. "Occupe-toi d’Eliza …
April s’il te plait !".
A ce moment, Warren et De Luca reviennent chargés chacun
d’une civière d’urgence à la main. Ils vont directement vers Eliza, lui posant
de suite délicatement une minerve puis tandis que l’un pose un masque sous
oxygène l’autre introduit une perfusion de sérum salé.
"D'accord, dès que cette étagère est levée, nous devons
nous dépêcher," fait Webber en continuant "Il est préférable d'avoir
le geste approprié car on ne doit perdre aucune minute, il existe un risque
grave de SIC, nous n'avons pas l'équipement approprié ici, alors nous devons
être nous-mêmes les instruments dès maintenant. Warren, J'ai besoin que vous
gardiez un œil sur sa respiration et son pouls. À la seconde, où nous relevons
ce poids, vous devez être prêt à réagir, soyez vigilant à tout signe
hémorragique … de choc » fait Webber qui souligne les effets possibles et
les plus dévastateurs du syndrome lésionnel par choc. " Il faut également
la garder aussi immobile que possible, nous ne pouvons pas risquer une blessure
spinale".
Alors que Webber dirige les résidents, Arizona bien
qu’inquiète, ne peut pas s'empêcher de
sourire un peu malgré la situation, Webber dirige et enseigne, Eliza serait
heureuse.
Avec Warren juste à côté d'Eliza, Webber et De Luca, en
s’assurant de la protéger, arrivent enfin à redresser l’étagère en position
verticale dans un seul essai. Immédiatement, April déplace la civière abaissée
près d'Eliza. Arizona, aperçoit alors le bas du corps d'Eliza délivré dans une
position quasi désarticulée.
" A trois, on lève !" ordonne April aux trois
hommes qui la glissent sur la civière dans un mouvement fluide. Puis, April
attrape le pantalon ensanglanté d'Eliza pour le déchirer d’un coup sec au
niveau de la poche « merde, elle est en train de se vider de son
sang !». s’écrit - elle en ajoutant
", Warren, De Lucca, venez avec moi!" ordonne April aux résidents,
qui avaient déjà ajusté la civière.
"La pression artérielle est en train de chuter !"
avertit Warren "Elle fait un choc hypovolémique, aller on y va, vite, on
l’emmène !" hurle April.
Ils passent devant Arizona qui voit alors Eliza maintenue
dans une coquille et April comprimant de toutes ses forces la hanche couverte
d’un champ opératoire déjà ensanglanté laissait deviner une importante
blessure. Sans réfléchir, elle essaye de se lever oubliant qu’elle n’a plus sa
prothèse.
"Whoa, whoa doucement qu'est-ce que vous faites ?"
s’exclame Webber la repoussant doucement mais fermement par l’épaule.
"Je dois aller avec elle", s’écrit Arizona les
larmes aux yeux. "Laissez-moi aller avec elle !"
Webber la regarde. "Robbins, vous devez être soignée
vous aussi, vous le savez et elle est entre de bonnes mains, calmez-vous
!"
Arizona ferme les yeux; impuissante, elle sait qu'elle ne
plus lutter davantage. Un pompier qui vient d’arriver sur un signe de Webber
approche l’autre civière, elle se glisse dessus et avec Webber, ils la lèvent.
Elle se laisse faire, épuisée c'est enfin son tour de fermer les yeux, un peu.
Quand elle les rouvre un peu plus tard, elle est à l’urgence
et n’a plus aucune notion du temps écoulé.
« Eliza, laissez-moi aller la voir ! s’écrit-elle
immédiatement en voulant se relever.
« Doucement, doucement ! » dit calmement De
Luca en poursuivant « vous ne pouvez aller nulle part,
d’accord ! »
Arizona reprenant ses esprits se rend compte alors qu’elle
est sous oxygène, sous perfusion et sous monitoring cardiaque, sans prothèse et
voit De luca en train de suturer la blessure de sa cuisse.
"Comment est votre tête, des étourdissements, nausées
?" lui demande –t-il tout en enroulant un bandage autour de la cuisse
qu’il vient de suturer. «Heureusement, les dommages sont minimes, Il n'a fallu
que six points de suture » précise-t-il.
"Non, ça va, juste un mal de tête." Répond Arizona
"Vos oreilles ?" De Luca poursuit son examen.
"Encore des bourdonnements".
De Luca sécurise le bandage. "Bien", dit-il
"maintenant, suivez ma lampe, ok, serrez ma main, … bien".
Arizona suit le stylo du regard, lui serre les mains. Quand
il atteint son pied pour vérifier ses réflexes, il fronce le sourcil. "Où
est votre chaussure?"
"Je ne sais pas" déclare Arizona sans autre
explication.
De Luca soupire, Arizona le regarde, pensivement, prenant
conscience de son corps endolori. "Andrew, si je dois rester ici, tenez-moi au moins au courant, s’il vous
plait ».
De Luca semble hésiter, il soupire. "D’accord pas de
souci mais ne bougez pas"
"Andrew, j’ai besoin de savoir ", reprend Arizona
qui l’agrippe au poignet.
Il se rapproche un peu plus près d'elle. "D'accord,
d’accord !", réponde De Luca, tout en continuant à nettoyer les
plaies de ses mains et de son visage, "Ok, à première vue, il n’y a rien
de méchant mais restez tranquille, d’accord !».
"Non, je veux savoir pour Eliza" soupire
Arizona"
« Elle est toujours au bloc, c’est Kepner et Shepard qui
s’en occupent, je n’en sais pas plus … je pense que ça devrait aller mais
je peux demander au docteur Avery de vous voir si vous voulez être sûre de ne
pas avoir de vilaines cicatrices", dit De lucca en finissant de panser la
plaie frontale.
Arizona ne répond pas. Son esprit est ailleurs.
"Qu'est-il arrivé là-bas ?" demande-t-elle. "Qui avons-nous perdu
?"
De Luca la regarde, le regard à la fois perplexe et
consterné. "Qu'est-ce qui vous fais penser que nous avons perdu quelqu'un
?" Elle ne le regarde pas, son regard semble fixé sur un point
invisible" Parce que je peux le sentir," dit-elle.
Pris de cours, De Luca avale sa salive, puis tousse
nerveusement. "Edwards, nous avons perdu Edwards. Nous ne savons pas ce
qui s'est passé, juste qu'elle était là-haut avec ce type, le voleur de voiture
qui s'est avéré être aussi un violeur. Il est mort également, il a dû mettre le
feu quelque part"
Pendant un moment, Arizona ne bouge pas et ne répond pas
puis, elle hausse un peu les épaules, l'air vaincu. "J'aimais bien
Edwards", soupire-t-elle doucement.
"Très bien, les résultats du scan sont
disponibles!" fait Webber annonçant ainsi son retour dans la salle de
trauma. Arizona tend le bras à Webber qui savait à l'avance qu'elle aurait
voulu voir par elle-même, et lui donne de suite la tablette.
"Vos scan sont bons", sourit Webber tentant de la
rassurer" Pas de souci".
Arizona regarde rapidement les scans, puis rend la tablette.
Elle est trop fatiguée, effrayée et triste mais elle veut savoir.
"Maintenant, nous attendons Shepherd. Elle examinera vos
scans dès qu'elle aura terminé au bloc", explique Webber.
"Ils travaillent toujours sur elle, Laissez-moi
... !" Arizona s’énerve à nouveau, essaie de se relever mais Webber
la repousse doucement sur l’oreiller.
"Vous ne pouvez
pas, Robbins laissez-les faire leur travail " dit-il juste et calme comme
toujours.
Arizona respire profondément. "Elle est là-bas depuis
des heures. Est-ce que vous savez au moins ce qui se passe, qui est avec
elle?" demande-t-Elle désespérément.
Webber tire un tabouret et s'asseyant près du lit répond
calmement "Je ne sais rien encore. Kepner est là-bas, avec Shepherd et
Pierce. Minick est en bonnes mains, Robbins vous devez leur faire
confiance".
"Je sais", dit Arizona. "C'est juste ..." dit-elle résignée en fermant les
yeux.
Pendant un moment, ils restent silencieux. Ensuite, Webber
parle à nouveau, doucement. "Les gens savent-ils, à propos de vous et
Minick, à propos de vous deux ?"
Arizona le regarde et hausse les épaules. "Je ne sais
pas enfin si, quelques-uns mais honnêtement, je m'en fiche"
Webber hoche la tête. Il saisit doucement son bras en le
pressant d’un signe affectueux. Un instant plus tard, Amelia entre en attirant
leur attention, elle porte toujours son calot et son sarrau de bloc. Elle
semble tendue, ce qui n’est pas un bon signe.
"Arizona, salut, je suis désolée, les choses sont un peu
folles ce soir. J'ai ..."
Arizona l'interrompt brutalement, espérant des nouvelles
d’Eliza. "Dis-moi simplement"
Amelia inspire. "Ok, tes scans ne montrent rien, aucun signe d'hémorragie ou de fracture.
Cependant, je veux te garder ici pour ce soir, juste en observation. Tu as
quand même une légère commotion cérébrale, alors je veux que tu prennes du
repos. Je vais te faire préparer une chambre mais bon pour l'instant, les
choses sont rassurantes. "
Arizona s’énerve à nouveau « Je m’en fiche, je sais pour
moi mais Eliza est …"
Amelia semble confuse pendant une seconde. "Eliza, oh
oui, Minick! Ouais, non, elle ne va pas trop bien".
Arizona s’impatiente, regarde Webber et fixe Amelia qui lit
leurs questions dans leurs yeux. "Amélia, s’il te plait, dis-moi !
«Ecoute, je ne veux vraiment pas discuter de détails avec toi
maintenant, tu dois te reposer !
L'expression sur le visage d'Amelia lui montre qu'elle ne pensait plus à
leur relation. "Vous … ah oui c’est
vrai … excuse-moi, j’avais oublié, oui vous êtes ensemble!"
s'exclame-t-elle
Arizona cligne des yeux et se recule pour se laisser retomber
sur l’oreiller, la position verticale aggravant son mal de tête. Tout en tenant
son front égratigné et pansé, elle fait face à nouveau à Amelia.
"Amelia, s'il te plaît, tu dois me dire," implore
Arizona. "Je deviens folle ici !"
Amelia semble réfléchir une seconde pour trouver ses mots,
puis elle soupire, avance et s’assoit sur le bord du lit. Arizona devient plus
nerveuse, son cœur semble exploser, sa gorge se serre, elle avale sa salive.
"C'est vraiment mauvais, n'est-ce pas ?"
"On dirait qu'elle a eu la malchance de toutes les
manières possibles, cette étagère hyper chargée, cette cloison qu’elle a dû
traverser et ce mur de béton … Elle a une fracture du crâne, qui a entraîné un
œdème cérébral mais c’est sous contrôle maintenant, nous allons la surveiller
de près. Nous devons également faire un Scan dès qu'elle sera assez stable.
"
"Plus d'hémorragie ?" Demande Arizona.
"Non, il n’y a plus de saignement ". répond Amelia.
"Mais le risque est toujours là".
"Et sa tête ?"
Amelia secoue négativement la tête. "l’œdème cérébral
est résorbé, pour le reste, je ne sais pas encore, nous avons besoin de plus de
scans pour cela aussi. Et pour savoir avec certitude ..."
Arizona termine la phrase. "... elle doit se
réveiller !"
Amelia hoche la tête en signe d’acquiescement. "Il y a
aussi", poursuit-elle. « Avec cette étagère tombée sur elle, son
colon et son rein ont été perforés, provoquant de nombreuses hémorragies et entraînant
le choc hypovolémique. Kepner a réussi à
stopper les hémorragies. Maggie la surveille de près il n’y a pas de souci au
niveau cardiaque, c’est déjà ça".
"Et les fractures ?" Demande Arizona.
"La bassin est fracturé à plusieurs endroits avec l’os
pelvien ainsi que son fémur. Lorsque j'ai quitté le bloc Kepner et Warren
étaient dessus. Elle aura besoin d'une sérieuse rééducation quand elle ira
mieux."
Arizona ferme les yeux une seconde, analysant ce qu’elle
vient d’entendre Quand elle les rouvre,
elle regarde Amelia et dit simplement. "Merci Emi".
"Maintenant, tu fermes les yeux et tu te reposes,
d'accord, il ne reste que quelques heures avant le matin et alors nous en
saurons plus et pour ce qui est de Sofia, ne t’inquiète pas j’ai prévenu Meredith
qui va la garder le temps qu’il faut", dit Amelia en se levant. « Ne te
sauve pas, compris ! »
Arizona frappe la couverture, juste à côté de sa jambe
blessée, montrant qu'il n'y a rien en dessous. "Pas de souci à ce
sujet", dit-elle
"D'accord, je demanderai à De Luca de te ramener une
autre prothèse ... mais pas avant demain
matin!" ajoute Amélia en quittant la chambre.
Quelques heures plus tard, le jour se levait et De Luca
ramenait la prothèse d’Arizona dans sa chambre. Elle s’était assoupie et murmura
« Eliza »
« Shut, ne bougez pas, je ramène votre prothèse »
chuchota De Luca
Arizona sourit en guise de remerciement et se rendormit pour
se réveiller une heure plus tard avec la visite d’Amélia
"Comment vas-tu ?" dit-elle en arrivant. "Tu
as pu dormir ?"
Arizona avait dormi puisqu'elle avait cauchemardé
d'hélicoptère volant sans la trouver, cauchemar fréquent depuis le crash et
dont elle se réveillait volontiers. "ça va", dit-elle.
Amelia tapota sur la tablette puis demanda "Comment est
le mal de tête?"
"Ca s’atténue", répondit Arizona.
"Bien", dit Amelia. "Je ne te retiens plus
ici, mais je ne te permets pas de travailler. Tu as besoin de repos. Je te
reverrai dans quelques jours. D'accord ?"
Arizona hocha de la tête et accepta sans protester puis face
à Amelia demanda. "D'accord, … dis-moi comment est-elle?".
"Elle se bat," dit Amélia. "Elle a eu une
petite hémorragie sous-arachnoïdienne, cette nuit mais j’ai pu réparer, il n’y
a plus de problème. Maggie, dit que son cœur est fort et c’est une bonne chose,
Kepner a réussi à contrôler toutes les hémorragies et les fractures. Maintenant
elle est aux Soins Intensifs, elle est sédatée et monitorée nous avons dû
l’intuber, le choc hypovolémique a … il y avait pas mal de dégâts. Nous verrons
comment ça se passe, nous partons de loin... »
Arizona repris à nouveau. "Je veux la voir !"
"Oui bien sûr, ça
va ?"
"C'est bon, oui " Amelia apporta la prothèse et
Arizona s’assit lentement sur le bord du lit pour l’adapter et s’habiller
rapidement. Une fois debout, elle ferma les yeux, sa jambe blessée ne lui
faisait plus trop mal et elle piétina comme pour s’assurer sur ses deux jambes.
« Allez, on peut y aller » dit-elle fermement à Amélia.
Amélia accompagna Arizona qui ralentit sa démarche au bout un
moment, sa jambe devenant douloureuse, elle grimaça en se tenant la cuisse.
« Tu es sûre que ça va ? demande Amélia avant de
poursuivre après le hochement de tête d’Arizona « sinon je
t’accompagne »
« Ca va aller, tu as autre chose à faire, ne t’inquiète
pas, ce n’est plus très loin » dit Arizona une fois arrivées devant
l’ascenseur
Amélia se tourna vers elle. "Tu es bien sûre, ça va
aller ?" redemanda-t-elle avec bienveillance.
Arizona lui sourit, juste pour la rassurer. "Je vais
bien ».
Arizona détestait ce secteur de l'hôpital, heureusement elle
n’avait pas à y aller trop souvent, puisque l'Unité de soins intensifs
pédiatriques était à un autre étage et quand elle devait y être c’était en tant
que médecin et non comme visiteuse ce qui changeait complètement son abord. En
rentrant dans l’unité, elle vit de suite Eliza à travers les vitres du box
vitré situé en face de l’entrée. ,
Elle ouvrit la porte
vitrée sur le point d’avancer mais elle d’arrêta, comme subitement
pétrifiée, Eliza, immobilisée dans le
lit, reliée à des fils de perfusion et de monitorage semblait soudainement plus
fragile encore que la veille, le tube dans la bouche, le bandage qui
enveloppait sa tête, ce plâtre qui semblait énorme, le bras gauche en écharpe,
les fils, les tuyaux, les machines et le bruit des moniteurs, il ne restait
plus grand-chose d’elle ... La tête lui tournait, elle était médecin et elle
pouvait rien faire. Elle s’appuya d’une main contre le montant de la porte
prise d’un vertige, même le bip pourtant familier des machines n’était pas
assez fort pour supprimer toutes ces voix, y compris la sienne qui revenaient
en écho dans sa mémoire " Elle saigne … Nous la perdons, …Sa tension chute
… Nous avons du sang … Tu n’es pas le
médecin ici … i l est trop tôt pour dire
quoi que ce soit … nous avons fait tout notre possible, maintenant nous devons
attendre qu'elle se réveille !" Arizona pensa à Callie qui aurait
peut-être pu la rassurer.
Les jours qui suivirent, Arizona resta près d’Eliza, de jour
comme de nuit. Les infirmières passaient régulièrement vérifier les constantes,
elle lui parlait d’elles, de Sofia et de
l’hôpital, avec chaque jour l’espoir d’une réponse à la question qu’elle
répétait invariablement « peux-tu simplement vivre, vivre pour moi, s'il
te plait chérie !".
Ce jour-là, Arizona, à demi couchée sur le lit avec la main d’Eliza dans la
sienne, était assoupie.
"Ari-zo-na ?"
Arizona cligna des yeux se rendant compte qu'elle s’était
endormie, elle ne savait plus si elle avait rêvé ou si elle avait réellement
entendu cette voix cassée et sourde à peine audible mais familière qui
l’appelait, elle redressa la tête pour voir Eliza qui tout en clignant des
yeux, essayait de parler.
« Eliza !... Eliza attends, attends chérie, n’essaie pas de
parler tu as un tube dans la gorge »
s’écria-t-elle en se levant pour lui caresser la joue de manière à la
rassurer. « Je vais appeler Amelia, attends, chérie ! » Arizona appuya sur le
bouton de l’alarme et aussitôt infirmières et résidents arrivèrent dans la
chambre « Appelez Sheperd, vite
! » ordonna t’elle
« Elle se réveille,
elle voulait parler ! » s’écria Arizona à Amélia arrivée presque immédiatement.
« Oui, elle est réveillée ... je vais l’extuber» fit Amélia
après avoir vérifié les pupilles et les premiers réflexes d’Eliza. « Ne
bouge pas Eliza, je vais enlever ce tube, essaie de déglutir si tu peux,
inutile de te dire que ce n’est pas agréable… mais ça va aller vite, reste
calme … et voilà c’est terminé ! » fit Amélia visiblement soulagée,
joignant le geste à la parole.
Arizona, debout, piétinait presque sur place, tous ces
gestes, elle savait les faire, elle les faisait chaque jour sur ses patients
mais là, elle ne pouvait que regarder. Eliza sans bouger la tête, balaya le
regard de droite à gauche et s’arrêta
sur elle, en toussant lors du retrait pourtant délicat du tube qui l’avait
aidée à respirer.
« Arizona » redit-elle simplement la voix cassée mais
tentant un petit sourire épuisé.
« Eh bien, on peut dire que tu nous as donné des sueurs
froides ! » dit Amélia tout en reprenant son auscultation. « Serre ma main »
fit-elle à deux reprises.
Eliza obéit sans quitter Arizona des yeux et esquissant un
sourire plus sûr avec les minutes qui passaient.
« Qu’est-ce que … »
« Shut, ne force pas, tu dois te reposer, chérie ! » dit
Arizona, surexcitée de joie, puis elle l’embrassa doucement sur la bouche
devant Amélia qui sourit et dit « bien, je vous laisse, je ne suis pas loin… »
Eliza sourit et cligna des yeux en signe de reconnaissance et
dit simplement «merci !».
Elles se regardèrent un long moment en silence, puis Arizona
pétrissant et embrassant les mains d’Eliza finit par dire « Tu m’as fait
très peur tu sais ? ».
« Oui » fît-elle tristement, se rendant compte de
l’état dans lequel elle est. « Dis-moi ce qui s’est passé et toi, et
Sofia ? »
Arizona décida d’éviter le décès d’Edouards «Sofia va
bien, c’est Meredith qui s’en occupe, elle veut te voir, je te l’amènerai
mercredi, il y a eu un incendie avec l’explosion de la salle des gaz au
troisième… nous étions juste à côté, tu as été grièvement blessée. »
«Depuis quand, je suis là ?... il n’y a pas eu de
victime, et toi … ?
« Il y aura 15 jours demain, tu as eu un grave trauma
crânien, de nombreuses fractures au bassin et au fémur et l’épaule gauche
démise… Owen, April et Amélia se sont occupés de toi toute une nuit, c’est ton
bassin qui a tout pris, tu es ainsi plâtrée pour un certain temps chérie »
poursuivit Arizona.
« Et toi ? » reprit Eliza
« Je vais bien, rien de grave, ne t’inquiète pas »
De sa main valide, Eliza porta la main d’Arizona à la bouche
pour l’embrasser tendrement « Pas de victime ?, s’inquiète-t-elle à
nouveau
« Si… Edouards » dit Arizona après un moment
d’hésitation et lui embrassant la main à son tour.
« Eh bien je vois
que cela va mieux, bonjour, Mesdames ! s’écria Webber en arrivant dans la
chambre, visiblement réjoui.
«Oui, ça va merci Monsieur … répond Eliza, la voix encore mal
assurée et un peu déstabilisée par la visite
« Bonjour Richard’ fît Arizona réjouie.
« Je voulais vous saluer et prendre de vos
nouvelles » fît Webber aimablement « mais je vois que ça à l’air
d’aller beaucoup mieux et j’en suis heureux, je vais vous laisser… Arizona,
prenez votre temps, on s’occupe de vous le temps qu’il faudra »
« Merci Richard »
« Qu’est-ce qu’il veut dire ... tu es… »
Arizona la coupa immédiatement « ne t’inquiète pas, il
voulait juste dire que tous nos amis m’aident en assurant mon travail pour que
je puisse rester avec toi… »
« Nos amis, c’est … » Eliza ferma brusquement les
yeux
« Eliza ! » s’inquiéta Arizona
« Je … je suis fatiguée… » fit-elle tristement
« Oui, oui c’est normal, repose-toi… je suis là »
fit Arizona en déposant un baiser sur sa joue.
Durant les jours qui suivirent, Eliza dormit encore beaucoup,
Arizona ne la quittait que pour aller dans son service ou passer rapidement
chez elle se changer et voir aussi Sofia chaque soir chez Meredith. Quelques
jours plus tard, elle arrivait dans la chambre avec Sofia afin de les
tranquilliser l’une et l’autre.
Les jours et les
semaines avaient passé, renforçant la guérison d’Eliza et deux mois plus tard,
Eliza était enfin libérée de son plâtre et aidée de béquilles, elle pouvait
péniblement mais enfin aller s’asseoir au fauteuil.
« Quand est-ce que tu vas marcher, quand est-ce que tu
vas revenir à la maison Liza ? s’était écriée la fillette qui lui avait
sauté au cou quand elle l’avait enfin vue au fauteuil.
« Je reviens bientôt ma puce mais avant il faut que je
remarche un peu, tu sais ! »
Au fil des jours, Eliza aidée de béquilles se déplaçait seule
dans sa chambre, chaque jour, le kiné allongeait le parcours dans le couloir et
un peu à la fois ses pas devenaient plus sûrs.
Un matin alors qu’Arizona était près d’elle, Owen, April et
Amélia arrivèrent ensemble, contrairement à leur habitude, puisqu’ils venaient
plutôt à tour de rôle selon le bilan à faire.
« Bonjour Eliza… Arizona, ne vous inquiétez pas, nous
sommes venus ensemble car comme on vous l’a déjà dit, tout va mieux et il n’y a
donc plus aucune raison de te garder ici. Alors comme nous en avions déjà
discuté, il te faut une véritable rééducation fonctionnelle … Eliza, tu dois
absolument récupérer ta force, renforcer ton dos, … ici les kinés font de leur
mieux mais ce n’est pas suffisant… si il y en a un centre qui te paraît
bien … » ajouta Amélia qui savait que de par sa spécialité Eliza était
professionnellement en contact avec les centres spécialisés.
« Je veux aller à Portland, je les connais, ça ira très
bien et ce n’est pas loin » fit elle en prenant la main d’Arizona.
« Ok, on va les contacter et préparer ton compte rendu
de transfert » fit Amélia souriante « On te … on vous tient au
courant, ok »
Chapitre 7
Pour le meilleur et
pour le pire
Eliza avait donc passé douze semaines dans le centre de
réédaptation de Portland et s’était appliquée à suivre les longues et pénibles
séances de rééducation, encouragée par les visites régulières d’Arizona
accompagnée de Sofia le mercredi et le week-end. Elle avait ainsi récupéré une
bonne mobilité et marchait sans béquille. Elle pouvait ainsi rentrer.
Eliza s’éveillait alors que le soleil inondait déjà la
chambre. Elle regarda étonnée Arizona, déjà habillée, assise près d’elle sur le bord du lit.
« Bonjour Bébé, oh tu as déjà conduit Sofia ?» fît
Eliza en lui embrassant tendrement la main.
« Bonjour chérie » répondit Arizona en se penchant
pour l’embrasser tendrement « oui je l’ai conduite, elle voulait aller à
l’école avec toi mais je ne t’ai pas
réveillée tu dormais bien et tu as encore besoin de repos ! »
Ajouta-t’elle en souriant
«Merci c’est gentil mais tu sais ça va» Eliza tendit la main
à Arizona et l’attira pour l’étreindre amoureusement en l’allongeant contre
elle. «L’idée d’être de nouveau avec toi est délicieuse »
« Wow doucement Docteur Minick, tu es en
convalescence ! »
« Je vais bien et je n’ai rien à faire d’autre que de
t’aimer »
«Tu dois te reposer,
mais si jamais tu veux t’occuper, je peux t’aider à faire ce que tu
avais accepté » fit doucement Arizona
« Euhhh, de faire ce que j’ai accepté ??? »
« Oui, tu as oublié ?...
« J’ai oublié … quoi ?» fit Eliza un peu inquiète
« Je t’avais proposé d’emménager ici avec Sofia et moi…
à moins que tu ne veuilles plus ! »
« Oh si, …oui, mais reconnais que je n’ai pas eu le
loisir d’y penser ni même de le faire … chérie !
« Je sais bien, je te taquinais un peu » fît
Arizona en l’embrassant tendrement sur la joue
Eliza la serra davantage entre ses bras, en murmurant
« j’ai envie de toi »
«Moi aussi » fît Arizona frémissante
Depuis l’explosion, l’hospitalisation et la convalescence
d’Eliza, elles s’étaient contentées de baisers et de caresses mais le bonheur
de se retrouver les rendaient plus amoureuses que jamais. Eliza commença
nerveusement à déshabiller Arizona qui finit de se déshabiller elle-même. Leurs
mains se rejoignirent pour aller retrouver le corps de l’autre dans de
nouvelles explorations. Elles avaient fait l’amour et se contemplaient
silencieusement jusqu’à ce qu’Arizona conclue avec un petit clin d’œil coquin.
« Ca va, je suis
rassurée, je n’ai plus aucun doute maintenant, tu as récupéré ta forme »
« Oui tant mieux, …
grâce à toi, … alors je n’ai pas droit à tes gâteries pour mon retour,
une partie du programme de ma journée est donc d’aller chercher le reste de mes
affaires et d’emménager avec toi … et Sofia ?
« C’est tout à fait ça ! » fît Arizona
heureuse
Eliza était restée silencieuse et pensive tout en souriant.
«Ca va, tu penses à quoi ? » fit Arizona l’air
inquiet
«A Sofia …. » fît Eliza hésitante
« A Sofia ?...
« Oui, je pensais qu’elle avait complétement changé ma
façon de voir la vie.
« Ah oui, à ce point … et tu veux jouer à la maman avec
moi » fît Arizona un peu moqueuse
« Oui tout à fait, tu en doutes ?... tu n’as jamais
pensé avoir un autre enfant ? fît Eliza
Arizona la regarda un instant, étonnée par la question
« oh si, je n’aimais pas l’idée que Sofia puisse être seule un jour, c’est
un projet qui nous a d’ailleurs fait nous séparer Callie et moi… »
« Non !»
« Si, … on a essayé mais Callie ne pouvait plus avoir
d’enfant depuis l’accident et j’ai essayé mais ça n’a pas marché et je ne
voulais plus revivre çà, nous étions décidées à faire appel à une mère porteuse
mais à ce moment-là ma nouvelle spécialisation avec Herman allait me prendre du
temps et Callie était sur le projet de jambe bionique avec Dereck Shepard, et
elle s’est emportée m’accusant de ne pas vouloir d’autre enfant… » soupira
Arizona
« Ok, oh c’est triste comme histoire » fît Eliza
pensive
« Oui, et non puisque je suis avec toi
maintenant ! » répliqua Arizona enjouée
« Et tu … tu ne veux plus d’enfants ?
«Des enfants ? » fît Arizona surprise
«Oui, … je nous imagine maintenant, ici, avec des petites
têtes blondes qui courent à travers la maison ! »
Arizona éclata de rire « des enfants qui courent,
ici !!! » répliqua-t-elle « tu es vraiment
sérieuse ? » Ajouta - t-elle plus gravement
«Oui, tout à fait » fît Eliza en la serrant contre elle
et l’embrassant dans le cou ce qui la fît frémir
«Eh bien, toi alors … » Arizona éclata à nouveau de rire
et ajouta « des enfants, … non la maison serait trop petite !...
«Tu ne veux pas, alors » fît Eliza d’un ton déçu
Arizona la regarda attentivement et redit « tu es
vraiment sérieuse ? »
«Oui, tout à fait sérieuse, … je t’aime et j’aime cette idée
de construire quelque chose avec toi pour l’éternité ».
Arizona lui sourit et après une petite hésitation annonça
simplement «ok, je vais voir si je peux joindre l’association de mères
porteuses et je prendrais rendez-vous »
«Oui, oh merci chérie ! s’exclama Eliza ravie ! »
« Oh, à moins que tu veuilles le porter toi-même ?»
« Non, non je ne suis pas en état, oui appelle
l’association ! »
Elles s’embrassèrent, « ok, mais je ne peux rien faire
avant de m’être douchée ! » s’exclama Arizona
«Oh si, moi je sais ce que tu peux faire ! » murmura
Eliza tendrement à l’oreille en la serrant un peu plus.
Arizona sentant le désir les reprendre lui tendit le bras et
dit « viens, aide-moi ! »
Eliza comprit immédiatement l’invitation de l’emmener à la
douche et se leva rapidement. Elles firent l’amour sous la douche, se caressant
sous le jet d’eau et la mousse du gel parfumé. Elles étaient plus amoureuses
que jamais et ce projet un peu inattendu les remplissait de joie.
Eliza ramenait un petit déjeuner dans la chambre alors
qu’Arizona raccrochait. «Rendez-vous dans 15 jours » Fit-elle plus
gravement
La journée s’était passée simplement dans un quotidien qui
les comblait, Eliza avaient récupéré le reste de ses affaires puis elles
étaient allées chercher Sofia directement à l’école et avaient aussi fait
connaissance de Michelle la maman de Sarah.
Plus tard dans la soirée, elles étaient montées se coucher,
Eliza sortit la première de la salle de bain, écoutant Arizona qui reparlait de
leur rencontre avec la maman de Sarah.
Eliza repliait distraitement la couette pour découvrir une
petite boite grise posée sur son oreiller et en ouvrant la boite, elle
s’exclama « Oh mais qu’est-ce que … bébé
… oh mais ! »
« Ca te plait, mets la, qu’est-ce que tu attends ? fit Arizona impatiente qui était arrivée près
elle en silence
« Mais chérie, c’est … magnifique mais» fit Eliza tendant la
main pour admirer l’effet de l’anneau qui brillait à son doigt « je t’aime
chérie » fit elle en enlaçant Arizona puis l’embrassant passionnément.
« Tu es un amour » fit tendrement Arizona
« Est-ce que c’est un message? » fit Eliza en se
couchant alors qu’Arizona la rejoignait
« Juste pour te dire je t’aime » fit Arizona en se
blottissant contre elle
« Tu as fait une folie, tu sais ?
« Non pas du tout ! fit Arizona qui ajouta « j’ai été tentée
de prendre son jumeau mais je ne voulais pas te faire peur »
« Je ne comprends pas … me faire peur ?» fit Eliza
Arizona se serra davantage et répliqua « deux anneaux auraient laissé penser à une
demande en mariage ! »
« Et tu ne veux pas te marier ? fit doucement Eliza
« Non enfin oui et non… non mais de quoi tu parles, non ce
n’est pas l’important pour moi, je voulais simplement te dire que je t’aime »
répliqua Arizona
« Ok mais je t’aime aussi chérie » fit Eliza la serrant
contre elle et l’embrassant passionnément.
N’en pouvant plus de ne rien faire si ce n’est d’attendre le
retour d’Arizona et de Sofia, Eliza avait décidé de reprendre le travail
quelques jours plus tard.
Elle retrouva avec joie ses résidents qui l’accueillirent non
sans dissimuler leur joie. En fin de matinée, elle s’absenta une petite heure
pour se rendre à la bijouterie du centre commercial proche du Grey’s Sloan où
elle trouva l’anneau identique au sien.
A l’heure du déjeuner, elle retrouva Arizona qui l’emmenant
vers la salle des infirmières lui fît la surprise de trouver presque tous les
résidents et les titulaires pour une réception de bienvenue.
« Je vous remercie tous », fît-t-elle émue.
« Je … nous vous invitons tous vendredi soir à la maison,
nous voudrions vous remercier de toute la gentillesse que vous nous avez
témoignée ces derniers mois. Merci encore et nous vous attendons donc avec
plaisir vendredi ! » Lança Arizona à la grande surprise d’Eliza qui
l’embrassa rapidement sur la joue et tous se mirent à les applaudir.
Plus tard dans
l’après-midi, Arizona sentit son téléphone vibrer sur un message d’Eliza « Peux-tu me rejoindre à mon bureau s’il te
plait ?» Sans prendre le temps d’y répondre, elle gagna l’étage et quelques
minutes plus tard elle toquait puis entrait dans le bureau d’Eliza qui
l’attendait assise sur le coin du meuble les bras croisés.
« Que se passe-t-il ? demanda Arizona inquiète en balayant la
pièce du regard.
Eliza sourit et dit simplement « Tu veux bien t’asseoir et
fermer les yeux un instant ? » Eliza sorti une petite boite grise de sa poche
et la tendit à Arizona lui disant « tu peux les ouvrir maintenant »
Arizona reconnut immédiatement la petite boite grise puis
fixa Eliza en écarquillant les yeux « Non ! » S’écria-t’elle en ouvrant la
boite pour découvrir le même anneau qu’elle avait offert quelques jours plus
tôt
« Tu n’en veux pas ? » s’étonna Eliza
« Mais si, si j’en veux mais comment as-tu … ? répondit-elle
alors qu’elle vérifiait rapidement à quel doigt Eliza portait le sien, elle
enfila l’anneau à son annulaire droit. «Je t’aime» ajouta-t-elle simplement en
l’embrassant rapidement sur la bouche
« Pardonne-moi si l’endroit n’est pas aussi romantique que ta
chambre mais je ne pouvais plus attendre ! »
« Oh pardonnez-moi ! » fit Bailey qui venait d’entrer sans hésitation
après avoir rapidement toqué à la porte et voyant qu’elle les interrompait.
« Je vous en prie Bailey, entrez, asseyez-vous, je suis à
vous dans une seconde» fit Eliza en embrassant rapidement Arizona sur la joue
«à tout à l’heure chérie» fit elle en la raccompagnant à la porte.
La semaine était passée rapidement et le vendredi Arizona et
Eliza s’arrangèrent pour quitter l’hôpital un peu plus tôt que d’habitude.
Elles avaient commandé un buffet pour la soirée chez le traiteur et n’avaient
plus qu’à passer prendre leurs colis avant de récupérer Sofia à l’école et
préparer la maison.
Vers 21 heures, la maison était remplie par les invités,
Arizona avait expliqué la soirée à Sofia toute heureuse de pouvoir passer du
temps avec sa copine Zola « ne t’inquiète pas maman, je vais jouer avec
Zola, est ce que nous pourrons aussi manger dans ma chambre ? Avait
simplement demandé la fillette.
Les fillettes, fières de leur
rôle, avaient accueilli les invités puis s’étaient retranchées à l’étage avec
un plateau de petits fours salés et un autre de mignardises.
Beaucoup de leurs collègues avaient pu se libérer et Arizona
et Eliza étaient heureuses, se partageant l’une et l’autre leurs invités, elles
riaient au grand plaisir de tous. April et Jackson entrainés par la musique se
mirent à danser ce qui motiva Amélia et Owen ainsi que d’autres couples à les
imiter. Arizona et Eliza se mirent à danser également trouvant le temps d’un
slow le moyen de se retrouver dans les bras l’une de l‘autre. Eliza murmura la
chanson à l’oreille d’Arizona quand le titre reprit sous l’impulsion d’Amélia
qui avait cliqué le replay sur la tablette voulant danser à nouveau avec Owen
« Will you stand by me Rien
n'est impossible, rien n'est hors d'atteinte, lorsque je suis fatiguée, tu me
rends plus forte, This love is beautiful.
Amélia dansant avec Owen s’approcha d’elles et lança à Eliza
« Finalement, nous t’avons bien retapée, je suis contente ! »
« Oui merci Amélia, vous êtes
les meilleurs !» avait répliqué Eliza
Portées par le bonheur et la bonne ambiance de la soirée,
elles dansèrent encore s’accordant quelques pas d’un rock lent que leurs
invités applaudirent. Plus tard, Webber lança le premier le signal de départ
« je ne sais pas vous, mais il se fait tard et je tiens à dormir un peu
avant ma garde du week-end … « Mesdames, je vous remercie beaucoup
pour cette belle et sympathique soirée et vous souhaite une bonne nuit» Fit-il
en embrassant Arizona puis s’adressant à Eliza il ajouta « puis-je pour ce
soir ? »
«Je vous en prie »
fît Eliza, émue, tendant la joue pour qu’il l’embrasse
« Merci Richard » fît Arizona heureuse.
« Je vais chercher Zola » fit Meredith
« je vous accompagne Meredith » fit Eliza qui
voulait épargner à Arizona la montée à l’étage.
« Oh, elles se sont endormies ! » fit Meredith
en arrivant à la chambre.
« Laissez la dormir ici, vous la reprendrez
demain » proposa Eliza
Meredith la fixa un instant « vous êtes sûre, ça ne vous
dérange pas ? »
« Non pas du tout et elles seront heureuses de se
retrouver demain matin, ne vous inquiétez pas ! » Eliza remonta
doucement la couette sur les fillettes endormies la main dans la main puis
accompagnée de Meredith retrouva Arizona saluant les derniers invités qui
partaient.
« Oh Arizona, nos
filles se sont endormies, Eliza a proposé de garder Zola pour ne pas la
réveiller, je la reprendrais demain matin » fit Meredith
« Ok pas de souci, bonne nuit Meredith» fit Arizona
« A demain
Meredith, bonne nuit ! » fit Eliza
« Merci, bonne nuit à vous » fit Meredith en
s’éloignant
«Waouhhh ! »
soupira Eliza une fois la maison vide en s’effondrant sur le canapé
« Tu es fatiguée, ça va, tu as mal ? fît doucement
Arizona encore toute excitée de la soirée
«Oui, ça va, mais éreintée … hé toi … viens t’asseoir un peu
ici » Fit-elle
Arizona soupira à son tour et vint s’asseoir près d’Eliza.
Elles s’embrassèrent tendrement puis restèrent assises main dans la main en
silence pour s’endormir rapidement dans le canapé. Le jour se levait quand
Eliza commença à remuer, engourdie par l’inconfortable position, elle s’étira
et réveilla Arizona.
« Oh, on a … on s’est endormies ici » dit-elle
presqu’en riant
« Oui, et je peux te dire que je suis toute courbaturée,
je vais aller me doucher » fit Eliza en partant pour la salle de bain
suivie de Arizona presqu’amusée.
Eliza commençait à se déshabiller quand Arizona entra dans la
salle de bain. Elles se regardèrent avec un sourire complice.
«Les filles dorment encore et je connais un bon moyen pour
soigner tes courbatures … »
«Ah oui ? fît Eliza alléchée par le ton coquin
Une fois nues, elles se glissèrent sous la douche. Arizona
commença par masser les épaules d’Eliza puis y déposa de légers baisers et
reprit son massage pour laisser ensuite glisser ses mains le long du dos de sa
compagne, doucement elle la fît se retourner et l’attira contre elle puis
l’écarta doucement pour embrasser ses seins l’un après l’autre, elle lécha un
sein puis l’autre s’attachant à partager ses caresses. En même temps, Eliza
glissait la main entre les cuisses d’Arizona qui l’imita rapidement. L’une de
l’autre ondulait dans une même danse et elles trouvèrent le chemin qui menait
au plaisir pour gémir en même temps. En haletant, Arizona tituba et s’appuya
contre la paroi ruisselante, Eliza l’embrassa tendrement pour la prendre dans ses
bras pour l’aider à sortir de la douche tout en empoignant un des peignoirs à
portée de main. Doucement, elle la couvrit pour enfiler à son tour l’autre
peignoir.
« Maman, maman, je peux entrer ! » s’écria
Sofia frappant à la porte de salle de bain quelques secondes plus tard
Arizona adressa un sourire à Eliza qui nouait son peignoir
« oui ma puce, entre »
« Maman, Zola a dormi avec moi ! » s’écria
joyeusement la fillette
« Oui, oui, je sais, Meredith vient la chercher ce matin
mais bonjour quand même Mademoiselle ! »
« Pardon, bonjour maman, bonjour Liza, on descend pour
le petit déjeuner » répliqua Sofia après les avoir embrassées.
« Bonjour Arizona, bonjour Eliza » fit Zola d’une
petite voix encore endormie
« Allez-y, on vous rejoint ! » fit Arizona
s’appuyant au bras d’Eliza pour quitter la salle de bain
« Liza, tu es en retard aujourd’hui, tu n’as rien
préparé ce matin » s’exclama Sofia naïvement
« Sofia ! s’exclama Arizona en fronçant les
sourcils
« Oh oui, pardon
mademoiselle mais je me suis couchée très tard tu sais et … laisse chérie,
ce n’est pas grave» ajouta Eliza en riant et voyant Arizona plisser le front
Après avoir pris leur petit déjeuner, les fillettes allèrent
courir dans le salon remarquant le désordre qui restait de la soirée
« Maman s’il te plait, tu peux mettre de la musique
comme hier soir, je vais danser avec Zola, »
« J’y vais ! » fit Eliza amusée s’éloignant
avant qu’Arizona ne réagisse
Eliza alluma la tablette et la barre de son et lança le
fichier des chansons passées la veille, elle rejoignit Arizona alors qu’elle
arrivait dans le salon souriant à la vue des fillettes qui dansaient. Eliza et
Arizona débarrassaient les restes de la veille dans un sac poubelle puis la
chanson qui les avait fait danser arriva, Eliza saisit Arizona par le bras puis
l’entraîna dans la danse « Will you stand by me, rien n’est
impossible » chantonna Eliza à l’oreille d’Arizona qui se laissa entraîner
sous les bravo des fillettes heureuses de la petite fête improvisée.
Tout en dansant, Eliza s’approcha de la tablette pour cliquer
sur le replay de la chanson. Arizona ferma les yeux un instant et appuya la
tête sur l’épaule d’Eliza jusqu’à la fin de la chanson où elle rompit la magie
du moment en s’adressant aux fillettes
« Sofia, Zola, il est temps d’aller faire votre
toilette, Meredith ne va pas tarder et Madame Ramirez doit arriver pour le
ménage»
Les fillettes obéirent, Eliza qui s’apprêtait à les suivre
s’arrêta face à Arizona qui répondit à son regard en l’embrassant rapidement.
« Oui, vas-y maman mais tu sais elles sont grandes, tu
vas te faire jeter ! fit Arizona en riant et claquant un rapide baiser sur
sa joue.
Deux semaines étaient passées et le jour du rendez-vous avec
la responsable de l’association des mères porteuses arriva. Elles étaient
nerveuses, Arizona avait soigneusement préparé le dossier administratif et
confiante, elle entra dans le bureau avec Eliza pour en sortir une heure et
demie plus tard un peu plus sereines. La responsable leur avait promis une
réponse rapide tout en faisant remarquer qu’il ne semblait pas avoir de
problème à leur demande.
Elles étaient surexcitées comme des enfants et seul leur
travail ou Sofia arrivaient à les pondérer. Un matin, Arizona reçut un appel de
l’association des mères porteuses qui proposait un rendez-vous sans plus de
détail. Arizona ayant Joint Eliza pour connaître ses disponibilités proposa
rapidement une date proche et quelques jours tard elles se retrouvaient dans le
même bureau avec la même personne.
Elles avaient du mal à cacher leur impatience quand la femme
représentant l’association, après avoir à nouveau vérifié le dossier, finit par
leur dire.
«Bien comme je vous l’ai déjà dit, votre dossier est
amplement satisfaisant et nous avons décidé d’y donner suite ». Elles se
regardèrent avec un large sourire et se prenant la main alors qu’elles étaient
assises à quelques centimètres de l’une et l’autre. Leurs regards posaient une
seule et même question : Quand ?
«Avez-vous une date, une proposition ? » demanda
Arizona presque timidement de peur de rompre la magie du moment
«Eh bien, oui et très vite si vous acceptez, nous avons en ce
moment plus de mères porteuses que de
demandes et nous avons même une urgence si l’on peut dire. Il s’agit d’une
jeune femme enceinte qui désire abandonner son bébé car étudiante elle ne veut
de cet enfant et n’aura pas les moyens de le prendre en charge. Vous savez que
nous essayons de coller au profil du couple mais avec vous pas de problème
l’une est blonde et l’autre est brune ce qui nous facilite la tâche.
« Elle est à combien de semaines » demanda Arizona
tout en croisant rapidement le regard interrogatif d’Eliza.
« Ecoutez, c’est un cas urgent, la décision devra être
prise rapidement, je pense qu’elle doit en être à sa vingt huitième ou
trentième semaine maxi, il vous faudra contacter rapidement Kelly la maman.
« Que devons-nous faire ? » demanda cette fois
Eliza
« Rien, si ce n’est vous engager à financer les soins de
l’accouchement et signer votre engagement bien sûr. Voici ses coordonnées ainsi
que son numéro de téléphone, appelez la dès que possible »
Arizona et Eliza se regardèrent à nouveau partageant du
regard une même réponse « bien sûr ! » puis tout fut rapide une
fois la signature faite, elles prirent congé tout en résistant à l’envie de
crier leur joie qui explosa une fois dans la voiture.
« Yeah, nous allons avoir un bébé ! dirent-elles en
cœur en s’embrassant. Puis, une fois calmées, elles se regardèrent un peu plus
gravement, Arizona dit « zut, j’aurais dû demander le sexe du
bébé ! »
« Il n’est peut-être pas trop tard » dit Eliza plus
calmement. Elles ressortirent de la voiture pour regagner, en pressant le pas,
le bureau d’où elles venaient de sortir et croisèrent la responsable de
l’association qui partait et d’emblée, Eliza lui posa la question qui sembla
l’interloquer.
«Eh bien je crois que c’est une fille, j’espère que vous
n’étiez pas arrêtées sur un sexe en particulier » dit-elle sans émotion et
prenant vite congé d’elles.
« Une fille, nous allons avoir une petite fille »
fît Eliza en embrassant fougueusement Arizona
« Oui une petite fille à nous » reprit Arizona
soudain plus sérieuse « il faut que nous réservions dès demain une place à
la maternité » Ajouta-t’elle nerveusement « et acheter ce qu’il faut
pour peu que ce bébé soit pressé de venir au monde ! » reprit-elle
retrouvant son esprit de professionnelle.
Elles avaient repris la route quand Eliza ajouta :
«Et il faut lui trouver un prénom !
Arizona ralentit puis regarda Eliza en disant « c’est
trop important, on y réfléchit à la maison »
« Tu as raison, oui à la maison » reprit Eliza.
« Et je vais appeler Kelly, il nous faut la voir rapidement »
continua-t-elle surexcitée joignant le geste à la parole.
Rentrées peu de temps après, après avoir repris Sofia à la
garderie, elles s’effondrèrent sur le canapé sous son regard inquiet.
« Maman, Liza, vous êtes malades ?
« Oh non, non ma puce, juste un peu fatiguées, tu veux
bien nous laisser un instant, s’il te plait ?
« Ok maman, je vais ranger mon cartable et je vais
préparer la table parce que j’ai faim ! »
« C’est gentil, j’arrive
et nous préparerons le diner ! » fit Arizona jetant un œil
rieur à Eliza, amusée de l’attitude de Sofia puis elles furent reprises par
l’excitation de la journée.
« Tu as déjà pensé à un prénom ? chuchota Arizona lui prenant la main
« Non, pas vraiment » répliqua Eliza
« Non moi non plus, écoute il faut faire diner Sofia, il
se fait tard, après nous serons tranquilles »
« Ok » fit
Eliza suivant Arizona dans la cuisine où elles trouvèrent Sofia finissant de
mettre la table
« Merci ma puce c’est gentil, je vais préparer le
taboulé avec le blanc de poulet ce sera parfait ! fit Arizona joignant le
geste à la parole
« Alors qu’est-ce que tu as fait de beau
aujourd’hui ? demanda Eliza à la fillette
« Une dictée, du calcul et nous avons appris une
nouvelle poésie et à la récré, j’ai joué avec Sarah, mais oui tu sais, elle
n’habite pas loin d’ici et c’est ma meilleure amie avec Zola, tu sais sa maman
est docteur aussi mais pour les animaux, je ne sais plus comment on dit ?
« Vétérinaire ! » fit Arizona qui prêtait
attention à la conversation
« Oui, c’est ça maman, véti… non
vétérinaire ! »
« C’est super ça et elle a des animaux chez
elle ? » Continua Eliza sous le regard un peu inquiet d’Arizona qui
lui adressa un signe négatif de la tête qu’Eliza finit par comprendre qu’il
fallait ne pas continuer sur les animaux de compagnie. Eliza s’éclaircit la
voix puis continua « ainsi c’est ta meilleure amie, ah oui et comment
s’appelle-t-elle déjà ? »
« SARAH ! fit Sofia en haussant la voix
« C’est SARAH, Liza tu n’écoutes pas !... Maman tu sais,
toi ? »
« Oui ma puce, Sarah est ta meilleure amie. Allez à
table maintenant ! » Fit Arizona en poursuivant « c’est joli
Sarah comme prénom, n’est-ce pas Eliza ? »
« Oui c’est un
joli nom maman et c’est mon préféré ! » s’exclama Sofia « Et toi
Liza, tu aimes bien ? Ajouta la fillette en regardant Eliza
« Oui j’aime beaucoup » fît Eliza en croisant le
regard d’Arizona avec un grand sourire complice
Le repas se termina dans la bonne humeur entrecoupé des rires
provoqués par les réparties de Sofia. Elles débarrassèrent la table toutes les
trois puis passèrent un moment au salon où Sofia entreprit de faire des
« mots mêlés » en demandant l’aide d’Eliza sous le regard d’Arizona
amusée de les voir si complices.
« C’est bien ma
puce, mais il est l’heure d’aller te coucher maintenant» Fit-elle une heure
plus tard.
« Maman non, maman s’il te plait, je voudrais finir la
grille et Liza aussi, on n’en a plus pour longtemps ! dit la fillette jouant
sur sa complicité avec Eliza qui inclina la tête vers Arizona en signe de
clémence.
« Allez va, OK
vous deux ! fit Arizona feignant d’être vaincue
« Merci maman ! fit la fillette
« Merci maman ! fit Eliza imitant Sofia d’un regard
entendu avec Arizona ce qui fit rire Sofia
« Ce n’est pas ta maman Liza, c’est la mienne, toi c’est
ta petite amie ! rectifia la fillette
« C’est ma petite amie ? » reprit Eliza
feignant ne pas comprendre
« Mais Liza, maman c’est ton amoureuse et toi tu es
l’amoureuse de maman parce que vous vous faites des bisous sur la bouche, c’est
comme ça qu’on est amoureux ! répliqua la fillette très sérieuse.
« Ah bon tu sais ça toi ? reprit Eliza s’amusant de
la réflexion et croisant du regard Arizona qui se retenait de rire
« Je le sais, c’est tout et puis Sarah me l’a dit
aussi !
« Ah bon et qu’est-ce qu’elle dit Sarah ? »
fit Arizona qui parcourait distraitement un magazine tout en s’amusant des
exclamations de l’une et de l’autre
« Maman, tu ne sais pas non plus comment font les amoureux ? »
« Je ne sais pas mais dis-moi ? » répondit
Arizona toujours amusée et venue s’asseoir près d’Eliza
Sofia se releva les mains sur les hanches puis s’expliqua
fièrement « Sarah m’a dit que l’amoureuse de sa maman faisait toujours des
bisous sur la bouche et puis elle dort toujours avec sa maman ! »
Arizona et Eliza éclatèrent de rire « La maman de Sarah
a une amoureuse ? fit Arizona essayant de reprendre son sérieux
« Oui, c’est Sarah qui me l’a dit mais il ne faut pas le
répéter, ok ? » répliqua la fillette des plus sérieuse.
« Promis ! » fit Eliza jouant le jeu
« Promis ! » reprit Arizona qui ajouta
« Tu lui as dit que maman avait aussi une amoureuse ?
« Oui pourquoi ? » fit Sofia en baillant venue
se glisser entre sa mère et Eliza
« Pour rien mais maintenant tu dois aller dormir jeune
fille sinon demain tu seras fatiguée pour l’école » fit Arizona en la
serrant contre elle
« D’accord
maman » répondit la fillette
« Allez, on refera une autre grille demain si tu veux,
va dormir maintenant, dors bien! » fit Eliza
« Oh oui super, je t’aime Liza ! » fit Sofia
en lui sautant au cou
« Gros bisous ma
puce, dors bien, et n’oublie pas de te brosser les dents » fît Arizona
La fillette grimpa joyeusement l’escalier. Arizona tendit
l’oreille pour écouter le bruit d’eau venant de la salle de bain puis regarda
Eliza en chuchotant « Sarah ? »
« Sarah ! » s’exclama joyeusement Eliza
confirmant sans plus de manière leur choix tacite du prénom du bébé qu’elles
attendaient. Elles s’enlacèrent pour s’embrasser passionnément, puis le
téléphone d’Eliza vibra, c’était Kelly qui répondait au message qu’elle lui
avait laissé plus tôt afin qu’elles se rencontrent et proposant un rendez-vous
dès le surlendemain.
La soirée se passa ainsi entre baisers et discussions à
propos de Sofia qui les amusait, du bébé et en projetant tout ce qu’elles
avaient à faire dès le lendemain. C’était une fille, dans un sens, c’était très
bien, elle pourrait partager dans un premier temps la chambre de Sofia, puis il
fallait aller à la maternité « je crois que Lucy doit y être chef
maintenant » dit Arizona
« Il faudra acheter un petit lit, une table à langer, oh
là là » j’ai peur d’oublier » fît Eliza subitement angoissée
« Ne t’inquiète pas de toute façon nous allons oublier,
c’est certain ! » répliqua Arizona qui se voulait rassurante
Elles allèrent se coucher en se posant toujours mille et une
questions pour l’installation du bébé et après mille et un baisers finirent par
s’endormir main dans la main. Dès leur réveil le lendemain et toutes excitées
par ce qu’elles avaient à faire, elles se préparèrent pour déposer Sofia à
l’école et pour arriver à l’hôpital un peu plus tôt que prévu, s’arrangeant
pour gagner la maternité discrètement. Arrivées au niveau de la maternité,
elles croisèrent Amélia en tenue de ville visiblement étonnée de les croiser
là.
«Bonjour, mais
qu’est-ce que vous faites là toutes les deux, vous êtes enceintes ?
s’exclama t’elle radieuse. « Shut, vous êtes les premières à le savoir
mais je suis enceinte, je suis venue faire la première écho, maintenant je peux
le dire à Owen ! » fit elle visiblement heureuse en s’éloignant sans
plus de question au grand soulagement d’Arizona et Eliza.
Elles trouvèrent Lucy Fields à son bureau où après quelques
politesses d’usage, Arizona demanda à réserver une chambre pour la date prévue
d’arrivée du bébé. Lucy la regarda puis dévisagea Eliza mais tu … vous … enfin
qui est enceinte ? »
« Nous allons adopter un bébé via le réseau des mères
porteuses fît Arizona d’emblée
« Ah d’accord, ok, eh bien allez à l’accueil et réservez
une chambre à la date prévue de l’accouchement en précisant que vous m’avez
vue ! » Arizona et Eliza remplirent de suite l’une et l’autre les
fiches nécessaires à l’administration ce qui leur fît gagner un peu de temps
puis regagnèrent leurs services respectifs.
Dans la journée, Eliza eut à travailler avec Amélia sur un
patient accidenté dans la rue puis au moment de se séparer Amélia retint Eliza
par le bras pour l’emmener un peu à l’écart et chuchota, «ce matin, ça ne m’est
pas venu à l’esprit mais l’une de vous est enceinte … je me suis mise à penser
à toi, Eliza, ton bassin est encore un peu fragile pour ça tu
sais ? »
« Oui, bien sûr je sais mais non, je ne suis pas
enceinte ni même Arizona, nous allons adopter un bébé ! » Finit-elle par dire se forçant à baisser la voix.
« C’est vrai, oh mais c’est super, je suis contente pour
vous ! » fît Amélia en s’éloignant toujours aussi excitée.
Eliza ne pût s’empêcher d’envoyer un texto à Arizona disant
simplement « Amelia sait » et
Arizona de répondre « Karev aussi » en ajoutant un smiley. Plus tard,
elles se retrouvèrent presqu’en même temps dans le hall d’entrée s’étant
prévenues par texto que l’une et l’autre quittait son service.
Elles s’embrassèrent tendrement en se retrouvant dans la
voiture puis Eliza proposa «chérie, si nous faisions un peu les magasins,
je suis impatiente de voir ce qui se fait !»
« Ok, mais on n’achète rien aujourd’hui, on regarde
d’abord et on prend des catalogues si possible »
« D’accord comme tu veux ! » fît Eliza
Elles se rendirent dans un premier magasin où elles
trouvèrent tout ce qui se faisait en s’exclamant régulièrement comme des
enfants dans un magasin de jouets « oh regarde comme c’est
mignon ! » elles employaient tour à tour la même phrase en
s’attardant sur des articles qu’elles prévoyaient d’acheter. Elles reprirent
Sofia à la garderie puis elles passèrent par la boutique chinoise pour
s’acheter de quoi diner à la grande joie de Sofia ravie de manger avec des
baguettes.
Elles se couchèrent après avoir dîné et passé un moment avec
Sofia puis discuté de l’arrivée de ce bébé qui faisait déjà leur joie. Elles
firent l’amour passionnément puis une fois leur souffle revenu, Eliza dit
« et Sofia, que vas-tu lui dire et quand ? »
« Je vais essayer d’attendre un peu mais la connaissant
elle va vite suspecter qu’il se passe quelque chose !
« Oui, tu as raison, tu penses qu’elle sera
contente ?
« Oui je n’en doute pas et quand elle va savoir que sa
petite sœur s’appellera Sarah, je ne te dis pas ! »
Elles se prirent la main et s’endormirent. Les jours qui
suivirent furent rythmés par l’unique préoccupation du bébé qui devenait plus
concret au fur et à mesure qu’elles commandaient ou achetaient le nécessaire
pour son arrivée. Un soir, Eliza acheta un pyjama que Sofia trouva, bien
évidemment, avant qu’elle n’ait eu le temps de le ranger.
« Oh c’est beau, qui a eu un bébé ? s’écria-t-elle
en regardant tour à tour Eliza et sa mère qui se regardèrent interloquées pour
répondre d’une même voix
« Nous ! »
« Nous, vous voulez dire que je vais avoir un petit
frère ou une petite sœur ? s’exclama la fillette brusquement surexcitée.
« Une petite sœur plus précisément ! fit doucement
Eliza en lui caressant la joue
« C’est vrai Liza, c’est vrai maman, une petite sœur
mais elle arrive quand, je pourrais jouer avec elle, et comment elle va
s’appeler ?
« Elle va s’appeler Sarah et il te faudra attendre
un peu pour jouer avec elle car elle sera trop petite encore ! » répondit
Arizona entrainant sa fille vers le canapé, cherchant à la calmer puis
expliquant qu’il faudrait attendre encore quelques semaines et aussi que peut
être elle devrait aller dormir chez Zola si jamais le bébé arrivait la nuit.
Sofia se calma assez vite et fidèle à elle-même reposa une question « Est-ce
que Sarah va s’appeler comme moi maman, Sarah Robbins Sloan Torres ?
« Ah non pas tout à fait : » répliqua Arizona
levant rapidement les yeux sur Eliza et ajouta « Ce sera Sarah Robbins
Minick ou l’inverse si Eliza préfère »
« Liza ? »
fit Sofia adressant un regard interrogateur
« Eh bien, ça me va très bien comme ça, Sarah Robbins
Minick, » fit Eliza
« Toi, tu seras sa maman avec maman mais pas
moi ? » Rétorqua la fillette soudain pensive
« Viens ici » fit Eliza lui tendant les bras
« Je vais être la maman de Sarah mais je suis aussi ta maman de cœur parce
que je t’aime et tu le sais »
« Oui Liza » fit Sofia toujours pensive
« de toute façon, je suis sa grande sœur, on aura le même nom quand même,
ce sera Sofia et Sarah Robbins » conclut la fillette retrouvant son
sourire
Eliza et Arizona se regardèrent en riant et lancèrent d’une
même voix « c’est ça, Sofia et Sarah Robbins ! »
Le lendemain, elles rencontrèrent Kelly qui allait leur
donner son bébé et qui leur sembla vraiment très jeune. Elles sympathisèrent et
l’une ou l’autre se mit à l’appeler chaque jour pour prendre de ses nouvelles.
A l’hôpital, un peu à la fois, leurs collègues furent informés de l’arrivée du
bébé, l’une comme l’autre exultant trop pour ne pas en parler.
Un autre jour, Arizona arriva un peu paniquée dans le service
d’Eliza pour lui chuchoter « Nous avons oublié la crèche !... j’y vais, tu
viens ?
« Oui je vais avec toi, attends je me mets en biper »
« Flûte, j‘avais oublié » fît Arizona joignant le geste à la
parole
Contrairement à ce qu’elles pensaient, elles n’eurent pas de
problème à retenir une place à la crèche à leur grand soulagement.
Une nuit le téléphone d’Eliza sonna « Eliza, je … j’ai
beaucoup de contractions, je pars pour la maternité, je voulais vous
prévenir » annonça fébrilement Kelly. Arizona reconnu la voix au téléphone
et lança « elle … » immédiatement coupée par Eliza « elle part à
la maternité, elle a des contractions ! »
« On y va !» fît Arizona également vite levée, elle
réveilla Sofia le plus calmement possible pour la déposer chez Meredith, Eliza
empoigna le sac prévu pour le bébé et elles arrivèrent rapidement à l’accueil
de l’hôpital peu de temps après Kelly qui avait été emmenée vers la maternité.
April était le titulaire de garde à l’urgence « ne courez-pas ! leur
cria t’elle, « ce n’est pas pour maintenant ! ».
Toute à leur excitation, Arizona et Eliza ne l’avait ni
écoutée ni entendue et coururent jusqu’à l’ascenseur pour gagner l’étage de la
maternité.
Arizona et Eliza durent expliquer la situation et se
présenter afin de pouvoir retrouver Kelly installée dans un box d’attente et
qui commençait à grimacer de douleur avec l’arrivée des contractions qui
s’accéléraient et s’intensifiaient. Arizona, familière de la situation, prit
instinctivement son ton professionnel qui se voulait rassurant et encourageant.
« Ca va aller Kelly, essaie de respirer
profondément » fit elle tranquillement alors qu’Eliza clairement angoissée
tenait une main de la jeune femme. L’obstétricienne de garde venue l’ausculter
reconnut Arizona et les laissa rapidement en disant simplement « je
repasserai, appelez si besoin mais avec deux médecins avec vous, ça devrait
aller ! »
Il leur fallut encore quelques heures d’attente avant que le
travail ne commence réellement pour donner des contractions efficaces. Kelly se
plaignait et Eliza grimaçait avec elle sous le regard pourtant rassurant
d’Arizona. Enfin l’ultime poussée expulsa le bébé dans un cri de la mère. C’est
Arizona qui coupa le cordon d’un geste sûr et rapide et qui prit, avec une joie
certaine, le bébé des mains de l’obstétricienne retrouvant des gestes
professionnels, elle essuya le bébé qui poussa son premier cri quelques
secondes plus tard.
« Bienvenue chez nous, jolie Sarah » fit-elle les
larmes aux yeux puis en regardant Eliza « tiens jolie maman ! »
alors que Kelly détournait le regard. Eliza prit le bébé avec précaution et le
serra un peu contre elle en murmurant à son tour, les larmes aux yeux
« bienvenue chez nous petite Sarah ».
« Kelly, vous avez fait du bon travail » fît
Arizona en lui pressant la main alors que les soins s’achevaient pour elle et
que le bébé était emmené en nurserie pour les soins habituels. Eliza embrassa
Kelly puis suivit Arizona jusqu’à la salle d’attente où elles pouvaient
s’asseoir et se remettre de leurs émotions « tu veux un café ? »
proposa Arizona à Eliza blême qui hocha de la tête pour accepter.
Arizona la rejoignit avec les cafés en mains « je
préviens Bailey, je ne sais pas pour toi mais je vais attendre un peu
ici » fit elle en saisissant son texto.
« Oui, évidemment, j’attends ici avec toi !
fît-Eliza qui semblait ne pas se remettre de cette émotion « je ne sais
pas comment tu fais pour être aussi calme » Ajouta t’elle
« Tout s’est bien passé, remets-toi chérie, fît Arizona
venue l’enlacer et l’embrasser tendrement sur la joue.
« Je crois que cela ira mieux quand nous serons à la
maison avec Sarah » fît Eliza.
« Mesdames, la maman et le bébé vous attendent »
leur annonça une infirmière venue les chercher « 3,150kg et 50 cm, c’est
un beau bébé vous savez ! » ajouta t’elle.
Kelly sourit dès leur entrée dans la chambre. Arizona et
Eliza lui sourirent et se dirigèrent immédiatement vers le berceau à côté du
lit où le bébé dormait paisiblement. La situation était étrange mais Kelly les
mit rapidement à l’aise.
« Vous savez, ne vous gênez pas pour moi, vous faites ce
que vous voulez, c’est votre bébé, je n’ai fait que le mettre au monde, je ne
pouvais pas m’y attacher et je suis heureuse qu’elle fasse votre bonheur »
Un moment plus tard, le bébé commença à gesticuler et à
pleurer, Arizona le prit adroitement et le mit dans les bras d’Eliza, un peu
inquiète « tiens, elle a faim je pense, fais-la patienter, je vais
chercher un biberon ».
Arizona revint quelques minutes plus tard tendant le biberon
à Eliza et dit d’un air un peu moqueur « tiens, … autant t’y mettre tout
de suite chérie ! »
Eliza berçait le bébé qui s’était calmé et regarda Arizona
« moi, tu es sûre ? »
« Chérie, tu as voulu être maman alors
vas-y ? » fît Arizona lui redonnant un baiser rassurant sur la joue.
Lucy arriva quelques instants plus tard vérifier que la maman
et le bébé allaient bien « Eh bien, c’est un beau bébé que nous avons eu
là, n’est-ce pas mesdames ?
EPILOGUE
Depuis l’arrivée de Sarah dans leur vie, Arizona et Eliza
étaient complètement heureuses partageant leur travail et leur rôle de maman.
Eliza se tirait fort bien de sa tâche rassurée par Arizona et la nuit quand
Sarah pleurait c’est elle qui se levait le plus souvent pour changer le bébé ou
donner un biberon.
Sofia, elle aussi heureuse, complétait leur bonheur avec ses
rires et sa totale admiration devant le bébé devenu sa petite sœur.
A l’hôpital, l’arrivée de Sarah fut l’occasion de voir, à
nouveau, la sympathie et l’amitié de tous, curieux de féliciter les mamans et
aussi de voir ou prendre le bébé lorsqu’elles passaient pour l‘emmener à la
crèche.